Catégorie : Actualités

  • Kaolack : La COJER apporte son soutien à Pape Malick Ndour « La vérité doit être établie dans la sérénité »

    Kaolack : La COJER apporte son soutien à Pape Malick Ndour « La vérité doit être établie dans la sérénité »

    La COJER du département de Kaolack est montée au créneau pour exprimer son soutien à l’ancien ministre Pape Malick Ndour, au cœur d’une procédure judiciaire liée au PRODAC. Dans un communiqué, la structure de jeunesse appelle au respect strict de la présomption d’innocence et plaide pour une justice équitable, indépendante et débarrassée de toute considération politique.

    COMMUNIQUÉ DE LA COJER DU DÉPARTEMENT DE KAOLACK

    La COJER du département de Kaolack exprime sa profonde préoccupation face à la situation que traverse Monsieur le Ministre Pape Malick Ndour.

    Cette affaire soulève de nombreuses interrogations et suscite une vive incompréhension au sein de l’opinion. Les éléments portés à la connaissance du public laissent penser que le rapport à l’origine de cette procédure serait antérieur à son arrivée à la tête du PRODAC, ce qui amène légitimement à s’interroger sur l’étendue réelle de sa responsabilité dans les faits évoqués.

    La COJER du département de Kaolack rappelle avec force que la présomption d’innocence est un principe fondamental de l’État de droit et qu’elle doit être garantie à tout citoyen, sans distinction de statut ou d’appartenance politique.

    À ce stade de la procédure, nous estimons que Monsieur le Ministre Pape Malick Ndour doit bénéficier pleinement de toutes les garanties prévues par la loi afin que la vérité soit établie dans la sérénité, l’équité et l’impartialité. Nous considérons qu’aucun responsable ne doit être jugé sur la base d’amalgames ou de considérations politiques.

    La COJER du département de Kaolack réaffirme son soutien et sa solidarité à l’endroit de Monsieur le Ministre Pape Malick Ndour dans cette épreuve. Nous demeurons convaincus que seule une justice indépendante, équitable et respectueuse des droits de la défense permettra de faire toute la lumière sur cette affaire.

    Nous appelons l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et à préserver les principes républicains qui fondent notre démocratie.

    Fait à Kaolack,

    La COJER du département de Kaolack

  • La politique a-t-elle mis en danger la réforme et les élections territoriales ?

    La politique a-t-elle mis en danger la réforme et les élections territoriales ?

    Ni surpris par ce qui se passe ! Ni inquiet par ce qui se passera ! La crispation au sein de l’appareil d’Etat est une réalité normale dans une démocratie politique. Chacun des protagonistes est certainement assis sur une profession de foi : être la meilleure solution pour le devenir du Sénégal. Dès lors, il est heureux que la gestion des affaires de notre Etat ne soit pas corrompue par des accointances politiques au sommet de l’Etat. Ne faudrait-il pas alors s’en réjouir ?
    Toutefois, la vraie question, du moins pour un juriste éclairant, ce n’est pas de ressasser une prétendue une crise assumée au sein d’un Parti politique et d’une Coalition politique, encore moins de chroniquer sur un duel politique affiché au sommet d’un Etat. Plutôt, il relève de la responsabilité de son office doctrinal de bien se demander et de mieux répondre à la question de savoir : quelle est la conséquence immédiate de ce qui nous arrive sur le raffermissement de nos institutions et la respiration de notre démocratique locale ?
    Pour préserver et assumer notre ligne didactique comme il en était toujours du reste, cette contribution n’a pas besoin d’être interprétée autrement : elle sert tout simplement de prétexte pour discuter et éclaircir un contexte en portant la focale les textes.

    I°) Quand la politique brouille la réforme !

