Catégorie : Grande Une

  • Phosphates : l’État du Sénégal annonce la reprise des actifs des ICS et la fin des concessions minières

    Phosphates : l’État du Sénégal annonce la reprise des actifs des ICS et la fin des concessions minières

    La renégociation des contrats stratégiques s’accélère au Sénégal. En point de presse, le Premier ministre Ousmane Sonko a placé le dossier des Industries chimiques du Sénégal au centre des annonces, avec la perspective d’une profonde restructuration de la filière phosphatière.

    Selon le chef du gouvernement, les travaux menés par le Comité de renégociation des contrats, en collaboration avec l’Inspection générale d’État, ont mis en lumière des irrégularités majeures dans la gestion et l’exploitation du secteur. Les investigations auraient révélé que le Sénégal a été lésé à hauteur de 1 075 milliards de francs CFA dans le cadre des conventions liant l’État à l’entreprise.

    D’après Ousmane Sonko, ce manque à gagner s’expliquerait notamment par des avantages indus accordés à l’entreprise, des exonérations fiscales jugées illégales, des redevances non versées, ainsi que par des abandons de créances et diverses opérations financières ayant privé l’État sénégalais de son actionnariat pendant plusieurs années.

    Comptes bloqués et recouvrement de redevances

    Le chef du gouvernement a également indiqué que les comptes de l’entreprise ont été bloqués afin de contraindre les responsables à s’acquitter de leurs obligations financières. Cette mesure vise notamment à permettre le recouvrement de redevances estimées à près de 200 milliards de francs CFA.

    Dans la foulée, le Premier ministre a annoncé la décision de ne pas renouveler les concessions minières détenues par les partenaires indiens et la reprise par l’État du Sénégal de l’ensemble des actifs des Industries chimiques du Sénégal.

    Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de renégociation des contrats dans les secteurs stratégiques engagée par le gouvernement, dans le but de renforcer la maîtrise nationale sur l’exploitation des ressources naturelles.

    Vers une industrie nationale des engrais

    Au-delà de cette reprise, Ousmane Sonko a esquissé une nouvelle politique pour la valorisation du phosphate sénégalais. L’ambition affichée est de rompre avec la logique d’exportation de matières premières et de privilégier la transformation locale.

    Dans cette perspective, le Sénégal entend développer une industrie nationale de production d’engrais, afin de mieux valoriser ses ressources phosphatières et de soutenir la productivité agricole.

    L’objectif est également de positionner le pays comme un hub régional de production et d’exportation d’engrais vers l’Afrique de l’Ouest, où la demande en fertilisants reste particulièrement élevée.

    Ces annonces marquent une étape importante dans la stratégie du gouvernement visant à reprendre le contrôle des ressources naturelles et à renforcer la souveraineté économique du Sénégal, dans un contexte de révision globale des conventions minières et énergétiques.

  • Dakar : Cheikh Oumar Diagne condamné à une amende pour diffusion de fausses nouvelles

    Dakar : Cheikh Oumar Diagne condamné à une amende pour diffusion de fausses nouvelles

     

    Ce mercredi, Cheikh Oumar Diagne a comparu devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de propos tenus dans une émission diffusée sur Sen TV concernant le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.

    À l’issue de l’audience, le tribunal a dispensé Cheikh Oumar Diagne de peine de prison mais l’a condamné à une amende ferme de 500 000 francs CFA.

    Lors de son passage à la barre, le prévenu a reconnu être l’auteur des propos incriminés, précisant toutefois que seules dix secondes avaient été extraites d’une émission de près de quatre heures, ce qui aurait, selon lui, contribué à déformer le sens global de son intervention.

    Le représentant du parquet avait requis six mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA. Les avocats de la défense, Seyba Danfakha et Hosni Maati, avaient pour leur part plaidé la relaxe de leur client, soulignant que l’information diffusée n’était pas exclusive à leur client.

    Après délibéré, le tribunal a finalement choisi de sanctionner Cheikh Oumar Diagne uniquement par une amende, mettant ainsi un terme à cette affaire liée à la diffusion de propos jugés inexacts.

