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  • Dialogue social au Sénégal : Ibrahima Dieng appelle à l’apaisement et à la reprise du travail

    Dialogue social au Sénégal : Ibrahima Dieng appelle à l’apaisement et à la reprise du travail

     

    Le directeur général de la Fonction publique, Ibrahima Dieng, a lancé un appel à l’apaisement à l’attention des travailleurs des secteurs sociaux actuellement en grève. Dans un entretien avec l’APS, il a plaidé pour la reprise du travail et la poursuite du dialogue avec les organisations syndicales afin de parvenir à des solutions durables aux revendications.

    « Je voudrais faire un appel à l’apaisement pour que les gens reprennent le travail et qu’on continue à discuter, la main dans la main. C’est ainsi que nous pourrons trouver des solutions durables aux problèmes des travailleurs », a déclaré M. Dieng.

    Le responsable public a indiqué que les discussions avec les partenaires sociaux se poursuivront tout au long de l’année pour instaurer un climat social stable et favorable à la continuité des services publics. Il a souligné l’importance stratégique des secteurs de l’éducation et de la santé dans le développement du pays et le bien-être des populations.

    Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec les organisations syndicales du secteur de la santé, dont le Syndicat autonome des techniciens supérieurs de la santé (SATSUS), la Fédération des syndicats de la santé (F2S), le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (SD3S), ainsi que la Fédération And Gueusseum. Les échanges ont porté sur des projets de décret relatifs au reclassement des techniciens supérieurs et sur les plateformes revendicatives des syndicats.

    D’autres rencontres sont prévues avec les syndicats du secteur de la justice et du secteur primaire pour examiner leurs préoccupations, notamment le reclassement après formation. Selon M. Dieng, ces concertations s’inscrivent dans une démarche de prévention des tensions sociales et visent à maintenir un cadre permanent de dialogue entre l’administration et les partenaires sociaux.

    Saluant la qualité des échanges, marqués par « la cordialité, le respect et la responsabilité », Ibrahima Dieng a réaffirmé son espoir d’une issue favorable et renouvelé son appel à la reprise du travail afin de permettre un dialogue serein et constructif.

  • Éducation : Les enseignants et encadreurs des LYNAQE bénéficient désormais d’indemnités et de primes spéciales

    Éducation : Les enseignants et encadreurs des LYNAQE bénéficient désormais d’indemnités et de primes spéciales

    Les enseignants et encadreurs des Lycées Nation‑Armée pour la qualité et l’équité (LYNAQE) vont désormais percevoir des indemnités et primes spéciales, conformément à un décret signé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L’annonce a été faite par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Papa Malick Ndao, à travers une note officielle. Le décret fixe une indemnité mensuelle de plus de 100 000 FCFA pour les enseignants et prévoit également des primes pour les autres catégories d’encadreurs, notamment les intendants, directeurs des études et personnels militaires impliqués dans l’encadrement des élèves. Selon le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, cette mesure permettra d’améliorer les conditions de travail et de renforcer la qualité pédagogique au sein des LYNAQE. Pour rappel, ces établissements d’excellence ont été ouverts en novembre 2024 à Sédhiou et Kaffrine, dans le cadre d’un modèle combinant rigueur militaire et excellence académique. Le gouvernement prévoit d’étendre ce dispositif à l’ensemble du pays, avec la construction de nouveaux lycées à Adéane et Salémata. EL FAYE
  • Cheikh Oumar Diagne placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles

    Cheikh Oumar Diagne placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles

     

    Cheikh Oumar Diagne a été placé sous mandat de dépôt ce lundi à l’issue de son déferrement au parquet de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles.

    Présenté au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar, l’intéressé a été entendu par le parquet avant que la décision de son placement en détention ne soit prise.

    Selon des sources judiciaires, Cheikh Oumar Diagne devrait être jugé ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.

  • Iran : Mojtaba Khamenei désigné nouveau Guide suprême

    Iran : Mojtaba Khamenei désigné nouveau Guide suprême

    La République islamique d’Iran a un nouveau Guide suprême. Mojtaba Khamenei, 57 ans, a été désigné dimanche à la tête de l’État par l’Assemblée des experts, quelques jours après la mort de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’une frappe israélienne au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février. Cette nomination intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël se poursuit et en est déjà à son neuvième jour.

