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  • Kaolack : La COJER apporte son soutien à Pape Malick Ndour « La vérité doit être établie dans la sérénité »

    Kaolack : La COJER apporte son soutien à Pape Malick Ndour « La vérité doit être établie dans la sérénité »

    La COJER du département de Kaolack est montée au créneau pour exprimer son soutien à l’ancien ministre Pape Malick Ndour, au cœur d’une procédure judiciaire liée au PRODAC. Dans un communiqué, la structure de jeunesse appelle au respect strict de la présomption d’innocence et plaide pour une justice équitable, indépendante et débarrassée de toute considération politique.

    COMMUNIQUÉ DE LA COJER DU DÉPARTEMENT DE KAOLACK

    La COJER du département de Kaolack exprime sa profonde préoccupation face à la situation que traverse Monsieur le Ministre Pape Malick Ndour.

    Cette affaire soulève de nombreuses interrogations et suscite une vive incompréhension au sein de l’opinion. Les éléments portés à la connaissance du public laissent penser que le rapport à l’origine de cette procédure serait antérieur à son arrivée à la tête du PRODAC, ce qui amène légitimement à s’interroger sur l’étendue réelle de sa responsabilité dans les faits évoqués.

    La COJER du département de Kaolack rappelle avec force que la présomption d’innocence est un principe fondamental de l’État de droit et qu’elle doit être garantie à tout citoyen, sans distinction de statut ou d’appartenance politique.

    À ce stade de la procédure, nous estimons que Monsieur le Ministre Pape Malick Ndour doit bénéficier pleinement de toutes les garanties prévues par la loi afin que la vérité soit établie dans la sérénité, l’équité et l’impartialité. Nous considérons qu’aucun responsable ne doit être jugé sur la base d’amalgames ou de considérations politiques.

    La COJER du département de Kaolack réaffirme son soutien et sa solidarité à l’endroit de Monsieur le Ministre Pape Malick Ndour dans cette épreuve. Nous demeurons convaincus que seule une justice indépendante, équitable et respectueuse des droits de la défense permettra de faire toute la lumière sur cette affaire.

    Nous appelons l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et à préserver les principes républicains qui fondent notre démocratie.

    Fait à Kaolack,

    La COJER du département de Kaolack

  • Ses 50 bus saccagés : l’AFTU annonce une plainte contre…

    Ses 50 bus saccagés : l’AFTU annonce une plainte contre…

    Entre lundi et mardi, 50 bus ont été saccagés par des individus non identifiés circulant à moto, principalement à la tombée de la nuit dans les terminus. En réaction, l’Association de Financement des Transports Urbains (AFTU), par la voix de M. Ndoye, a annoncé le dépôt d’une plainte contre X ce mercredi et a mandaté un huissier de justice pour constater les dégâts matériels, dont le coût global reste à évaluer.

    Ces «actes de vandalisme» interviennent dans un contexte de forte tension sociale. L’AFTU et le syndicaliste Gora Khouma ont refusé de se joindre au mot d’ordre de grève lancé par la Fédération des syndicats du transport routier, un mouvement largement suivi dans le secteur interurbain.

    Pour les responsables de l’AFTU, cités par L’AS, ces attaques ne sont pas fortuites et semblent constituer des représailles contre leur décision de maintenir le service urbain.

    Auteur: SenewebNews-RP
    Publié le: Mercredi 01 Avril 2026

  • Gims arrêté à l’aéroport et placé en garde à vue !

    Gims arrêté à l’aéroport et placé en garde à vue !

    La star de la musique francophone, Gims, a été interpellée ce mercredi 25 mars 2026 à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle aux environs de midi.

    Cette interpellation, suivie d’un placement immédiat en garde à vue, a été ordonnée sur commission rogatoire par des juges d’instruction parisiens.

    L’artiste est entendu dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée. Selon les informations confirmées par Le Parisien, le dossier porterait sur des flux financiers suspects suivis depuis plusieurs mois par les magistrats spécialisés.

