dimanche, décembre 8, 2019
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MACKY SALL : « LE RATIO DE LA DETTE PUBLIQUE AFRICAINE EST PASSÉ DE 35% À 55% »

Macky Sall préside, ce lundi, la conférence internationale portant sur la thématique : « Développement durable et dette soutenable ». A cette occasion, il a déclaré que, ces dernières années, l’Afrique a enregistré une forte augmentation de son niveau d’endettement.

« Selon les indications du fonds monétaire international (Fmi), le ratio de la dette publique africaine est ainsi passé de 35 % en moyenne au début des années 2000 à 55 % du Pib en 2016. Et sur la même séquence temporelle, la tendance haussière a été observée au niveau global », a souligné le président de la République.

D’après lui, l’endettement n’a jamais été un problème en soi dès lors qu’il est un endettement responsable et qualitatif. C’est-à-dire qu’il finance l’économie productive, source de croissance et de bien-être social. « La dette investie dans des secteurs qui génèrent en retour plus de capacité productive créée par elle-même les conditions de son remboursement. Mais, au-delà de l’économie au sens strict, il y a la question vitale du financement de la sécurité. Le présent et l’avenir ne pourraient se concevoir sans sécurité. Il n’y a pas d’Etat sans sécurité. Il n’y a pas de liberté sans sécurité, il n’y pas de démocratie sans sécurité. Il ne peut pas y avoir de développement sans sécurité », a indiqué le chef de l’Etat.

Pour lui, l’un des défis qu’il faut relever pour tirer un avantage optimal des ressources naturelles, c’est de faire des prises de participation dans l’exploitation desdites ressources aux cotés des sociétés partenaires. « Nous avons dans le champ Sangomar (Sud-Est) un champ pétrolier. Nous avons également un champ gazier à la frontière avec la Mauritanie. Et la prise de participation pour l’exploitation de ces gisements exige ainsi des ressources considérables qui ne sont pas toujours disponibles au plan budgétaire. Ce, malgré toutes les stratégies de mobilisation des recettes et tous les efforts internes », a renchéri Macky Sall. Avant d’ajouter : « Il nous faut, si nous ne voulons pas rester là à capter des royalties, prendre une part active dans l’exploitation des ressources. Ce qui demande des moyens importants, pour l’instant, estimés entre 1 milliard et 3 milliards de dollars. Autrement, nous aurons des portions beaucoup moins significatives sur l’exploitation des ressources »

Le président de la République pense, sur ces entrefaites, qu’il y a lieu de faire appel à des financements externes suivant les bonnes pratiques d’autres pays. « Il ne s’agit pas d’engager une aventure pour faire un endettement non contrôlé, il s’agit de défaire les chaines qui nous empêchent de décoller économiquement lorsqu’on a l’ambition de porter des projets novateurs pour nos pays », a-t-il indiqué.

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