    Les grandes annonces résonnent à travers les prises de parole officielles. Les réformes ont-elles lieu ? La promesse de réformer le Conseil constitutionnel est-elle aujourd’hui réalité ? Le renforcement des prérogatives primatorales rassure-t-il dans le contexte actuel ? Cet imbroglio politique au sommet de l’Etat n’est-il pas un prétexte pour surseoir à toute velléité de réformes constitutionnelles ou, à défaut, les abandonner tout bonnement ?
    Le statut juridico-institutionnel ne serait-il pas finalement la solution de réalisme politique et de sagesse juridique ? Il n’est possible de transformer un paysage constitutionnel que dans la sérénité et dans la synergie politique. Et rien ne semble faire bouger les lignes : des autorités religieuses et coutumières méfiantes, une société civile naguère avant-gardiste désormais prudente et des architectes de la politique dans l’expectative, etc.
    Dans ces conditions cumulées, toute perspective de faire évoluer l’ordre constitutionnel serait discutable et hasardeuse.
    En tout état de cause, l’équilibre de l’Etat ne saurait résider exclusivement dans l’agencement des trois piliers du pouvoir politique. Il a besoin sans doute d’un supplément d’âme aux couleurs de la maturité et de la sagesse. Mais, il faut le constater : seuls, des moins jeunes se disputent l’arène et sans arbitre social. Le problème de la solution se trouve là. Un savant équilibre générationnel dans l’exercice du pouvoir d’Etat (comme ce fut depuis 1981 sous les régimes successifs) renforcerait la confiance des citoyens et anticiperait le spectre de la dissension.
    Le Président de la République : tiendrait-il le pari de la réforme inspirée par la quête permanente de l’idéal démocratique ? Sera-t-il influencé par le bulletin de la météo politique du premier trimestre de 2026 ? Le choix est généralement vite fait.
    D’ailleurs, il convient de rappeler que la réforme annoncée le 31 décembre 2025, à l’occasion de son adresse à la Nation : « Fidèle à l’engagement de consolider durablement l’État de droit, les projets de textes relatifs à la révision de la Constitution, à la Cour constitutionnelle, au Conseil supérieur de la Magistrature, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que le projet de Code électoral seront présentés en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée nationale au courant du premier trimestre 2026. Les autres réformes s’inscriront dans un agenda d’adoption cohérent, aligné sur la durée du mandat et le rythme de la Nation ».
    Au regard de la Constitution (procédure d’urgence, éventuelle saisine du Conseil constitutionnel), le délai sera-t-il finalement de rigueur ? La parole officielle donnée gardera-t-elle sa valeur ? Sommes-nous fondé à mettre en relation la politique ambiante et le projet de réforme ?
    Certes la volonté est réelle. L’entreprise de « fabrique des réformes institutionnelles et normatives d’une gouvernance de rupture » ne serait-elle pas déjà sous pause stratégique ? Mais, disons simplement que la météo n’est pas favorable à cause des intempéries politiques qui polluent le climat étatique. Qui oserait réformer l’architecture normative et l’infrastructure institutionnelle dans un pareil contexte aussi imprévisible.

    II) Les élections territoriales de 2027 auront-elles lieu ?