    Auteur: AFP
    Publié le: Mercredi 25 Mars 2026

  • Mariage de Kiné Ndiaye Rose : une union célébrée en toute élégance

    Mariage de Kiné Ndiaye Rose : une union célébrée en toute élégance

    L’actrice sénégalaise Kiné Ndiaye Rose a officiellement quitté le cercle des célibataires. Elle s’est mariée ce samedi avec son fiancé Mouhamed Mbaye à l’occasion d’une cérémonie religieuse, communément appelée « Takou Diakka », organisée dans une ambiance festive et empreinte de tradition.

    Cette célébration marque une nouvelle étape dans la vie de la petite-fille du célèbre tambour-major Doudou Ndiaye Rose, figure emblématique de la culture sénégalaise. Une réception est d’ailleurs attendue au mois d’avril pour prolonger les festivités.

    Avant cette union, le couple avait déjà officialisé sa relation lors d’une cérémonie de fiançailles tenue au début du mois de mars.

    Auteur: Ablaye Gadiaga Sarr
    Publié le: Samedi 28 Mars 2026

  • Wally Seck sur Sokhna Aïdara : «J’aurais aimé que mes…»

    Wally Seck sur Sokhna Aïdara : «J’aurais aimé que mes…»

    Interrogé sur la gestion de sa notoriété au sein de son foyer, Wally Seck admet que trouver un équilibre reste un combat quotidien. «Parfois, avec un peu de recul, je me demande si cela en vaut vraiment la peine. En toute sincérité, la recherche de l’équilibre n’est pas chose aisée», confie-t-il au journal Le Soleil.

    L’artiste se livre sur le coût personnel de sa célébrité. «Comme tout père et époux, j’aurais aimé passer beaucoup plus de temps avec ma famille», reconnaît-il, déplorant le temps que lui dérobe sa vie publique. Cette absence pèse d’autant plus que ses proches se retrouvent exposés malgré eux. «J’aurais aimé que mes enfants et mon épouse [Sokhna Aïdara], n’aient pas à subir les acharnements médiatiques», ajoute-t-il.

    Pour autant, Wally Seck refuse de se poser en victime et rappelle sa responsabilité : «C’est moi qui ai choisi librement d’être artiste. Je dois alors assumer mon choix.»

    Auteur: Senewebnews-RP
    Publié le: Mardi 31 Mars 2026

  • Agropoles et sites industriels : Ousmane Sonko mise sur la stabilité et les ressources du Sénégal pour séduire les investisseurs

    Agropoles et sites industriels : Ousmane Sonko mise sur la stabilité et les ressources du Sénégal pour séduire les investisseurs

    À l’occasion du lancement des activités de mobilisation du secteur privé autour des agropoles et des sites industriels, le Premier ministre Ousmane Sonko a plaidé pour un repositionnement stratégique du Sénégal sur la carte des investissements internationaux. Entre valorisation des ressources naturelles, stabilité politique et potentiel démographique, le chef du gouvernement a esquissé les fondements d’une nouvelle attractivité économique du pays.

    Dès l’entame de son intervention, Ousmane Sonko a évoqué la question sensible de l’exploitation des ressources naturelles du Sénégal, estimant que celles-ci – notamment le gaz, le pétrole, le phosphore et l’or – n’avaient pas été négociées à la hauteur de leur potentiel par les régimes précédents. « Elles ont été mal négociées », a-t-il affirmé, assumant une volonté de rupture avec les pratiques antérieures.

    Parmi ces ressources, le Premier ministre a particulièrement insisté sur le phosphore, qu’il considère comme un levier stratégique pour renforcer la souveraineté agricole du pays. Selon lui, le Sénégal ambitionne de reprendre la maîtrise de cette filière afin de produire des engrais organiques adaptés aux besoins des sols nationaux, dans l’optique d’améliorer durablement la productivité agricole et de consolider la souveraineté alimentaire.

    La stabilité politique comme premier atout

    Au-delà des ressources naturelles, Ousmane Sonko a identifié la stabilité politique comme l’atout majeur du Sénégal. « Le plus important, avant même le gaz et le pétrole, c’est la stabilité », a-t-il déclaré, soulignant qu’aucune richesse ne peut être pleinement valorisée dans un contexte d’instabilité.