    Une succession au sommet de l’État

    L’annonce a été faite officiellement par l’Assemblée des experts, une institution religieuse composée de 88 membres chargée de désigner le Guide suprême. Dans un communiqué relayé par les médias iraniens, l’instance a indiqué que « l’ayatollah Mojtaba Hosseini Khamenei est nommé et présenté comme troisième guide du système sacré de la République islamique d’Iran ». L’institution a également appelé la population iranienne, notamment les élites religieuses et universitaires, à faire allégeance au nouveau Guide et à préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par la guerre et les tensions internationales. Mojtaba Khamenei succède ainsi à son père, qui dirigeait l’Iran depuis 1989, après avoir lui-même pris la relève du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeini.

    Une figure influente mais discrète

    Né dans la ville sainte chiite de Machhad, comme son père, Mojtaba Khamenei appartient à la génération formée dans le contexte de la révolution islamique et de la guerre Iran-Irak. Selon plusieurs sources, il aurait brièvement participé au service militaire à l’âge de 17 ans et combattu au sein des forces de mobilisation populaire Basij, proches du Corps des Gardiens de la Révolution islamique. Au fil des années, il s’est imposé comme une figure influente dans les cercles du pouvoir iranien, tout en restant particulièrement discret sur la scène publique. Rarement présent dans les médias et peu enclin aux déclarations publiques, il évoluait surtout dans l’ombre du « Beit », le bureau du Guide suprême, où il jouait un rôle d’assistant proche et de confident de son père.

    Une nomination sous tension géopolitique

    La désignation de Mojtaba Khamenei intervient dans un moment particulièrement critique pour l’Iran. Le pays est actuellement engagé dans un affrontement militaire direct avec les États-Unis et Israël, une situation qui renforce la dimension stratégique de cette transition au sommet de l’État. Après l’annonce officielle, la télévision d’État iranienne a diffusé des images montrant des rassemblements dans plusieurs villes du pays, où des citoyens agitaient des drapeaux de la République islamique et les lampes de leurs téléphones pour marquer leur soutien au nouveau Guide suprême. Avec cette nomination, Mojtaba Khamenei devient la plus haute autorité politique et religieuse du pays, héritant d’un pouvoir central dans un contexte de crise majeure pour la République islamique. EL FAYE
  • Pacte de stabilité sociale : Mody Guiro appelle au respect des engagements

    Pacte de stabilité sociale : Mody Guiro appelle au respect des engagements

     

    Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, Mody Guiro, est revenu sur le bilan du pacte de stabilité sociale signé il y a près d’un an entre le gouvernement et les centrales syndicales. Une initiative qui visait à apaiser le climat social dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat et la multiplication des revendications salariales.

    Selon lui, de nombreuses personnes évoquent cet accord sans en connaître réellement les fondements. Il précise que ce pacte concerne principalement les centrales syndicales et non uniquement certains secteurs comme l’éducation ou la santé, souvent plus visibles dans les mouvements sociaux. « Nous, les centrales syndicales, ne sommes pas descendues dans la rue. La dernière grève générale remonte à l’époque de Abdoulaye Wade », a-t-il rappelé, soulignant que ce type de mobilisation touche l’ensemble de l’économie nationale.

    Mody Guiro explique que la signature du pacte est intervenue dans un contexte de revendications salariales liées à la chute du pouvoir d’achat. Il précise également que la nouveauté de cet accord réside dans sa signature conjointe par les centrales syndicales et certains syndicats professionnels, à la demande de l’État.

    Toutefois, il insiste sur un point important : la signature d’un pacte de stabilité ne signifie pas la fin des mouvements sociaux. « Signer un pacte ne veut pas dire que les travailleurs ne peuvent plus faire grève », a-t-il souligné, rappelant que lorsque l’État négocie directement avec certains secteurs, les centrales syndicales ne sont pas toujours associées aux discussions.

    Le responsable syndical estime également que l’État doit respecter les engagements pris lors des négociations. Selon lui, le manque d’anticipation et l’absence de réponses aux alertes des syndicats contribuent souvent à la montée des tensions sociales. « Les syndicats appellent parfois au dialogue sans obtenir d’écho. Ce n’est que lorsque les manifestations commencent que les discussions reprennent », a-t-il regretté.