    Le plus souvent, c’est la date de délivrance qui capture l’attention sur notre carte d’identité nationale. Pourquoi le citoyen dont la paix compte dans le choix des Gouvernants devrait s’intéresser également à la date d’expiration ? L’avez-vous fait ? La probabilité est forte que la date de fin de validité des pièces d’identité soit massivement le courant de l’année 2027, année des prochaines élections territoriales. Si tel était le cas, il y aurait danger sur ces élections. Alors, quelles solutions entrevoir ?
    Scenario 1 : le Gouvernement peut délibérer en Conseil des Ministres pour soumettre à l’Assemblée nationale l’examen et l’adoption d’une loi prorogeant la durée de validé des cartes d’identité nationale au-delà du jour de vote des élections territoriales. Tout comme un député ou un groupe de députés peut porter une proposition de loi à cette même finalité.
    En tout état de cause, la prorogation de la durée de validité des cartes d’identité serait inadmissible dans un Etat comme le Sénégal où l’on vote sans discontinuité depuis la IIe République française : « Jouissant d’un statut spécial unique dans l’empire colonial africain de la France, les habitants des “Quatre communes” ont la possibilité de voter lors des élections. Ils peuvent élire des conseillers municipaux et un député ; le gagnant des élections législatives représente les quatre communes au palais Bourbon. Barthélémy Durand Valentin est élu au cours du scrutin des 30 et 31 octobre 1848 pour 1080 voix contre 697 voix pour son concurrent le plus direct, un métropolitain du nom de Bertin du Château. Il est réélu lors des élections du 12 août 1849 pour les ports de Saint-Louis et de Gorée pour 1 319 voix contre 472 à son concurrent, le capitaine du génie Masson. Napoléon III retire ce droit le 2 avril 1852, qui est rétabli le 1er février 1871, puis à nouveau supprimé en 1876 avant d’être rétabli encore par Jules Grévy le 8 avril 1879 » (Meissa DIAKHATE, L’Emergence du droit électoral dans les Etats de l’Afrique subsaharienne francophone. Les cas du Bénin, du Mali et du Sénégal, Thèse de doctorat, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 2012, page 13).
    Après tant d’années, serions-nous encore aussi négligeant au point d’en arriver à voter avec des cartes d’identité « périmées ». Tout compte fait, cette situation aurait l’avantage de conforter le projet du « Gardien de la Révolution » et de l’aider à tenir son cap, à savoir « conquérir le pays localité par localité » et de remporter, en 2027, les « 90% des communes et départements du Sénégal ». La conséquence fatale pour le Gardien des valeurs, ce serait de devoir accepter une « cohabitation forcée » avec son Parti politique d’origine. Une conquête massive des localités du pays en 2027 va, sans conteste, constituer une préfiguration des résultats de l’élection présidentielle de 2029.
    Scenario 2 : il consiste à ouvrir une période raisonnable de renouvellement des cartes d’identité nationale dont les dates sont arrivées à expiration et à procéder au report sine die ou à une date précise de celle des élections territoriales, aux fins de couplage avec l’élection présidentielle au terme du premier mandat du « Gardien des Valeurs », en 2029. D’une part, les entreprises dédiées brasseront des milliards en 2029 au frais du contribuable sénégalais à travers la confection de cartes d’identité nationale, de documents de propagande électorale et de bulletins de vote. L’histoire continuera de bégayer ! D’autre part, l’option de report et de couplage aurait l’avantage de conforter les « intentions prêtées », à tort ou à raison, au « Gardien des Valeurs ». La majorité parlementaire apportera-t-elle une caution nécessaire à un tel scenario ?
    Bien entendu, un report des élections territoriales et leur couplage avec l’élection présidentielle en 2029 pourraient rendre plus difficile la concrétisation du projet du « Gardien de la Révolution » de vouloir « conquérir le pays localité par localité » pour remporter, en 2027, les « 90% des communes et départements du Sénégal ». Surtout, une telle option raviverait le débat juridico-politique sur la certitude ou l’incertitude de l’éligibilité du « Gardien de la Révolution » en 2029. Au sein de l’Assemblée nationale, le « Gardien de la Révolution » garde les cartes en main et ne semble pas (ou plus) prêt à jouer à l’imprudence.
    L’histoire nous sert à témoigner sur le report des élections territoriales. En effet, l’histoire des collectivités territoriales est sans cesse ponctuée de prorogation de mandats des conseils et d’instauration de délégations spéciales. Le calendrier républicain des élections locales est sans cesse ébranlé (voir infra III).
    Dans ces conditions et face à la difficulté de bâtir un consensus dans un contexte fait d’entourloupe et de dilemme politique, le dernier mot tiendra compte assurément du maintien de l’ordre public et fondamentalement de la justice constitutionnelle, avant l’arbitrage du Peuple souverain, rien que par la voie des urnes démocratiques.