  • Cheikh Oumar Diagne placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles

    Cheikh Oumar Diagne placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles

     

    Cheikh Oumar Diagne a été placé sous mandat de dépôt ce lundi à l’issue de son déferrement au parquet de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles.

    Présenté au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar, l’intéressé a été entendu par le parquet avant que la décision de son placement en détention ne soit prise.

    Selon des sources judiciaires, Cheikh Oumar Diagne devrait être jugé ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.

  • PETROSEN dément toute pénurie imminente de carburant au Sénégal

    PETROSEN dément toute pénurie imminente de carburant au Sénégal

     

    La société nationale des pétroles du Sénégal, PETROSEN, a apporté un démenti ferme aux rumeurs faisant état d’une pénurie imminente de carburant dans le pays. Dans un communiqué rendu public le 8 mars 2026, l’entreprise affirme que ces informations, largement relayées sur les réseaux sociaux et certaines messageries, sont « infondées » et ne proviennent nullement de ses services.

    Selon la direction générale de PETROSEN, un faux communiqué a circulé ces dernières heures, laissant croire à une rupture prochaine de stocks de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal. L’entreprise dénonce des informations « insidieuses » susceptibles de semer la confusion au sein de l’opinion publique.

    « À ce jour, aucune perturbation de l’approvisionnement national en produits pétroliers et gaziers n’est signalée », précise la société. Le dispositif national d’importation, de stockage et de distribution fonctionnerait normalement, en coordination avec les autorités compétentes et les différents acteurs du secteur énergétique.

    Dans ce contexte, PETROSEN invite les populations à faire preuve de vigilance face aux fausses informations et à se référer exclusivement aux canaux officiels de l’entreprise ainsi qu’à ceux du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines pour toute communication relative à l’approvisionnement en carburant.

    La société indique également se réserver le droit d’engager des actions contre les auteurs et diffuseurs de ces informations erronées, estimant qu’elles sont de nature à troubler la tranquillité publique et à alimenter des inquiétudes injustifiées.

  • SICAP MBAO : DIX INDIVIDUS INTERPELLÉS POUR ENLÈVEMENT, SÉQUESTRATION ET VIOL PRÉSUMÉ SUR UNE MINEURE

    SICAP MBAO : DIX INDIVIDUS INTERPELLÉS POUR ENLÈVEMENT, SÉQUESTRATION ET VIOL PRÉSUMÉ SUR UNE MINEURE

    Le Poste de Police de Diamaguène Sicap Mbao a annoncé, le 6 mars 2026, l’interpellation de dix individus soupçonnés d’enlèvement, de séquestration et de viol sur une mineure de 14 ans.

    Selon la police, l’affaire a été signalée par le père de la victime.

    L’enquête a débuté après que ce dernier a conduit deux suspects au poste. Il a déclaré avoir perdu de vue sa fille dans la nuit du 5 au 6 mars, juste après la rupture du jeûne. Après des recherches infructueuses jusqu’à minuit, il a été informé vers 1 heure du matin que sa fille se trouvait avec plusieurs jeunes hommes dans une maison de Sicap Mbao.

    Le père de la victime s’est rendu sur place et a fait irruption dans un appartement situé au deuxième étage. Sur les lieux, il affirme avoir découvert sa fille en train de subir un viol collectif. Avec l’aide d’un accompagnant, il a réussi à neutraliser deux des présumés agresseurs, tandis que les autres prenaient la fuite. Interrogés par la police, les deux suspects interpellés ont reconnu les faits.

    Entendue sur procès-verbal en présence de son père, la mineure a déclaré avoir été victime d’abus sexuels collectifs. Elle a précisé que les individus susnommés l’avaient enlevée avant de la conduire chez l’un des fugitifs pour abuser d’elle à tour de rôle. Une réquisition aux fins d’examens gynécologiques a immédiatement été adressée au centre de santé Khadimou Rassoul de Sicap Mbao.