    S’adressant implicitement aux investisseurs étrangers, il a insisté sur la solidité du cadre démocratique sénégalais, tout en reconnaissant l’intensité du débat public. Selon lui, cette vitalité démocratique constitue au contraire un signe de maturité politique.

    Un hub d’accès au marché ouest-africain

    Le chef du gouvernement a également mis en avant les avantages géostratégiques du Sénégal. Situé à environ sept heures du continent américain et à la porte de l’Afrique de l’Ouest, le pays offre, selon lui, un accès privilégié au marché de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, qui regroupe plus de 400 millions de consommateurs sur un espace de près de six millions de kilomètres carrés.

    « Il faut voir le Sénégal dans un ensemble qui s’appelle l’Afrique », a-t-il plaidé, invitant les investisseurs à appréhender le pays comme une plateforme régionale.

    À ces atouts s’ajoute, selon le Premier ministre, un capital humain important. Avec plus de 60 % de sa population âgée de moins de 35 ans, le Sénégal dispose d’une jeunesse qu’il considère comme une ressource stratégique, à condition de renforcer les politiques de formation et d’emploi.

    Un conseil présidentiel pour l’investissement

    Dans cette perspective, le gouvernement entend attirer davantage de capitaux privés étrangers tout en stimulant l’investissement national. Ousmane Sonko a ainsi annoncé la tenue prochaine d’un Conseil présidentiel pour l’investissement, destiné à renforcer le dialogue avec le secteur privé et à accélérer la concrétisation de projets structurants.

    Le Premier ministre a également élargi son propos à l’échelle continentale. Selon lui, l’Afrique pourrait, dans les décennies à venir, jouer pour la croissance mondiale un rôle comparable à celui qu’a occupé la Chine au cours des dernières années.

    Un message qui se veut à la fois un signal adressé aux investisseurs internationaux et une affirmation de la place que le Sénégal entend occuper dans la dynamique économique du continent africain.

    EL FAYE

  • Phosphates : l’État du Sénégal annonce la reprise des actifs des ICS et la fin des concessions minières

    Phosphates : l’État du Sénégal annonce la reprise des actifs des ICS et la fin des concessions minières

    La renégociation des contrats stratégiques s’accélère au Sénégal. En point de presse, le Premier ministre Ousmane Sonko a placé le dossier des Industries chimiques du Sénégal au centre des annonces, avec la perspective d’une profonde restructuration de la filière phosphatière.

    Selon le chef du gouvernement, les travaux menés par le Comité de renégociation des contrats, en collaboration avec l’Inspection générale d’État, ont mis en lumière des irrégularités majeures dans la gestion et l’exploitation du secteur. Les investigations auraient révélé que le Sénégal a été lésé à hauteur de 1 075 milliards de francs CFA dans le cadre des conventions liant l’État à l’entreprise.

    D’après Ousmane Sonko, ce manque à gagner s’expliquerait notamment par des avantages indus accordés à l’entreprise, des exonérations fiscales jugées illégales, des redevances non versées, ainsi que par des abandons de créances et diverses opérations financières ayant privé l’État sénégalais de son actionnariat pendant plusieurs années.

    Comptes bloqués et recouvrement de redevances

    Le chef du gouvernement a également indiqué que les comptes de l’entreprise ont été bloqués afin de contraindre les responsables à s’acquitter de leurs obligations financières. Cette mesure vise notamment à permettre le recouvrement de redevances estimées à près de 200 milliards de francs CFA.

    Dans la foulée, le Premier ministre a annoncé la décision de ne pas renouveler les concessions minières détenues par les partenaires indiens et la reprise par l’État du Sénégal de l’ensemble des actifs des Industries chimiques du Sénégal.

    Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de renégociation des contrats dans les secteurs stratégiques engagée par le gouvernement, dans le but de renforcer la maîtrise nationale sur l’exploitation des ressources naturelles.

    Vers une industrie nationale des engrais

    Au-delà de cette reprise, Ousmane Sonko a esquissé une nouvelle politique pour la valorisation du phosphate sénégalais. L’ambition affichée est de rompre avec la logique d’exportation de matières premières et de privilégier la transformation locale.

    Dans cette perspective, le Sénégal entend développer une industrie nationale de production d’engrais, afin de mieux valoriser ses ressources phosphatières et de soutenir la productivité agricole.