    Concernant le bilan du pacte, Mody Guiro considère que les centrales syndicales ont jusqu’à présent respecté leur engagement de privilégier la stabilité. Toutefois, il s’inquiète de certaines situations, notamment les licenciements, qui risquent de raviver les tensions.

    Il évoque notamment les espoirs suscités par une rencontre avec l’ancien ministre Abass Fall, restée selon lui sans suite concrète. « Nous croyons au dialogue, mais il doit être sincère. C’est la seule solution durable. Les menaces ne font qu’aggraver la situation », a-t-il conclu.

    EL FAYE

  • PETROSEN dément toute pénurie imminente de carburant au Sénégal

    PETROSEN dément toute pénurie imminente de carburant au Sénégal

     

    La société nationale des pétroles du Sénégal, PETROSEN, a apporté un démenti ferme aux rumeurs faisant état d’une pénurie imminente de carburant dans le pays. Dans un communiqué rendu public le 8 mars 2026, l’entreprise affirme que ces informations, largement relayées sur les réseaux sociaux et certaines messageries, sont « infondées » et ne proviennent nullement de ses services.

    Selon la direction générale de PETROSEN, un faux communiqué a circulé ces dernières heures, laissant croire à une rupture prochaine de stocks de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal. L’entreprise dénonce des informations « insidieuses » susceptibles de semer la confusion au sein de l’opinion publique.

    « À ce jour, aucune perturbation de l’approvisionnement national en produits pétroliers et gaziers n’est signalée », précise la société. Le dispositif national d’importation, de stockage et de distribution fonctionnerait normalement, en coordination avec les autorités compétentes et les différents acteurs du secteur énergétique.

    Dans ce contexte, PETROSEN invite les populations à faire preuve de vigilance face aux fausses informations et à se référer exclusivement aux canaux officiels de l’entreprise ainsi qu’à ceux du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines pour toute communication relative à l’approvisionnement en carburant.

    La société indique également se réserver le droit d’engager des actions contre les auteurs et diffuseurs de ces informations erronées, estimant qu’elles sont de nature à troubler la tranquillité publique et à alimenter des inquiétudes injustifiées.

  • SICAP MBAO : DIX INDIVIDUS INTERPELLÉS POUR ENLÈVEMENT, SÉQUESTRATION ET VIOL PRÉSUMÉ SUR UNE MINEURE

    SICAP MBAO : DIX INDIVIDUS INTERPELLÉS POUR ENLÈVEMENT, SÉQUESTRATION ET VIOL PRÉSUMÉ SUR UNE MINEURE

    Le Poste de Police de Diamaguène Sicap Mbao a annoncé, le 6 mars 2026, l’interpellation de dix individus soupçonnés d’enlèvement, de séquestration et de viol sur une mineure de 14 ans.

    Selon la police, l’affaire a été signalée par le père de la victime.

    L’enquête a débuté après que ce dernier a conduit deux suspects au poste. Il a déclaré avoir perdu de vue sa fille dans la nuit du 5 au 6 mars, juste après la rupture du jeûne. Après des recherches infructueuses jusqu’à minuit, il a été informé vers 1 heure du matin que sa fille se trouvait avec plusieurs jeunes hommes dans une maison de Sicap Mbao.

    Le père de la victime s’est rendu sur place et a fait irruption dans un appartement situé au deuxième étage. Sur les lieux, il affirme avoir découvert sa fille en train de subir un viol collectif. Avec l’aide d’un accompagnant, il a réussi à neutraliser deux des présumés agresseurs, tandis que les autres prenaient la fuite. Interrogés par la police, les deux suspects interpellés ont reconnu les faits.

    Entendue sur procès-verbal en présence de son père, la mineure a déclaré avoir été victime d’abus sexuels collectifs. Elle a précisé que les individus susnommés l’avaient enlevée avant de la conduire chez l’un des fugitifs pour abuser d’elle à tour de rôle. Une réquisition aux fins d’examens gynécologiques a immédiatement été adressée au centre de santé Khadimou Rassoul de Sicap Mbao.

    Les conclusions médicales font état d’un hymen béant présentant une déchirure ancienne. Par ailleurs, les prélèvements vaginaux effectués le jour même ont révélé la présence de spermatozoïdes. Interrogés, les mis en cause ont, pour la plupart, reconnu avoir entretenu des rapports sexuels avec la victime, à l’exception d’un d’entre eux. Toutefois, ils contestent les chefs d’enlèvement et de séquestration, alléguant que la jeune fille aurait elle-même proposé des rapports non protégés. Les suspects ont été placés en garde à vue et l’enquête suit son cours.