    Les conclusions médicales font état d’un hymen béant présentant une déchirure ancienne. Par ailleurs, les prélèvements vaginaux effectués le jour même ont révélé la présence de spermatozoïdes. Interrogés, les mis en cause ont, pour la plupart, reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec la victime, à l’exception d’un d’entre eux. Toutefois, ils contestent les chefs d’enlèvement et de séquestration, alléguant que la jeune fille aurait elle-même proposé des rapports non protégés. Les suspects ont été placés en garde à vue et l’enquête suit son cours.

  • La Ligue démocratique soutient la candidature de Macky Sall à l’ONU

    La Ligue démocratique soutient la candidature de Macky Sall à l’ONU

     

    La Ligue démocratique (LD) a officiellement exprimé son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de Organisation des Nations unies (ONU). Dans une déclaration rendue publique samedi 7 mars à Dakar, le Secrétariat permanent du parti estime que cette candidature dépasse les clivages politiques et doit être examinée à l’aune de l’intérêt national et du rayonnement international du Sénégal.

    Dans son communiqué, la formation politique souligne que certains moments de la vie des nations exigent de transcender les divergences partisanes pour privilégier « l’esprit de rassemblement, la hauteur de vue et le sens de l’État ». Selon la LD, l’enjeu d’une telle candidature ne se limite pas à la trajectoire personnelle de l’ancien chef de l’État, mais touche également au prestige et à l’influence diplomatique du Sénégal sur la scène internationale.

    Une diplomatie sénégalaise de tradition multilatérale

    La Ligue démocratique rappelle que, depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960, le Sénégal s’est illustré par une diplomatie fondée sur la promotion de la paix, le respect du droit international et la défense du multilatéralisme. Cette orientation diplomatique, héritée des différents dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays, a permis à Dakar d’acquérir une réputation de partenaire crédible et respecté dans les enceintes internationales.

    Le parti considère que la candidature de Macky Sall s’inscrit dans cette continuité diplomatique. Durant ses années au pouvoir, l’ancien président a occupé plusieurs fonctions importantes sur la scène internationale, dont la présidence tournante de l’Union africaine. À ce titre, il a été amené à porter la voix du continent africain dans plusieurs forums mondiaux, notamment sur les questions liées au développement, à la justice climatique et à la réforme de la gouvernance internationale.

    Pour la LD, cette expérience constitue un atout dans la perspective d’une candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, fonction considérée comme l’une des plus importantes responsabilités diplomatiques au monde.

    Une opportunité pour le rayonnement du Sénégal

    Dans sa déclaration, la Ligue démocratique estime que la candidature de Macky Sall représente « une opportunité pour le Sénégal de contribuer, au plus haut niveau, à la réflexion et à l’action internationales ». Elle souligne également que l’accession d’un Sénégalais à ce poste participerait au renforcement de la visibilité diplomatique du pays.

    Le parti insiste aussi sur la valeur de l’expertise politique et diplomatique sénégalaise, estimant que celle-ci mérite d’être davantage reconnue dans les grandes institutions internationales.

    Appel à un engagement diplomatique de l’État

    Au-delà de l’expression de son soutien, la LD appelle l’État du Sénégal à mobiliser les instruments diplomatiques nécessaires pour accompagner cette candidature. Selon la formation politique, l’histoire des grandes organisations internationales montre que les candidatures nationales ne prospèrent réellement que lorsqu’elles bénéficient d’un engagement actif de leur pays d’origine.

    Le parti estime que le Sénégal dispose d’atouts importants pour soutenir une telle initiative : une tradition diplomatique reconnue, une culture du dialogue et un réseau de relations internationales solides.

    « Le Sénégal, fort de sa crédibilité internationale, dispose des moyens et des relais nécessaires pour accompagner avec discernement toute initiative susceptible de renforcer sa présence dans les grandes instances du monde », souligne le communiqué.

    Une candidature déjà soutenue par l’Union africaine

    La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU a récemment été évoquée dans plusieurs cercles diplomatiques africains. Selon des responsables politiques sénégalais, elle bénéficierait d’un appui de l’Union africaine, ce qui pourrait constituer un levier important dans la course à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le mandat arrive à terme dans les prochaines années.

    La Ligue démocratique estime ainsi que cette ambition doit être appréciée avec « le sens des responsabilités et la hauteur de vue que commande l’intérêt supérieur de la Nation ».