    L’objectif est également de positionner le pays comme un hub régional de production et d’exportation d’engrais vers l’Afrique de l’Ouest, où la demande en fertilisants reste particulièrement élevée.

    Ces annonces marquent une étape importante dans la stratégie du gouvernement visant à reprendre le contrôle des ressources naturelles et à renforcer la souveraineté économique du Sénégal, dans un contexte de révision globale des conventions minières et énergétiques.

  • Service de la dette : le Sénégal règle 471 millions de dollars et évite tout incident de paiement

    Service de la dette : le Sénégal règle 471 millions de dollars et évite tout incident de paiement

     

    Le Sénégal a honoré ses engagements financiers internationaux en procédant au paiement de 471 millions de dollars au titre du service de sa dette extérieure. Cette opération permet au pays d’éviter un incident de paiement susceptible d’ébranler la confiance des investisseurs et de fragiliser davantage sa crédibilité financière sur les marchés.

    L’information a été révélée par l’agence économique Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Selon ces dernières, les autorités sénégalaises ont effectué les paiements avant l’échéance prévue le 13 mars, respectant ainsi leurs obligations vis-à-vis de leurs créanciers internationaux.

    380 millions d’euros pour les eurobonds de 2028

    Dans le détail, la Banque centrale a transféré 380 millions d’euros, soit environ 438 millions de dollars, aux détenteurs d’euro-obligations arrivant à échéance en 2028. Ce règlement correspond au paiement du principal ainsi qu’aux coupons dus sur ces titres.

    Par ailleurs, 33 millions de dollars ont été versés aux investisseurs détenant des obligations libellées en dollars arrivant à maturité en 2048. Ces opérations ont été effectuées par l’intermédiaire de banques dépositaires, ce qui explique le délai habituel avant que les fonds ne soient effectivement crédités sur les comptes des créanciers.

    Selon plusieurs détenteurs d’obligations interrogés par Bloomberg, les transferts ont bien été initiés par les autorités sénégalaises et devraient apparaître dans leurs comptes d’ici la fin de la semaine.

    Du côté des autorités sénégalaises, la question du paiement de l’échéance du 13 mars est désormais considérée comme « close », indiquent les sources citées par l’agence financière. Ni le ministère des Finances ni la Banque centrale n’ont toutefois souhaité commenter officiellement ces informations.

    Une étape clé pour les discussions avec le FMI

    Ce règlement intervient dans un contexte économique sensible. Le gouvernement sénégalais tente actuellement de relancer son programme d’assistance financière avec le Fonds monétaire international, suspendu après la découverte en 2024 d’une dette non déclarée estimée à près de 7 milliards de dollars et contractée sous l’administration précédente.

    Selon les estimations, environ 5 milliards de dollars de ce montant concernent des emprunts extérieurs. Cette révélation avait suscité de fortes inquiétudes sur les marchés financiers et compliqué l’accès du Sénégal aux financements internationaux.

    Pour honorer ses engagements récents, Dakar s’est notamment appuyé sur le marché régional des capitaux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mobilisant des ressources locales afin de couvrir le service de sa dette en devises étrangères.

    En respectant cette échéance majeure, le Sénégal évite ainsi un scénario de défaut qui aurait pu accentuer la pression financière et compliquer davantage les négociations en cours avec les bailleurs internationaux.

     

  • Infrastructures : Bassirou Diomaye Faye appelle à accélérer les programmes routiers

    Infrastructures : Bassirou Diomaye Faye appelle à accélérer les programmes routiers

     

    Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a demandé au gouvernement d’intensifier la mise en œuvre des programmes d’infrastructures routières à travers le Sénégal. Cette instruction a été donnée lors de la réunion du Conseil des ministres, où le chef de l’État a souligné l’importance stratégique des routes pour le développement économique et social.

    Selon le président, la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes, pistes de production et ouvrages de franchissement constituent des préoccupations majeures pour les populations et les acteurs économiques. Ces infrastructures sont considérées comme essentielles pour améliorer la mobilité, faciliter les échanges et soutenir la croissance des territoires.

