Catégorie : Grande Une

  • Diplômes non reconnus : le ministère hausse le ton et annonce un tour de vis

    Diplômes non reconnus : le ministère hausse le ton et annonce un tour de vis

    Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a tiré la sonnette d’alarme sur la délivrance de diplômes non reconnus par l’État par certains établissements privés. Lors d’une rencontre d’échanges avec les écoles privées, les autorités ont annoncé une série de mesures destinées à renforcer la régulation du secteur et à restaurer la crédibilité de l’enseignement supérieur privé.

    Réuni ce jeudi 5 mars à Dakar dans le cadre de la deuxième édition de la réunion de partage d’informations avec les établissements privés d’enseignement supérieur, le MESRI a mis en garde contre certaines pratiques jugées préjudiciables à la réputation du système universitaire. Au cœur des préoccupations : la délivrance, par certains établissements, de diplômes qui ne disposent pas de reconnaissance officielle de l’État.

    Une situation jugée préoccupante par les autorités, qui entendent renforcer les mécanismes de contrôle afin de protéger les étudiants et garantir la qualité des formations proposées.

    Selon le directeur de l’Enseignement supérieur privé au MESRI, Benoît Tine, cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’assainissement de l’écosystème de l’enseignement supérieur privé au Sénégal. « Nous voulons redorer le blason de l’enseignement supérieur privé afin qu’il devienne un véritable hub au niveau de l’Afrique francophone, voire au-delà », a-t-il déclaré.

    Le responsable a toutefois reconnu l’existence de dysfonctionnements dans le secteur, notamment la délivrance de diplômes non reconnus par l’État par certains établissements. Une situation que le ministère entend corriger à travers un ensemble de mesures structurantes.

    Dans cette perspective, trois axes d’intervention ont été définis. Le premier consiste à rappeler et à faire appliquer strictement le cadre réglementaire en vigueur, notamment le Décret n°2018-850, qui fixe le statut des établissements privés d’enseignement supérieur.

    Le deuxième axe porte sur la mise en place d’un cadre inclusif de dialogue entre les différentes parties prenantes, afin d’anticiper les difficultés et de favoriser une meilleure concertation dans la gestion du secteur.

    Enfin, le troisième axe prévoit l’élaboration d’une feuille de route qui sera mise en œuvre par un comité de pilotage tripartite chargé d’assurer le suivi des réformes engagées et d’accompagner la transformation du secteur.

    À travers cette démarche, le MESRI entend renforcer la gouvernance du secteur et garantir un enseignement supérieur privé plus crédible, conforme aux normes académiques et mieux intégré dans l’espace universitaire africain et international.

    EL FAYE

  • COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES : AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

    COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES : AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

    Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

    Au titre du Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

    • Monsieur Papa Mada NDOUR, Chancelier des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur, Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien, en remplacement de

    Monsieur El Hadji Ibou BOYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

    Au titre du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines

    • Monsieur Joseph Sambesene DIATTA, précédemment Président du Conseil d’Administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING), est nommé Président du Conseil d’Administration du Réseau gazier du Sénégal SA (RGS SA), en remplacement de Monsieur Alexandre NGOM ;

    • Monsieur Tidjani NIASS, Ingénieur pétrolier, est nommé Président du Conseil d’admi-

    nistration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING) en remplacement de

    Monsieur Joseph Sambesene DIATTA.

    Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

    • Monsieur Emmanuel DIEDHIOU, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 611 535/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant ;

    • Monsieur Cheikhna Saad-Bouh SECK, Instituteur principal de 1er échelon, matricule de solde n° 633 364/E, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Programme de Formation Ecole-Entreprise (PF2E) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Mamadou MBATHIE, appelé à d’autres fonctions.

    Au titre du Ministère des Infrastructures

    • Monsieur Pape Gora CAMAR A, titulaire d’un Master en Planification et Gestion de projets, matricule de solde n° 658 273/K, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement au Ministère des Infrastructures.

    Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

    • Monsieur Ndéné NDAO, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 212/Z, est nommé Directeur de la Réglementation touristique, en remplacement de Madame Ndèye Awa BADJI.

    Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

    • Monsieur Amadou Djibril DIALLO, Président du Conseil Départemental de Matam, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier Abdoul Cissé Kane des Agnams, poste vacant ;

    • Monsieur Elhadji Mbagnick NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Management des Établissements de la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Aristide Le DANTEC, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane DIOP ;

    • Monsieur Alé Badara BA, titulaire d’un Diplôme d’Infirmier d’Etat, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement de Monsieur Falilou DIOP ;

    • Monsieur Mohamed Tété DIEDHIOU, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand-Yoff, poste vacant ;

    • Monsieur Cheikh Tacko DIOP, Professeur des Universités en Economie de la Santé et Administrateur de services de santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Matlaboul Fawzaïni de Touba, en remplacement de Monsieur Khadim Awa Balla MBACKE ;

    • Monsieur Amadou Gallo DIOP, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de FANN, en remplacement de Monsieur Mame Abdoulaye GUEYE ;

    • Monsieur Joseph MANÉ, Technicien supérieur en Santé à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier d’Enfants Albert ROYER, en remplacement de Monsieur Lamine Cissé SARR ;

    • Monsieur Mamadou DIOUF, titulaire d’un Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Bio-toxicologie appliqué à l’Industrie, à l’Environnement et à la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national d’Enfants de Diamniadio, en remplacement de Monsieur Madické NDAO ;

    • Monsieur Boundia DJIBA, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Dalal Jamm, en remplacement de Monsieur Mamadou NDIAYE ;

    • Monsieur Algaye NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, poste vacant ;

    • Monsieur Arouna DIOP, Technicien Supérieur en Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre national d’Appareillage Orthopédique (CNAO), en remplacement de Monsieur Pape Moussé TOURE ;

    • Monsieur Mamadou BEYE, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Jean François DIENE ;

    • Monsieur Serigne Abdoul BA, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Seydi Elhadji

    Malick Sy de Tivaoune, poste vacant.

  • Affaire Pape Cheikh Diallo : Abba sort du silence et prend une position ..

    Affaire Pape Cheikh Diallo : Abba sort du silence et prend une position ..

    L’animateur de la TFM, Babacar Camara, alias Abba, a finalement brisé le silence. Dans le sillage de la controverse liée à l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie », le chroniqueur a choisi de s’exprimer publiquement pour la première fois.

    Sans détour, il a fermement pris position contre l’homosexualité, tout en réaffichant son soutien indéfectible à son confrère et ami Pape Cheikh Diallo. Selon lui, ce dernier — cité dans une enquête portant sur un présumé réseau et des allégations de propagation volontaire du VIH/Sida — demeure « quelqu’un de bien ». Il tient à rappeler que « l’erreur est humaine ».

    Abba a ainsi réitéré son attachement profond à celui qu’il considère comme un « grand frère » et un modèle, pour qui il éprouve une immense estime. « Même si les preuves étaient accablantes, je refuse d’admettre sa culpabilité », a-t-il déclaré, avant d’adresser des prières à son collègue, actuellement placé en détention.

  • Sécurité routière : contrôle technique obligatoire pour 6 882 “Cheikhou Charifou”

    Sécurité routière : contrôle technique obligatoire pour 6 882 “Cheikhou Charifou”

     

    Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a officiellement lancé, mardi, l’opération nationale de visite technique obligatoire des 6 882 minicars interurbains de 12 à 19 places, communément appelés « Cheikhou Charifou ». Le coup d’envoi a été donné dans les centres de contrôle technique de Hann et de Diamniadio.

    Démarrée le 3 mars, l’opération s’étendra jusqu’au 12 mai à minuit. Le ministre a été catégorique : aucune dérogation ne sera accordée aux retardataires. Tous les véhicules concernés devront se soumettre à une inspection approfondie.

    Une réponse aux accidents récurrents

    Cette mesure intervient dans un contexte marqué par de nombreux accidents de la route impliquant ces minicars, souvent à l’origine de pertes en vies humaines. Selon Yankhoba Diémé, leur implication fréquente dans les sinistres justifie un renforcement drastique des contrôles afin d’assurer la sécurité des usagers.

    Les véhicules déclarés conformes recevront un hologramme officiel attestant de leur aptitude à circuler. À l’inverse, tout minicar ne respectant pas les normes techniques sera immédiatement interdit de circulation. « Aucun véhicule non conforme ne pourra rouler sur le territoire », a martelé le ministre.

    Des instructions fermes ont été transmises aux gouverneurs pour garantir l’application stricte de cette décision sur l’ensemble du territoire national.

    Vers un contrôle semestriel obligatoire

    Au-delà de cette campagne exceptionnelle, les autorités instaurent une nouvelle règle : les minicars interurbains devront désormais passer un contrôle technique tous les six mois dans leur région d’immatriculation.

    À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne d’inscrire la sécurité routière dans une dynamique durable, en réduisant significativement les accidents liés au transport interurbain et en imposant une culture de conformité technique plus rigoureuse dans le secteur.

    EL FAYE

  • Produits pétroliers : Sonko active un dispositif de veille face aux tensions internationales

    Produits pétroliers : Sonko active un dispositif de veille face aux tensions internationales

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 3 mars 2026, une réunion spéciale consacrée à la situation des produits pétroliers au Sénégal. Cette rencontre stratégique intervient dans un contexte international marqué par la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie.