    III) Bilan d’un report chronique des élections locales

    i) Loi sénégalaise n° 60-26 du 1er février 1960 prorogeant le mandat des conseils municipaux et des commissions municipales des communes du Sénégal et, par dérogation aux dispositions de l’article 41 de la loi du 05 avril 1884, prorogé jusqu’à la proclamation des résultats des élections municipales, qui auront lieu dans le délai de six mois au plus tard après la date de l’indépendance de la Fédération du Mali ; ii) Loi n° 65-58 du 19 juillet 1965 relative aux délégations spéciales prorogeant les pouvoirs des délégations spéciales en fonctions dans les communes jusqu’au renouvellement général des conseils municipaux ; iii) Loi n° 75-69 du 09 juillet 1975 prorogeant la durée du mandat de certains conseils municipaux de la Région de Diourbel ; iv) Loi n° 77-97 du 09 décembre 1977 prorogeant la durée du mandat des conseils municipaux et ruraux de la Région de Thiès et du Conseil municipal de la Commune de Dakar ; v) Loi n° 81-62 du 24 novembre 1981 prorogeant la durée du mandat des conseils municipaux de la Commune de Dakar, des Communes des Régions de Diourbel, Louga, Thiès, Sine-Saloum et du Sénégal-oriental ainsi que des conseils ruraux des Régions de Diourbel, Thiès et du Sine-Saloum ; vi) Loi n° 83-70 du 30 juin 1983 fixant la date de renouvellement général des conseils municipaux et ruraux, prorogeant la durée de certains conseils municipaux et ruraux et reportant l’entrée en vigueur de la loi n° 83-43 du 18 février 1983 portant réorganisation administrative de la Région du Cap-Vert ; vii) Loi n° 84-13 du 04 janvier 1984 fixant la date de renouvellement général des conseils municipaux et ruraux et prorogeant le mandat des conseils municipaux et ruraux et reportant la date d’entrée en vigueur de la loi n° 83-48 du 18 février 1983 portant réorganisation administrative de la Région du Cap-Vert ; viii) Loi n° 89-23 du 06 juillet 1989 prorogeant la durée du mandat des conseillers municipaux et des conseillers ruraux ; ix) Loi n° 95-27 du 05 octobre 1995 prorogeant le mandat des conseillers municipaux et des conseillers ruraux ; ix) Loi n° 2001-10 du 03 décembre 2001 portant report de la date des élections aux conseils régionaux, aux conseils municipaux et aux conseils ruraux ; x) Loi organique n° 2007-24 du 22 mai 2007 prorogeant le mandat des Conseillers régionaux, des Conseillers municipaux et des Conseillers ruraux élus à l’issue des élections du 12 mai 2002 ; xi) Loi n° 2008-15 du 18 mars 2008 portant prorogation et renouvellement du mandat des conseillers régionaux, municipaux et ruraux élu le 12 mai 2002 ; xii) Loi n° 2007-24 du 22 mai 2007 prorogeant le mandat des conseillers régionaux, municipaux et ruraux élus lors des élections du 12 mai 2002, pour être renouvelé le 18 mai 2008 compte tenu de l’hivernage et de la rentrée scolaire et universitaire. Cette prorogation fait suite à un report des élections locales initialement prévues entre le 15 avril et le 06 mai 2007, rendu nécessaire par le report des élections législatives au 03 juin 2007. L’intervention d’une loi est ici préférée à la solution des délégations spéciales pour la gestion des conseils ; ivx) Loi n° 2019-16 du 29 novembre 2019 portant report des élections prévues le 1er décembre 2019 et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux (pour la tenue des élections au plus tard le 28 mars 2021) ; xv) Au début de la première alternance démocratique, l’article 105 de la nouvelle Constitution disposait : « A titre exceptionnel, et en attendant l’élaboration de la réforme municipale, les pouvoirs des délégations spéciales actuellement en fonctions dans les communes, sont prorogés jusqu’au renouvellement général des conseils municipaux ». Le Président de la République profite promptement des largesses que lui offraient les dispositions dudit article : « En vue de la mise en application rapide de toutes les dispositions de la présente Constitution, le Président de la République est autorisé à regrouper le maximum d’élections dans le temps. À cet effet, il peut prononcer la dissolution de tous les conseils des collectivités locales ».
    xvi) La loi n° 2001-11 du 18 décembre 2001 propage les délégations spéciales sur l’étendue du territoire national pour la gestion des conseils régionaux, aux conseils municipaux et aux conseils ruraux, en raison du déroulement de certains évènements religieux ou sociaux (Ramadan, Fêtes de fin d’année, coupe d’Afrique des Nations, Pèlerinage à la Mecque, Fêtes de Pâques, Grand Magal de Touba) à la période légalement prévue pour le renouvellement général des organes élus : ces conseils régionaux, municipaux et ruraux dont le mandat expire le 24 novembre 2001.
    xvii) Loi n° 2021-24 du 12 avril 2021 portant report des élections territoriales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux : « Les élections territoriales initialement reportées vont être tenues au plus tard le 31 janvier 2022. La date de ces scrutins sera fixée par décret. Les conseillers concernés restent en fonction jusqu’à l’installation des nouveaux conseils issus de ces élections ».

    Au terme de cette analyse, nous pouvons constater comment la politique est susceptible de compromettre une réforme constitutionnelle emblématiques et un agenda électoral républicain (souhaitons qu’il n’en sera pas ainsi).

    Par conséquent, il est un impératif catégorique (obligation morale absolue et inconditionnelle) pour « le Gardien de la Révolution » et le « Gardien des Valeurs » de préserver le choix des Sénégalais de les porter au pouvoir. C’est cela sans doute l’intelligence à laquelle appelle la situation. La stratégie de victimisation ne peut plus émouvoir personne au Sénégal ; elle a désormais perdu sa force instrumentale et son attrait manipulatoire jusque-là exercés sur la conscience du Peuple. Il faut s’en rendre compte pour bien s’entendre ou de mieux se séparer car pour le Peuple demeure tenaillé entre l’usure quasi-inaltérable des tiraillements politiques et la quête quasi-impossible d’une prospérité générale.
    Certainement tant d’années après le Plan de redressement économique et financier (PREF) de 1980-1984 sous Abdou DIOUF et de l’actuel Plan de Redressement économique et social (PRES) présenté par le Gardien de la Révolution, en passant par les narratifs économico-sociaux de la Croissance sous Abdoulaye WADE et de l’Emergence sous Macky WADE, le Peuple en droit d’espérer une « Transformation » économique et sociale réelle.