    Dans cette dynamique, Bassirou Diomaye Faye a demandé l’accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires déjà validés. Il a également appelé à la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, capable de répondre aux défis liés à l’urbanisation accélérée du pays et au déploiement des pôles de développement.

    Cette orientation vise à renforcer la connectivité entre les différentes régions du Sénégal, tout en accompagnant les ambitions de modernisation et d’aménagement du territoire portées par les politiques publiques.

  • La politique a-t-elle mis en danger la réforme et les élections territoriales ?

    La politique a-t-elle mis en danger la réforme et les élections territoriales ?

    Ni surpris par ce qui se passe ! Ni inquiet par ce qui se passera ! La crispation au sein de l’appareil d’Etat est une réalité normale dans une démocratie politique. Chacun des protagonistes est certainement assis sur une profession de foi : être la meilleure solution pour le devenir du Sénégal. Dès lors, il est heureux que la gestion des affaires de notre Etat ne soit pas corrompue par des accointances politiques au sommet de l’Etat. Ne faudrait-il pas alors s’en réjouir ?
    Toutefois, la vraie question, du moins pour un juriste éclairant, ce n’est pas de ressasser une prétendue une crise assumée au sein d’un Parti politique et d’une Coalition politique, encore moins de chroniquer sur un duel politique affiché au sommet d’un Etat. Plutôt, il relève de la responsabilité de son office doctrinal de bien se demander et de mieux répondre à la question de savoir : quelle est la conséquence immédiate de ce qui nous arrive sur le raffermissement de nos institutions et la respiration de notre démocratique locale ?
    Pour préserver et assumer notre ligne didactique comme il en était toujours du reste, cette contribution n’a pas besoin d’être interprétée autrement : elle sert tout simplement de prétexte pour discuter et éclaircir un contexte en portant la focale les textes.

    I°) Quand la politique brouille la réforme !

    Les grandes annonces résonnent à travers les prises de parole officielles. Les réformes ont-elles lieu ? La promesse de réformer le Conseil constitutionnel est-elle aujourd’hui réalité ? Le renforcement des prérogatives primatorales rassure-t-il dans le contexte actuel ? Cet imbroglio politique au sommet de l’Etat n’est-il pas un prétexte pour surseoir à toute velléité de réformes constitutionnelles ou, à défaut, les abandonner tout bonnement ?
    Le statut juridico-institutionnel ne serait-il pas finalement la solution de réalisme politique et de sagesse juridique ? Il n’est possible de transformer un paysage constitutionnel que dans la sérénité et dans la synergie politique. Et rien ne semble faire bouger les lignes : des autorités religieuses et coutumières méfiantes, une société civile naguère avant-gardiste désormais prudente et des architectes de la politique dans l’expectative, etc.
    Dans ces conditions cumulées, toute perspective de faire évoluer l’ordre constitutionnel serait discutable et hasardeuse.
    En tout état de cause, l’équilibre de l’Etat ne saurait résider exclusivement dans l’agencement des trois piliers du pouvoir politique. Il a besoin sans doute d’un supplément d’âme aux couleurs de la maturité et de la sagesse. Mais, il faut le constater : seuls, des moins jeunes se disputent l’arène et sans arbitre social. Le problème de la solution se trouve là. Un savant équilibre générationnel dans l’exercice du pouvoir d’Etat (comme ce fut depuis 1981 sous les régimes successifs) renforcerait la confiance des citoyens et anticiperait le spectre de la dissension.
    Le Président de la République : tiendrait-il le pari de la réforme inspirée par la quête permanente de l’idéal démocratique ? Sera-t-il influencé par le bulletin de la météo politique du premier trimestre de 2026 ? Le choix est généralement vite fait.
    D’ailleurs, il convient de rappeler que la réforme annoncée le 31 décembre 2025, à l’occasion de son adresse à la Nation : « Fidèle à l’engagement de consolider durablement l’État de droit, les projets de textes relatifs à la révision de la Constitution, à la Cour constitutionnelle, au Conseil supérieur de la Magistrature, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que le projet de Code électoral seront présentés en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée nationale au courant du premier trimestre 2026. Les autres réformes s’inscriront dans un agenda d’adoption cohérent, aligné sur la durée du mandat et le rythme de la Nation ».
    Au regard de la Constitution (procédure d’urgence, éventuelle saisine du Conseil constitutionnel), le délai sera-t-il finalement de rigueur ? La parole officielle donnée gardera-t-elle sa valeur ? Sommes-nous fondé à mettre en relation la politique ambiante et le projet de réforme ?
    Certes la volonté est réelle. L’entreprise de « fabrique des réformes institutionnelles et normatives d’une gouvernance de rupture » ne serait-elle pas déjà sous pause stratégique ? Mais, disons simplement que la météo n’est pas favorable à cause des intempéries politiques qui polluent le climat étatique. Qui oserait réformer l’architecture normative et l’infrastructure institutionnelle dans un pareil contexte aussi imprévisible.