    Un appel au dépassement des clivages politiques

    En conclusion, la formation politique réaffirme son soutien à la candidature de Macky Sall et souhaite qu’elle puisse bénéficier d’un engagement diplomatique à la hauteur des enjeux. Pour la LD, l’enjeu dépasse les rivalités politiques internes et concerne l’image et le prestige du Sénégal sur la scène internationale.

    « La candidature de Macky Sall représente une perspective de contribution africaine accrue à la gouvernance internationale », affirme le parti, appelant à une mobilisation nationale autour de cette ambition.

    EL FAYE

  • Diomaye Faye retrace la naissance de la coalition « Diomaye Président » et appelle à l’unité

    Diomaye Faye retrace la naissance de la coalition « Diomaye Président » et appelle à l’unité

    Réuni au King Fahd Palace ce samedi 7 mars 2026 à l’occasion de l’Assemblée générale consacrée à l’adoption des textes de la coalition Diomaye Président, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye est revenu sur la genèse de cette alliance politique née dans un contexte marqué par la dissolution de PASTEF et sa propre incarcération.

    Devant les responsables et militants réunis dans la capitale sénégalaise, le président de la République a également lancé un appel à l’unité et à l’humilité dans l’exercice du pouvoir, tout en plaidant pour une structuration plus dynamique de la coalition afin d’accompagner l’action gouvernementale et répondre aux attentes des Sénégalais.

    Une coalition forgée dans l’adversité

    Face aux responsables politiques et aux militants de la coalition, le chef de l’État est longuement revenu sur les circonstances qui ont conduit à la création de la coalition Diomaye Président. Selon lui, cette alliance politique est née d’un combat collectif mené dans un contexte particulièrement difficile.

    Le président a rappelé que la dissolution de PASTEF, le 31 juillet 2023, avait profondément bouleversé le paysage politique sénégalais et contraint les responsables du parti à trouver d’autres voies pour participer à l’élection présidentielle.

    « Si nous avions attendu le récépissé de Pastef pour aller à l’élection présidentielle, nous n’y serions pas allés. Des partis alliés nous ont donné leur récépissé pour nous permettre de participer au scrutin », a-t-il expliqué.

    Dans ce contexte, la coalition s’est progressivement élargie à d’autres personnalités et formations politiques. Le chef de l’État a notamment évoqué les démarches entreprises pour rallier certains acteurs politiques, citant l’ancienne Première ministre Aminata Touré.

    « J’ai choisi Aminata Touré alors que j’étais en prison. Rien n’est nouveau. On ne peut pas réécrire l’histoire de la coalition », a-t-il insisté, rejetant toute tentative de relecture de la genèse de cette alliance politique.

    Un appel à l’unité et à la responsabilité

    Au-delà du rappel historique, le président de la République a exhorté les membres de la coalition à préserver l’unité qui a permis l’accession au pouvoir. Selon lui, la victoire obtenue à l’élection présidentielle est le fruit d’un engagement collectif qui doit désormais se poursuivre dans l’exercice du pouvoir.« Nous avons conquis le pouvoir avec vous, nous devons l’exercer avec vous. C’est cela la reconnaissance », a-t-il déclaré devant les responsables politiques et militants.

    Dans le même esprit, il a appelé les membres de la coalition à éviter les querelles internes et à privilégier un débat politique apaisé.« On peut débattre dans le respect et la sérénité, sans violence », a-t-il souligné, invitant chacun à faire preuve de responsabilité dans le contexte politique actuel. Le chef de l’État a également tenu à rappeler son attachement à son parti politique.

    « Je suis de Pastef et j’appartiens à ce parti. J’affirme mon ancrage au sein de Pastef », a affirmé Bassirou Diomaye Faye.

    Vers une structuration plus forte de la coalition

    Dans la dernière partie de son intervention, le président de la République a insisté sur la nécessité de donner une nouvelle dynamique organisationnelle à la coalition au pouvoir.