     

    Pr Meissa DIAKHATE
    Agrégé des Facultés de droit
    Membre-Initiateur du Cadre de Réflexions
    et d’Etudes sur la Démocratie au Sénégal (CREDS)

  • Assainissement : Cheikh Tidiane Dièye visite les chantiers de dépollution de la Baie de Hann

    Assainissement : Cheikh Tidiane Dièye visite les chantiers de dépollution de la Baie de Hann

     

    Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a effectué ce lundi une visite des chantiers du Projet de Dépollution de la Baie de Hann, avant de présider la réunion du comité de pilotage consacrée à l’état d’avancement de ce programme stratégique.

    Le ministre s’est rendu le 9 mars 2026 à Mbao pour constater l’évolution des travaux. Cette mission de terrain a été suivie d’une réunion du comité de pilotage visant à accélérer la mise en œuvre de ce projet majeur pour l’assainissement urbain.

    La visite a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux, d’identifier certaines contraintes techniques et de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la réalisation du programme.

    Considéré comme l’une des plus importantes initiatives de dépollution industrielle en Afrique de l’Ouest, le projet vise à restaurer durablement les fonctions écologiques de la Baie de Hann, tout en améliorant le cadre de vie des populations riveraines et en valorisant le potentiel économique et touristique de ce site emblématique.

    À terme, plusieurs infrastructures sont prévues pour mieux gérer les rejets d’eaux usées domestiques et industrielles dans une zone qui concentre près de 80 % des établissements industriels du Sénégal.

    Le programme prévoit notamment la mise en place de réseaux de collecte pour le raccordement des ménages et des industries, la construction d’un intercepteur chargé d’acheminer les eaux usées vers une station de traitement, l’édification d’une station d’épuration moderne ainsi que l’installation d’un émissaire en mer destiné au rejet sécurisé des eaux traitées.

    La réunion du comité de pilotage a également permis de renforcer le suivi stratégique du projet et d’identifier les mesures nécessaires pour lever les contraintes observées, afin d’assurer l’achèvement des travaux dans les délais prévus.

  • PASTEF lance une commission nationale pour la vente et la distribution des cartes de membres

    PASTEF lance une commission nationale pour la vente et la distribution des cartes de membres

      Le président de PASTEF – Les Patriotes, Ousmane Sonko, a signé une décision portant création d’une Commission nationale de placement des cartes (CNPC) chargée de piloter les opérations de vente et de distribution des cartes de membres du parti au Sénégal et dans la diaspora. La décision n°01/PASTEF/PR/2026, datée du 8 mars à Dakar, s’appuie sur les statuts et le règlement intérieur de la formation politique ainsi que sur une délibération du Bureau politique national tenue le 2 mars 2026. Selon le texte, la CNPC aura pour mission de piloter, d’organiser et de superviser les opérations de placement et de vente des cartes de membres. Elle devra également définir le schéma opérationnel et établir le calendrier des opérations sur l’ensemble du territoire national et dans les sections de la diaspora. La commission sera aussi chargée de conduire l’installation et le renouvellement des structures de base du parti à l’issue de la phase de vente des cartes. La CNPC sera présidée par le vice-président chargé des structures et de la coordination du Conseil national, tandis que le secrétaire général du parti en assurera la vice-présidence. Elle regroupera plusieurs responsables nationaux, notamment ceux chargés de la massification et de la vie militante, de la diaspora, des technologies de l’information, des finances, de l’organisation et de la logistique, de la communication et des opérations électorales. Trois membres supplémentaires seront désignés par le président du parti. La décision précise que tout citoyen sénégalais âgé d’au moins 18 ans, adhérant aux statuts et au règlement intérieur du parti, peut acquérir une carte de membre, sous réserve de validation par la commission. Les cartes, qu’elles soient physiques ou digitales, auront une durée de validité de cinq ans. Le prix de la carte est fixé à 1 000 francs CFA au Sénégal et en Afrique, 20 euros en Europe et 20 dollars américains en Amérique, en Océanie et en Asie. Les recettes issues de la vente des cartes seront réparties entre les différentes structures du parti. Au Sénégal, 60 % reviendront au Trésorier national, 10 % aux coordinations départementales et 30 % aux sections communales. Dans la diaspora, la répartition prévoit 60 % pour le Trésorier national, 5 % pour les coordinations de circonscription législative et 35 % pour les sections pays. Pour assurer le bon déroulement des opérations, la commission pourra désigner des superviseurs dans chaque département et dans les pays de la diaspora, ainsi que des commissaires chargés de la vente des cartes au niveau des sections locales. EL FAYE
  • Les chiens aboient, la caravane passe : le guide de la révolution reste Ousmane Sonko