    II) Les élections territoriales de 2027 auront-elles lieu ?

    Le plus souvent, c’est la date de délivrance qui capture l’attention sur notre carte d’identité nationale. Pourquoi le citoyen dont la paix compte dans le choix des Gouvernants devrait s’intéresser également à la date d’expiration ? L’avez-vous fait ? La probabilité est forte que la date de fin de validité des pièces d’identité soit massivement le courant de l’année 2027, année des prochaines élections territoriales. Si tel était le cas, il y aurait danger sur ces élections. Alors, quelles solutions entrevoir ?
    Scenario 1 : le Gouvernement peut délibérer en Conseil des Ministres pour soumettre à l’Assemblée nationale l’examen et l’adoption d’une loi prorogeant la durée de validé des cartes d’identité nationale au-delà du jour de vote des élections territoriales. Tout comme un député ou un groupe de députés peut porter une proposition de loi à cette même finalité.
    En tout état de cause, la prorogation de la durée de validité des cartes d’identité serait inadmissible dans un Etat comme le Sénégal où l’on vote sans discontinuité depuis la IIe République française : « Jouissant d’un statut spécial unique dans l’empire colonial africain de la France, les habitants des “Quatre communes” ont la possibilité de voter lors des élections. Ils peuvent élire des conseillers municipaux et un député ; le gagnant des élections législatives représente les quatre communes au palais Bourbon. Barthélémy Durand Valentin est élu au cours du scrutin des 30 et 31 octobre 1848 pour 1080 voix contre 697 voix pour son concurrent le plus direct, un métropolitain du nom de Bertin du Château. Il est réélu lors des élections du 12 août 1849 pour les ports de Saint-Louis et de Gorée pour 1 319 voix contre 472 à son concurrent, le capitaine du génie Masson. Napoléon III retire ce droit le 2 avril 1852, qui est rétabli le 1er février 1871, puis à nouveau supprimé en 1876 avant d’être rétabli encore par Jules Grévy le 8 avril 1879 » (Meissa DIAKHATE, L’Emergence du droit électoral dans les Etats de l’Afrique subsaharienne francophone. Les cas du Bénin, du Mali et du Sénégal, Thèse de doctorat, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 2012, page 13).
    Après tant d’années, serions-nous encore aussi négligeant au point d’en arriver à voter avec des cartes d’identité « périmées ». Tout compte fait, cette situation aurait l’avantage de conforter le projet du « Gardien de la Révolution » et de l’aider à tenir son cap, à savoir « conquérir le pays localité par localité » et de remporter, en 2027, les « 90% des communes et départements du Sénégal ». La conséquence fatale pour le Gardien des valeurs, ce serait de devoir accepter une « cohabitation forcée » avec son Parti politique d’origine. Une conquête massive des localités du pays en 2027 va, sans conteste, constituer une préfiguration des résultats de l’élection présidentielle de 2029.
    Scenario 2 : il consiste à ouvrir une période raisonnable de renouvellement des cartes d’identité nationale dont les dates sont arrivées à expiration et à procéder au report sine die ou à une date précise de celle des élections territoriales, aux fins de couplage avec l’élection présidentielle au terme du premier mandat du « Gardien des Valeurs », en 2029. D’une part, les entreprises dédiées brasseront des milliards en 2029 au frais du contribuable sénégalais à travers la confection de cartes d’identité nationale, de documents de propagande électorale et de bulletins de vote. L’histoire continuera de bégayer ! D’autre part, l’option de report et de couplage aurait l’avantage de conforter les « intentions prêtées », à tort ou à raison, au « Gardien des Valeurs ». La majorité parlementaire apportera-t-elle une caution nécessaire à un tel scenario ?
    Bien entendu, un report des élections territoriales et leur couplage avec l’élection présidentielle en 2029 pourraient rendre plus difficile la concrétisation du projet du « Gardien de la Révolution » de vouloir « conquérir le pays localité par localité » pour remporter, en 2027, les « 90% des communes et départements du Sénégal ». Surtout, une telle option raviverait le débat juridico-politique sur la certitude ou l’incertitude de l’éligibilité du « Gardien de la Révolution » en 2029. Au sein de l’Assemblée nationale, le « Gardien de la Révolution » garde les cartes en main et ne semble pas (ou plus) prêt à jouer à l’imprudence.
    L’histoire nous sert à témoigner sur le report des élections territoriales. En effet, l’histoire des collectivités territoriales est sans cesse ponctuée de prorogation de mandats des conseils et d’instauration de délégations spéciales. Le calendrier républicain des élections locales est sans cesse ébranlé (voir infra III).
    Dans ces conditions et face à la difficulté de bâtir un consensus dans un contexte fait d’entourloupe et de dilemme politique, le dernier mot tiendra compte assurément du maintien de l’ordre public et fondamentalement de la justice constitutionnelle, avant l’arbitrage du Peuple souverain, rien que par la voie des urnes démocratiques.