    Au centre des échanges : la sécurisation de l’approvisionnement national et l’anticipation d’éventuelles perturbations des flux pétroliers. Les autorités veulent prévenir tout risque de rupture de stock et contenir l’impact d’une volatilité accrue des prix sur le marché intérieur.

    L’exécutif met également en avant une priorité sociale claire. La protection des ménages vulnérables figure parmi les axes majeurs de la stratégie gouvernementale. Dans un environnement inflationniste où les produits énergétiques influencent directement les coûts du transport et les prix des denrées de première nécessité, l’enjeu dépasse le simple cadre énergétique pour toucher à la stabilité sociale.

    À l’issue de la réunion, un comité interministériel a été institué. Il aura pour mission d’assurer un suivi régulier et rigoureux de la situation, d’analyser l’évolution des cours internationaux et de proposer, si nécessaire, des ajustements rapides des mesures nationales.

    À travers cette approche proactive, le gouvernement entend renforcer la résilience du Sénégal face aux chocs externes et préserver la stabilité du marché énergétique national dans un environnement géopolitique incertain.

    EL FAYE

  • Produits pétroliers : Ousmane Sonko réunit un comité spécial pour sécuriser l’approvisionnement

    Produits pétroliers : Ousmane Sonko réunit un comité spécial pour sécuriser l’approvisionnement

    Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 3 mars 2026, une réunion spéciale consacrée à la situation des produits pétroliers au Sénégal, dans un contexte international marqué par la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés énergétiques.

    Cette rencontre stratégique visait à anticiper les éventuelles tensions sur l’approvisionnement en carburant et à mettre en place des mesures préventives pour préserver la stabilité du marché national. Face aux incertitudes géopolitiques, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coordination renforcée entre les différentes structures concernées.

    L’objectif affiché par les autorités est double : garantir la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et protéger les ménages, notamment les plus vulnérables, contre d’éventuelles hausses de prix.

    À l’issue de la réunion, un comité interministériel a été mis en place. Il sera chargé d’assurer un suivi régulier et rigoureux de l’évolution de la situation, d’évaluer les risques et de proposer, le cas échéant, des mesures correctives adaptées.

    Le Gouvernement entend ainsi faire preuve d’anticipation et de réactivité afin de préserver la stabilité économique et sociale du pays dans un environnement international particulièrement volatile.

  • Affaire Madiambal Diagne : la justice française valide une extradition partielle

    Affaire Madiambal Diagne : la justice française valide une extradition partielle

     

    La procédure judiciaire visant Madiambal Diagne franchit un nouveau cap. La Cour d’appel de Paris a rendu un avis favorable à une « extradition partielle », se prononçant ainsi pour la remise de l’intéressé sur une partie des faits mentionnés dans la demande.

    Dans sa décision, la juridiction française a estimé que certains chefs d’accusation répondaient aux conditions juridiques requises en matière d’extradition, tout en écartant d’autres éléments de la requête. Cette position intermédiaire ouvre une nouvelle phase dans une affaire à forte dimension internationale, tant sur le plan judiciaire que médiatique.

    À la suite de cet arrêt, la défense n’a pas tardé à réagir. Les avocats de Madiambal Diagne ont annoncé leur intention de former un pourvoi devant la Cour de cassation. Cette procédure vise à contester la légalité de la décision rendue par la Cour d’appel et à en demander l’annulation ou la révision.

    Le pourvoi, qui ne suspend pas automatiquement la procédure mais en prolonge l’examen, portera sur d’éventuelles erreurs de droit ou irrégularités dans l’appréciation des conditions d’extradition. La haute juridiction française devra ainsi se prononcer sur la conformité de l’arrêt aux règles applicables.

    En attendant l’issue de ce nouveau recours, l’affaire reste suspendue à la décision définitive des autorités compétentes, dans un dossier qui continue de susciter attention et débats.

    EL FAYE

  • Assemblée nationale du Sénégal convoquée pour statuer sur la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam

    Assemblée nationale du Sénégal convoquée pour statuer sur la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam

    Les députés de l’Assemblée nationale sont attendus en séance plénière ce vendredi 27 février 2026 à 10h00, selon une annonce de la direction de la communication de l’institution.

    À l’ordre du jour figure l’examen des conclusions du projet de résolution visant la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de l’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam.

    Une étape décisive dans la procédure

    Cette séance est présentée comme un moment clé dans le processus de reddition des comptes des anciens membres du gouvernement. La mise en accusation devant la Haute Cour de Justice constitue une procédure exceptionnelle, réservée aux faits susceptibles d’engager la responsabilité pénale d’anciens ministres dans l’exercice de leurs fonctions.

    Le vote des députés déterminera si le dossier est formellement transmis à la juridiction compétente, marquant ainsi un tournant dans le traitement politico-judiciaire de l’affaire.

    Contestation sur la légalité de la procédure

    Toutefois, la tenue de cette plénière suscite déjà la controverse. Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, le maire de Ourossogui a demandé l’annulation de la séance prévue vendredi.