    Selon lui, une alliance politique qui soutient l’action du chef de l’État ne peut rester inactive.« La coalition doit être structurée pour être opérationnelle et vulgariser les actions du gouvernement et du président de la République », a-t-il indiqué. Dans cette perspective, il a plaidé pour une implantation plus forte de la coalition sur l’ensemble du territoire national.« La coalition Diomaye Président est une coalition au pouvoir. Elle doit être présente partout : dans les communes, les départements et les villages », a-t-il exhorté.

    Le président a enfin invité les responsables politiques à se concentrer sur les priorités du pays et à travailler au service des Sénégalais.« Chaque chose a son temps. C’est l’heure du travail et de la concentration sur les priorités des Sénégalais », a-t-il lancé, avant de réaffirmer sa volonté de gouverner avec « humilité et lucidité ».

    Pour conclure, Bassirou Diomaye Faye a remercié les militants et responsables de la coalition pour leur engagement, les appelant à maintenir leur mobilisation afin d’accompagner l’action publique et répondre aux attentes du peuple sénégalais.

  • Cheikh Niang signe le registre de condoléances à l’ambassade d’Iran à Dakar

    Cheikh Niang signe le registre de condoléances à l’ambassade d’Iran à Dakar

    Le chef de la diplomatie sénégalaise, Cheikh Niang, s’est rendu vendredi à l’ambassade de la République islamique d’Iran à Dakar pour y signer le registre de condoléances ouvert après la disparition de l’ayatollah Ali Hosseini Khamenei. À son arrivée, le ministre a été accueilli par l’ambassadeur d’Iran au Sénégal, Hassan Asgari. Les deux responsables se sont ensuite dirigés vers le salon dédié au livre de condoléances, où Cheikh Niang a inscrit un message de compassion et de solidarité au nom du gouvernement et du peuple sénégalais. La visite s’est poursuivie par un entretien en aparté d’environ quinze minutes entre les deux personnalités diplomatiques. Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer le contexte des récents événements ainsi que les relations de coopération entre Dakar et Téhéran. À l’ambassade d’Iran à Dakar, l’atmosphère reste empreinte de recueillement plusieurs jours après le drame. Le personnel diplomatique, vêtu de noir, accueille les visiteurs venus témoigner leur sympathie, tandis que le drapeau iranien demeure en berne. Les locaux de la représentation diplomatique sont également marqués par la présence de portraits du défunt Guide suprême ainsi que d’autres responsables et militaires iraniens tués lors des attaques survenues le 28 février. Des images rappellent aussi les victimes civiles, notamment des élèves ayant perdu la vie lors d’un bombardement dans la ville de Minab, au sud du pays. Dans le prolongement de cette démarche, le ministre sénégalais des Affaires étrangères s’est également entretenu par téléphone avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. Au cours de cet échange, Cheikh Niang a renouvelé les condoléances du Sénégal à la suite du décès du Guide de la Révolution islamique et des pertes humaines enregistrées lors des récentes frappes. Les autorités iraniennes attribuent ces attaques aux États-Unis et à Israël dans un contexte de fortes tensions régionales. De son côté, Téhéran affirme poursuivre la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale conformément au principe de légitime défense reconnu par le droit international. EL FAYE
  • JOJ Dakar 2026 : Diamil Faye nommé conseiller spécial chargé des Sports du président

    JOJ Dakar 2026 : Diamil Faye nommé conseiller spécial chargé des Sports du président

    À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a nommé Diamil Faye conseiller spécial chargé des Sports. Cette nomination intervient dans un contexte stratégique, alors que le Sénégal se prépare à accueillir, pour la première fois sur le continent africain, cet événement majeur du calendrier olympique.

    Avec plus de trente ans d’expérience dans l’organisation et la gouvernance des grands événements sportifs internationaux, Diamil Faye apparaît comme un profil familier des standards et des exigences du mouvement olympique.

    Une carrière ancrée dans le mouvement olympique

    Titulaire d’un MBA en management du sport, Diamil Faye entame sa carrière en 1994 au Cambodge avant de s’impliquer progressivement dans l’organisation des grands rendez-vous sportifs internationaux.

    Il participe notamment aux Jeux olympiques d’été de 2000 à Sydney, où il intervient en qualité de directeur Afrique, puis aux Jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes, en tant que directeur Afrique et Amériques. Lors des Jeux olympiques d’été de 2008 à Pékin, il est mobilisé comme expert sur les questions liées au village olympique et paralympique.