    III) Bilan d’un report chronique des élections locales

    i) Loi sénégalaise n° 60-26 du 1er février 1960 prorogeant le mandat des conseils municipaux et des commissions municipales des communes du Sénégal et, par dérogation aux dispositions de l’article 41 de la loi du 05 avril 1884, prorogé jusqu’à la proclamation des résultats des élections municipales, qui auront lieu dans le délai de six mois au plus tard après la date de l’indépendance de la Fédération du Mali ; ii) Loi n° 65-58 du 19 juillet 1965 relative aux délégations spéciales prorogeant les pouvoirs des délégations spéciales en fonctions dans les communes jusqu’au renouvellement général des conseils municipaux ; iii) Loi n° 75-69 du 09 juillet 1975 prorogeant la durée du mandat de certains conseils municipaux de la Région de Diourbel ; iv) Loi n° 77-97 du 09 décembre 1977 prorogeant la durée du mandat des conseils municipaux et ruraux de la Région de Thiès et du Conseil municipal de la Commune de Dakar ; v) Loi n° 81-62 du 24 novembre 1981 prorogeant la durée du mandat des conseils municipaux de la Commune de Dakar, des Communes des Régions de Diourbel, Louga, Thiès, Sine-Saloum et du Sénégal-oriental ainsi que des conseils ruraux des Régions de Diourbel, Thiès et du Sine-Saloum ; vi) Loi n° 83-70 du 30 juin 1983 fixant la date de renouvellement général des conseils municipaux et ruraux, prorogeant la durée de certains conseils municipaux et ruraux et reportant l’entrée en vigueur de la loi n° 83-43 du 18 février 1983 portant réorganisation administrative de la Région du Cap-Vert ; vii) Loi n° 84-13 du 04 janvier 1984 fixant la date de renouvellement général des conseils municipaux et ruraux et prorogeant le mandat des conseils municipaux et ruraux et reportant la date d’entrée en vigueur de la loi n° 83-48 du 18 février 1983 portant réorganisation administrative de la Région du Cap-Vert ; viii) Loi n° 89-23 du 06 juillet 1989 prorogeant la durée du mandat des conseillers municipaux et des conseillers ruraux ; ix) Loi n° 95-27 du 05 octobre 1995 prorogeant le mandat des conseillers municipaux et des conseillers ruraux ; ix) Loi n° 2001-10 du 03 décembre 2001 portant report de la date des élections aux conseils régionaux, aux conseils municipaux et aux conseils ruraux ; x) Loi organique n° 2007-24 du 22 mai 2007 prorogeant le mandat des Conseillers régionaux, des Conseillers municipaux et des Conseillers ruraux élus à l’issue des élections du 12 mai 2002 ; xi) Loi n° 2008-15 du 18 mars 2008 portant prorogation et renouvellement du mandat des conseillers régionaux, municipaux et ruraux élu le 12 mai 2002 ; xii) Loi n° 2007-24 du 22 mai 2007 prorogeant le mandat des conseillers régionaux, municipaux et ruraux élus lors des élections du 12 mai 2002, pour être renouvelé le 18 mai 2008 compte tenu de l’hivernage et de la rentrée scolaire et universitaire. Cette prorogation fait suite à un report des élections locales initialement prévues entre le 15 avril et le 06 mai 2007, rendu nécessaire par le report des élections législatives au 03 juin 2007. L’intervention d’une loi est ici préférée à la solution des délégations spéciales pour la gestion des conseils ; ivx) Loi n° 2019-16 du 29 novembre 2019 portant report des élections prévues le 1er décembre 2019 et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux (pour la tenue des élections au plus tard le 28 mars 2021) ; xv) Au début de la première alternance démocratique, l’article 105 de la nouvelle Constitution disposait : « A titre exceptionnel, et en attendant l’élaboration de la réforme municipale, les pouvoirs des délégations spéciales actuellement en fonctions dans les communes, sont prorogés jusqu’au renouvellement général des conseils municipaux ». Le Président de la République profite promptement des largesses que lui offraient les dispositions dudit article : « En vue de la mise en application rapide de toutes les dispositions de la présente Constitution, le Président de la République est autorisé à regrouper le maximum d’élections dans le temps. À cet effet, il peut prononcer la dissolution de tous les conseils des collectivités locales ».
    xvi) La loi n° 2001-11 du 18 décembre 2001 propage les délégations spéciales sur l’étendue du territoire national pour la gestion des conseils régionaux, aux conseils municipaux et aux conseils ruraux, en raison du déroulement de certains évènements religieux ou sociaux (Ramadan, Fêtes de fin d’année, coupe d’Afrique des Nations, Pèlerinage à la Mecque, Fêtes de Pâques, Grand Magal de Touba) à la période légalement prévue pour le renouvellement général des organes élus : ces conseils régionaux, municipaux et ruraux dont le mandat expire le 24 novembre 2001.
    xvii) Loi n° 2021-24 du 12 avril 2021 portant report des élections territoriales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux : « Les élections territoriales initialement reportées vont être tenues au plus tard le 31 janvier 2022. La date de ces scrutins sera fixée par décret. Les conseillers concernés restent en fonction jusqu’à l’installation des nouveaux conseils issus de ces élections ».