    Selon lui, la procédure engagée serait entachée d’irrégularité en raison de l’absence d’un texte spécifique encadrant formellement cette démarche.

    Cette contestation ajoute une dimension politique au débat juridique, alors que la question de la responsabilité des anciens ministres demeure au cœur des attentes d’une partie de l’opinion publique. La séance de ce vendredi pourrait ainsi ouvrir une séquence institutionnelle majeure.

  • Sénégal ouvre le bal des levées de fonds 2026 avec un emprunt de 200 milliards FCFA

    Sénégal ouvre le bal des levées de fonds 2026 avec un emprunt de 200 milliards FCFA

    L’État du Sénégal engage une nouvelle séquence de mobilisation financière sur le marché des capitaux. Selon une source officielle, le gouvernement a lancé ce jeudi 26 février 2026 son premier Appel public à l’épargne (APE) de l’année, à travers une émission obligataire d’un montant cible de 200 milliards de FCFA.

    Cette opération s’inscrit dans la stratégie de gestion de la dette à moyen terme et dans le schéma de financement arrêté pour l’exercice budgétaire 2026. Elle est structurée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, mandatée par le Ministère des Finances et du Budget du Sénégal.

    Un financement adossé à la Loi de finances 2026

    La période de souscription est fixée du 26 février au 19 mars 2026. Les ressources mobilisées serviront à couvrir les besoins budgétaires inscrits dans la Loi de finances initiale 2026, conformément à l’autorisation parlementaire.

    Au-delà du simple équilibre budgétaire, les fonds sont destinés à accompagner les priorités économiques et sociales définies dans l’agenda national de transformation, dans un contexte marqué par la nécessité de concilier soutenabilité de la dette et impératifs d’investissement public.

    Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le Ministère des Finances et du Budget du Sénégal a officialisé le lancement de l’opération, appelant à une forte mobilisation des acteurs économiques.

    Un levier pour dynamiser le marché financier

    Cette émission obligataire ne répond pas uniquement à un besoin de trésorerie. Les autorités ambitionnent également de contribuer à l’approfondissement du marché financier sous-régional, en élargissant la base des investisseurs et en renforçant la participation des épargnants nationaux au financement de l’économie.

    Dans cette perspective, l’État mise sur une adhésion large des investisseurs institutionnels, des partenaires financiers et du grand public, afin d’assurer le succès de cette levée de fonds. Présentée comme un instrument central du financement public en 2026, l’opération constitue un test de confiance pour le marché domestique, à l’heure où les États de la sous-région cherchent à diversifier leurs sources de financement et à réduire leur dépendance aux marchés extérieurs.

  • Sénégal national basketball team chutent d’entrée face à la Côte d’Ivoire national basketball team

    Sénégal national basketball team chutent d’entrée face à la Côte d’Ivoire national basketball team

    Les Lions du Sénégal ont manqué leur entrée dans la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027. Ce jeudi 26 février 2026, au Stade Marius Ndiaye, les hommes du staff national se sont inclinés 80-90 face aux Éléphants de Côte d’Ivoire, dans une rencontre comptant pour le groupe B.

    Un premier quart-temps décisif

    La rencontre a basculé dès l’entame. Trop approximatifs dans la circulation du ballon et coupables de nombreuses pertes de balle, les Sénégalais ont concédé le premier quart-temps 14-28. Un retard conséquent qui a pesé lourd dans l’économie générale du match.

    Portés par un sursaut d’orgueil, Jean-Jacques Boissy et ses coéquipiers ont toutefois réagi. Plus appliqués en défense et plus justes dans le tir extérieur, ils ont remporté les deuxième et troisième quart-temps (23-20 puis 25-18), revenant progressivement dans la partie et relançant le suspense.

    Mais dans l’ultime période, les Ivoiriens ont haussé le ton. Plus agressifs au rebond et efficaces dans les duels sous le cercle, ils ont contrôlé les moments clés pour s’adjuger le dernier quart-temps (22-18) et sceller leur succès 90-80.

    Yebo décisif, Boissy combatif

    Côté ivoirien, Kevin Yebo s’est illustré avec 15 points et 6 rebonds, pesant dans les séquences importantes. Pour le Sénégal, Jean-Jacques Boissy et Ibrahima Faye ont chacun inscrit 13 points, sans parvenir à inverser totalement la dynamique installée dès le premier acte.

    Avec cette défaite à domicile, les Lions se retrouvent sous pression. Ils devront impérativement réagir samedi 28 février face à la sélection de Madagascar pour rester en course dans un groupe où seuls les meilleurs pourront prétendre à l’un des cinq billets africains qualificatifs pour le Mondial 2027.

    La marge d’erreur est désormais réduite : le Sénégal n’a plus le droit au faux pas.