    Les chiens aboient, la caravane passe : le guide de la révolution reste Ousmane Sonko

    Dans l’arène politique sénégalaise, certains acteurs semblent croire que les victoires peuvent être usurpées par des postures opportunistes. Quand le petit Abdou Rahmane Diouf, dont le comportement vénal est bien connu dans certains cercles, tente de s’attribuer la victoire éclatante de la coalition Pastef, le spectacle inspire plus le rire que le respect.

    Comme le rappelle la sagesse populaire : « La trahison est un plat que seul celui qui la prépare aura le privilège de consommer. » Dans ce contexte, la loyauté et la constance apparaissent comme les vraies monnaies d’influence politique.

    Focus sur Ousmane Sonko, le guide de la révolution

    Ousmane Sonko demeure le pilier de la dynamique révolutionnaire de Pastef, incarnant le combat pour l’équité, la transparence et le respect des engagements envers les citoyens. La coalition, forte de son implantation locale et nationale, s’organise méthodiquement pour faire valoir ses acquis et préparer les prochaines échéances électorales.

    Honorable député Matar SYLLA

    • Coordonnateur JPS DTK – pilier organisationnel et moteur de terrain.
    • SG JPS nationale en charge de l’organisation et de la logistique – garant du bon déroulement des actions et campagnes.
    • SGA JPS départementale de Pikin – liaison essentielle entre la base et la direction nationale.
  • Dialogue social au Sénégal : Ibrahima Dieng appelle à l’apaisement et à la reprise du travail

    Dialogue social au Sénégal : Ibrahima Dieng appelle à l’apaisement et à la reprise du travail

     

    Le directeur général de la Fonction publique, Ibrahima Dieng, a lancé un appel à l’apaisement à l’attention des travailleurs des secteurs sociaux actuellement en grève. Dans un entretien avec l’APS, il a plaidé pour la reprise du travail et la poursuite du dialogue avec les organisations syndicales afin de parvenir à des solutions durables aux revendications.

    « Je voudrais faire un appel à l’apaisement pour que les gens reprennent le travail et qu’on continue à discuter, la main dans la main. C’est ainsi que nous pourrons trouver des solutions durables aux problèmes des travailleurs », a déclaré M. Dieng.

    Le responsable public a indiqué que les discussions avec les partenaires sociaux se poursuivront tout au long de l’année pour instaurer un climat social stable et favorable à la continuité des services publics. Il a souligné l’importance stratégique des secteurs de l’éducation et de la santé dans le développement du pays et le bien-être des populations.

    Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec les organisations syndicales du secteur de la santé, dont le Syndicat autonome des techniciens supérieurs de la santé (SATSUS), la Fédération des syndicats de la santé (F2S), le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (SD3S), ainsi que la Fédération And Gueusseum. Les échanges ont porté sur des projets de décret relatifs au reclassement des techniciens supérieurs et sur les plateformes revendicatives des syndicats.

    D’autres rencontres sont prévues avec les syndicats du secteur de la justice et du secteur primaire pour examiner leurs préoccupations, notamment le reclassement après formation. Selon M. Dieng, ces concertations s’inscrivent dans une démarche de prévention des tensions sociales et visent à maintenir un cadre permanent de dialogue entre l’administration et les partenaires sociaux.

    Saluant la qualité des échanges, marqués par « la cordialité, le respect et la responsabilité », Ibrahima Dieng a réaffirmé son espoir d’une issue favorable et renouvelé son appel à la reprise du travail afin de permettre un dialogue serein et constructif.

  • LYNAQE : le décret sur les indemnités et primes des enseignants signé

    LYNAQE : le décret sur les indemnités et primes des enseignants signé

    Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a signé le décret fixant les indemnités et les primes spéciales des enseignants des Lycées Nation Armée pour la qualité et l’équité. L’annonce a été faite vendredi par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, lors d’une audience accordée aux parents d’élèves des LYNAQE de Sédhiou et Kaffrine.

    Cette rencontre, tenue le vendredi 6 mars 2026, visait à améliorer les conditions de vie et d’apprentissage dans ces deux établissements. À cette occasion, le ministre a également annoncé l’envoi d’un convoi spécial pour l’acheminement de vivres en quantité importante, afin d’assurer la continuité et la qualité du service de restauration scolaire.