    Son expertise s’étend également aux Jeux olympiques de la jeunesse, avec une implication dans l’organisation des éditions de 2010 et 2014, renforçant son expérience dans la gestion d’événements multisports dédiés aux jeunes athlètes.

    Expertise dans les candidatures et la gouvernance sportive

    Au-delà de l’organisation opérationnelle, Diamil Faye a également pris part à plusieurs campagnes de candidatures olympiques ayant abouti à l’attribution des Jeux olympiques d’hiver de 2014, des Jeux olympiques d’hiver de 2022, ainsi que des Jeux olympiques d’été de 2020 et des Jeux olympiques d’été de 2024.

    Consultant auprès de la Fédération internationale de football association (FIFA) depuis 2012, il accompagne plusieurs fédérations africaines dans des projets de structuration et de développement. Il intervient également comme expert auprès de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA) sur des questions d’administration et d’organisation des Jeux africains.

    Un engagement au service du sport sénégalais

    De retour au Sénégal en 2005, Diamil Faye fonde JAPPO Events & Sports Management, structure à travers laquelle il développe plusieurs initiatives sportives et entrepreneuriales. Depuis 2018, il conseille également le Comité olympique et paralympique d’Arabie saoudite dans le cadre de réformes structurelles et de projets liés à l’accueil d’événements sportifs majeurs.

    Sur son compte LinkedIn, il a confirmé sa nomination et exprimé sa reconnaissance envers les autorités sénégalaises.

    « J’ai l’honneur d’assumer, depuis le début de l’année, la fonction de conseiller spécial Sport auprès du président de la République du Sénégal. Je tiens à exprimer ma gratitude pour la confiance accordée et pour l’opportunité de contribuer au développement du sport au Sénégal », a-t-il écrit.

    Il a également affirmé vouloir travailler « en coordination étroite avec les acteurs publics et privés » afin de renforcer la vision présidentielle et de contribuer à la mise en place d’« un écosystème sportif inclusif et durable ».

    Cap sur la réussite des JOJ Dakar 2026

    Selon Diamil Faye, sa première mission consistera à accompagner l’État dans la préparation et la livraison des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.

    « Fort d’une expérience internationale en gestion d’événements, en relations institutionnelles et en gouvernance du sport sur les cinq continents, je mets désormais ces compétences au service de notre pays avec engagement », a-t-il indiqué.

    Avec cette nomination, les autorités sénégalaises misent sur un profil expérimenté et rompu aux standards internationaux, au moment où Dakar s’apprête à accueillir un rendez-vous historique pour le sport africain.

    El Faye

  • Subvention de 50 FCFA par kilo pour soutenir le riz local

    Subvention de 50 FCFA par kilo pour soutenir le riz local

    Le gouvernement sénégalais renforce ses mesures de soutien à la production nationale de riz. Dans un communiqué publié jeudi, le Ministère de l’Industrie et du Commerce du Sénégal annonce l’instauration d’une subvention de 50 francs CFA par kilogramme pour l’achat de riz produit localement.

    Cette mesure s’inscrit dans la stratégie nationale visant à consolider la souveraineté alimentaire et à promouvoir la consommation des produits locaux. À travers ce dispositif incitatif, les autorités entendent faciliter l’intégration du riz sénégalais dans les circuits commerciaux et encourager son écoulement sur le marché.

    Dans une note signée par le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop, les opérateurs sont invités à procéder rapidement à l’enlèvement des stocks de riz local disponibles et à se rapprocher de la Direction du commerce intérieur afin d’assurer la mise en œuvre effective de cette subvention.

    Pour rappel, cette initiative intervient dans le sillage d’une circulaire signée le 26 février 2026 par le Premier ministre Ousmane Sonko, demandant à l’ensemble des ministres de privilégier l’approvisionnement en riz d’origine sénégalaise au sein des structures publiques placées sous leur tutelle. Cette orientation vise à soutenir durablement la production nationale et à réduire la dépendance aux importations.

    EL FAYE