    Au terme de cette analyse, nous pouvons constater comment la politique est susceptible de compromettre une réforme constitutionnelle emblématiques et un agenda électoral républicain (souhaitons qu’il n’en sera pas ainsi).

    Par conséquent, il est un impératif catégorique (obligation morale absolue et inconditionnelle) pour « le Gardien de la Révolution » et le « Gardien des Valeurs » de préserver le choix des Sénégalais de les porter au pouvoir. C’est cela sans doute l’intelligence à laquelle appelle la situation. La stratégie de victimisation ne peut plus émouvoir personne au Sénégal ; elle a désormais perdu sa force instrumentale et son attrait manipulatoire jusque-là exercés sur la conscience du Peuple. Il faut s’en rendre compte pour bien s’entendre ou de mieux se séparer car pour le Peuple demeure tenaillé entre l’usure quasi-inaltérable des tiraillements politiques et la quête quasi-impossible d’une prospérité générale.
    Certainement tant d’années après le Plan de redressement économique et financier (PREF) de 1980-1984 sous Abdou DIOUF et de l’actuel Plan de Redressement économique et social (PRES) présenté par le Gardien de la Révolution, en passant par les narratifs économico-sociaux de la Croissance sous Abdoulaye WADE et de l’Emergence sous Macky WADE, le Peuple en droit d’espérer une « Transformation » économique et sociale réelle.

     

    Pr Meissa DIAKHATE
    Agrégé des Facultés de droit
    Membre-Initiateur du Cadre de Réflexions
    et d’Etudes sur la Démocratie au Sénégal (CREDS)