    « Sur le plan pédagogique, Moustapha Guirassy a annoncé la signature du décret fixant les indemnités et les primes spéciales des enseignants, une doléance longtemps posée pour sécuriser leurs parcours professionnels et stabiliser l’encadrement des élèves », indique un communiqué du ministère publié à l’issue de la rencontre.

    Au cours des échanges, le ministre a invité les différents acteurs à adopter une « communication responsable » autour de la dimension symbolique des LYNAQE, appelés à rester des « sanctuaires de réussite ».

    Il a également rappelé les avancées enregistrées grâce à l’accompagnement de la Banque mondiale à travers le Projet d’amélioration des performances du système éducatif. Parmi les priorités évoquées figurent notamment les urgences d’intendance, le transport des élèves, la maintenance des infrastructures ainsi que le renouvellement des équipements sportifs.

  • Le tombeau des empires : comment l’Iran a enterré vivant le mythe américain au Moyen-Orient

    Le tombeau des empires : comment l’Iran a enterré vivant le mythe américain au Moyen-Orient

    Ce que nous vivons depuis six jours n’est pas une simple escarmouche de plus dans le bourbier moyen-oriental. C’est un séisme. C’est le Jugement dernier de la hubris occidentale. Alors que les chaînes d’information tournent en boucle sur des analyses géopolitiques fades, la réalité, brutale et implacable, se déroule sous nos yeux : l’Iran vient d’infliger aux États-Unis sa plus grande humiliation militaire depuis l’incendie de Washington en 1812. Et cette fois, le traumatisme est existentiel.
    Oublions les euphémismes diplomatiques. En l’espace de 96 heures, la République islamique a transformé des décennies d’investissements américains – ces milliards de dollars saupoudrés pour construire des “bases inexpugnables” au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite – en un gigantesque brasier. Les radars à 300 millions de dollars, les abris renforcés, les bunkers supposés inviolables : tout est réduit en cendres. Pearl Harbor n’était qu’une attaque surprise sur une flotte au mouillage. Aujourd’hui, c’est une claque méthodique, une démonstration de force souveraine qui expose la vulnérabilité obscène de l’armée la plus chère du monde.
    Et où est la réponse ? Où est le rouleau compresseur américain ? Il n’existe pas.Le silence médiatique assourdissant orchestré par la censure est l’aveu le plus criard de la déroute. Pendant la guerre du Golfe en 1991, on nous abreuvait d’images nocturnes féériques de “bombes intelligentes”. Aujourd’hui, alors que l’armée américaine est censée pilonner l’Iran, nous ne voyons rien. Pas une seule image d’un F-35 survolant Téhéran. Pourquoi ? Parce qu’ils n’y sont pas. L’armée américaine est aveugle, clouée au sol, impuissante face à une puissance qui a appris à frapper là où ça fait mal sans avoir à poser un soldat sur le sol ennemi.
    Le ridicule de la proposition de Donald Trump d’escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz est à la hauteur de la tragédie. Escorter quoi ? Avec quels navires ? Envoyer la flotte américaine se faire déchiqueter par des milliers de missiles, c’est la proposition désespérée d’un empire en délire, incapable d’admettre qu’il a perdu la clé de la mer.
    Israël, de son côté, assiste à ce naufrage en tremblant. L’État hébreu, qui a bâti sa stratégie de survie sur l’épaule du géant américain, regarde ce géant vaciller et perdre ses membres un à un. L’idée grotesque d’armer des milices kurdes pour “envahir” l’Iran montre le niveau de délire stratégique qui règne à Tel-Aviv et à Washington. L’Iran n’est pas Gaza. L’Iran est un continent, une civilisation, dont l’arsenal et les infrastructures sont enfouis si profondément sous ses montagnes que ni les bombes perforantes américaines, ni les fantasmes israéliens ne pourront les atteindre.
    Que reste-t-il de l’OTAN dans cette équation ? Rien. Une coquille vide. Les capitales européennes regardent, tétanisées, ce qui se passe, priant pour que le souffle de l’humiliation américaine ne les emporte pas. L’Alliance atlantique, censée protéger l’Occident, est totalement absente du champ de bataille, prouvant qu’elle n’est qu’un outil politique, et non une véritable force de projection.
    Ce qui se joue ici, c’est la fin d’un monde. La fin de l’unipolarité américaine au Moyen-Orient. Les bases sont détruites, les soldats évacuent ou brûlent, et plus jamais les États-Unis ne pourront dicter leur loi de Riyad à Bagdad. L’hégémon est mort sur place.
    À l’issue de cette guerre – et elle est déjà jouée – l’Iran ne sortira pas seulement vainqueur. Il sortira comme la nouvelle puissance tutélaire du Proche-Orient. C’est Téhéran qui dictera les conditions du passage du pétrole. C’est Téhéran qui étendra son ombre sur les capitales arabes, désormais orphelines du parapluie américain.
    L’Amérique et Israël sont devenus aveugles. Ils ont déclenché un incendie sans issue, et ils brûlent avec. Le monde de demain ne ressemblera à rien de ce que nous avons connu. Le centre de gravité du pouvoir a basculé. Il est désormais persan.
    Bienvenue dans le nouvel ordre mondial.
  • La CNDH sollicite le suivi de son homologue marocain

