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Investissement public : le Sénégal dévoile une nouvelle doctrine pour accélérer sa transformation économique (2026-2028)

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This handout picture taken an distributed by the Senegalese Presidency on April 5, 2024 shows Senegalese Prime Minister Ousmane Sonko addressing the press ahead of the announcement of the list of the ministers at the Presidential Palace in Dakar. (Photo by Senegalese Presidency / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Senegalese Presidency " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Le Premier ministre a levé le voile sur le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028, présenté comme un levier central de la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Plus qu’un simple cadre budgétaire, ce plan se veut un outil stratégique de rupture, destiné à orienter les ressources financières vers des priorités clairement ciblées, en parfaite cohérence avec les ambitions de développement durable et inclusif du pays.

Au cœur de cette nouvelle trajectoire, l’exécutif entend stimuler les moteurs essentiels de la croissance, renforcer le capital humain et élargir l’accès des populations aux fruits du développement. L’objectif affiché est triple : créer massivement des emplois, améliorer durablement les conditions de vie et consolider la cohésion sociale et la sécurité nationale.

Le Chef du Gouvernement a insisté sur un point clé : la réussite de cette transformation repose sur la mobilisation collective. L’État ambitionne de fédérer administrations publiques, secteur privé, collectivités territoriales et partenaires techniques et financiers autour d’une architecture de financement unifiée, structurée principalement autour du développement des filières productives.

Le plan s’appuie sur trois piliers fondamentaux. D’abord, une sélection rigoureuse et stratégique des projets, privilégiant l’impact économique et social. Ensuite, une implication massive du secteur privé, appelé à devenir le véritable moteur de la mutation économique. Enfin, un engagement ferme de l’État en faveur de la transparence, de la redevabilité et de la bonne gouvernance.

À l’horizon 2028, plusieurs projets majeurs devraient atteindre un stade avancé, voire une mise en service complète. Figurent notamment parmi ces chantiers structurants le port sec de Tambacounda, le Grand Transfert d’Eau, les agropoles du Sud et du Centre, le réseau gazier national, ainsi que les ports de Ndayane et de Sendou.

Parallèlement, le gouvernement prévoit de lancer ou de renforcer des investissements stratégiques dans l’énergie, la connectivité numérique et les infrastructures sociales. La relance d’entreprises publiques clés — SONACOS, Air Sénégal/AIBD et la SN La Poste — est également identifiée comme une priorité économique et souveraine.

Selon le Premier ministre, cette orientation marque une refondation profonde de la gouvernance de l’investissement public. Elle vise à sécuriser les projets à fort effet catalyseur, en les mettant à l’abri des aléas liés aux financements extérieurs, tels que la lourdeur administrative, les suspensions ou les annulations provoquées par des chocs exogènes. Une nouvelle ère de planification et d’exécution économique que l’État sénégalais entend placer sous le signe de l’efficacité et de la souveraineté.

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