    La CNDH sollicite le suivi de son homologue marocain

     

    La Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) a annoncé avoir entrepris des démarches auprès de son homologue marocain afin d’assurer un suivi de la situation des supporters sénégalais arrêtés au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée à Rabat.

    Dans un communiqué rendu public le 5 mars 2026 à Dakar, l’institution indique que sa présidente, Amsatou Sow Sidibé, a adressé une lettre officielle le 3 février 2026 à Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme du Maroc. Cette correspondance visait à attirer l’attention de l’institution marocaine sur la situation des ressortissants sénégalais concernés et à solliciter son appui pour un suivi diligent du dossier.

    Selon la CNDH, cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre institutions nationales de défense des droits humains. La question a également été abordée lors d’un entretien bilatéral entre les deux responsables le 4 février 2026 à Yaoundé, au Cameroun, en marge de l’Assemblée générale et de la 15ᵉ Conférence biennale du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH).

    Au cours de cette rencontre, les deux présidentes ont échangé sur la situation des supporters sénégalais détenus, tout en réaffirmant leur engagement en faveur du respect des droits des personnes privées de liberté et d’un traitement conforme aux normes internationales en matière de droits humains.

    Pour rappel, la justice marocaine a condamné les 18 supporters sénégalais interpellés après les incidents ayant émaillé la finale de la CAN à des peines de prison allant de trois mois à un an.

    La CNDH du Sénégal s’est toutefois félicitée de l’intérêt accordé à cette affaire par le Conseil national des droits de l’Homme du Maroc, qui en assure désormais le suivi dans le cadre de ses compétences. L’institution sénégalaise assure enfin qu’elle poursuivra ses efforts, en collaboration avec les autorités et les institutions étatiques concernées, afin de veiller au respect des droits fondamentaux des ressortissants sénégalais impliqués dans cette affaire.

    EL FAYE

  • Logement social : dernière visite de Bassirou Kébé sur le chantier des 400 logements HLM de Bambilor

    Logement social : dernière visite de Bassirou Kébé sur le chantier des 400 logements HLM de Bambilor

    Le Directeur général sortant de la Société nationale des Habitations à Loyer modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a effectué sa dernière visite de terrain sur l’un des programmes emblématiques de la société : les 400 logements HLM 1 de Bambilor. Cette descente sur le site a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux et de réaffirmer l’engagement de l’entreprise publique à répondre à la forte demande en logements accessibles.

    Sur place, le responsable sortant a constaté les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ce projet immobilier, considéré comme stratégique dans la politique de relance de la production de logements sociaux. Dans un contexte économique et opérationnel jugé exigeant, ce programme participe à la reprise progressive des activités de construction de la société.

    Selon les responsables de la SN HLM, la réalisation des 400 logements de Bambilor permet à l’entreprise publique de retrouver des niveaux de production comparables à ceux de 2009, une année de référence dans l’histoire de la structure en matière de livraison de logements.

    Au-delà des chiffres, ce projet est également présenté comme le symbole d’une dynamique de relance, de résilience et d’ambition renouvelée au sein de la société, avec pour objectif d’offrir aux Sénégalais des logements décents, accessibles et durables.

    Cette visite marque ainsi l’aboutissement d’une étape importante pour ce programme immobilier, mais aussi la dernière sortie de terrain de Bassirou Kébé à la tête de la SN HLM. Pour rappel, lors du Conseil des ministres du Sénégal du 18 février 2026, l’ingénieur des travaux publics Pape Abdourahmane Dabo a été nommé Directeur général de la Société nationale des Habitations à Loyer modéré, en remplacement de Bassirou Kébé.

    EL FAYE