  • La Ligue démocratique soutient la candidature de Macky Sall à l’ONU

    La Ligue démocratique soutient la candidature de Macky Sall à l’ONU

     

    La Ligue démocratique (LD) a officiellement exprimé son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de Organisation des Nations unies (ONU). Dans une déclaration rendue publique samedi 7 mars à Dakar, le Secrétariat permanent du parti estime que cette candidature dépasse les clivages politiques et doit être examinée à l’aune de l’intérêt national et du rayonnement international du Sénégal.

    Dans son communiqué, la formation politique souligne que certains moments de la vie des nations exigent de transcender les divergences partisanes pour privilégier « l’esprit de rassemblement, la hauteur de vue et le sens de l’État ». Selon la LD, l’enjeu d’une telle candidature ne se limite pas à la trajectoire personnelle de l’ancien chef de l’État, mais touche également au prestige et à l’influence diplomatique du Sénégal sur la scène internationale.

    Une diplomatie sénégalaise de tradition multilatérale

    La Ligue démocratique rappelle que, depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960, le Sénégal s’est illustré par une diplomatie fondée sur la promotion de la paix, le respect du droit international et la défense du multilatéralisme. Cette orientation diplomatique, héritée des différents dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays, a permis à Dakar d’acquérir une réputation de partenaire crédible et respecté dans les enceintes internationales.

    Le parti considère que la candidature de Macky Sall s’inscrit dans cette continuité diplomatique. Durant ses années au pouvoir, l’ancien président a occupé plusieurs fonctions importantes sur la scène internationale, dont la présidence tournante de l’Union africaine. À ce titre, il a été amené à porter la voix du continent africain dans plusieurs forums mondiaux, notamment sur les questions liées au développement, à la justice climatique et à la réforme de la gouvernance internationale.

    Pour la LD, cette expérience constitue un atout dans la perspective d’une candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, fonction considérée comme l’une des plus importantes responsabilités diplomatiques au monde.

    Une opportunité pour le rayonnement du Sénégal

    Dans sa déclaration, la Ligue démocratique estime que la candidature de Macky Sall représente « une opportunité pour le Sénégal de contribuer, au plus haut niveau, à la réflexion et à l’action internationales ». Elle souligne également que l’accession d’un Sénégalais à ce poste participerait au renforcement de la visibilité diplomatique du pays.

    Le parti insiste aussi sur la valeur de l’expertise politique et diplomatique sénégalaise, estimant que celle-ci mérite d’être davantage reconnue dans les grandes institutions internationales.

    Appel à un engagement diplomatique de l’État

    Au-delà de l’expression de son soutien, la LD appelle l’État du Sénégal à mobiliser les instruments diplomatiques nécessaires pour accompagner cette candidature. Selon la formation politique, l’histoire des grandes organisations internationales montre que les candidatures nationales ne prospèrent réellement que lorsqu’elles bénéficient d’un engagement actif de leur pays d’origine.

    Le parti estime que le Sénégal dispose d’atouts importants pour soutenir une telle initiative : une tradition diplomatique reconnue, une culture du dialogue et un réseau de relations internationales solides.

    « Le Sénégal, fort de sa crédibilité internationale, dispose des moyens et des relais nécessaires pour accompagner avec discernement toute initiative susceptible de renforcer sa présence dans les grandes instances du monde », souligne le communiqué.

    Une candidature déjà soutenue par l’Union africaine

    La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU a récemment été évoquée dans plusieurs cercles diplomatiques africains. Selon des responsables politiques sénégalais, elle bénéficierait d’un appui de l’Union africaine, ce qui pourrait constituer un levier important dans la course à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le mandat arrive à terme dans les prochaines années.

    La Ligue démocratique estime ainsi que cette ambition doit être appréciée avec « le sens des responsabilités et la hauteur de vue que commande l’intérêt supérieur de la Nation ».

    Un appel au dépassement des clivages politiques

    En conclusion, la formation politique réaffirme son soutien à la candidature de Macky Sall et souhaite qu’elle puisse bénéficier d’un engagement diplomatique à la hauteur des enjeux. Pour la LD, l’enjeu dépasse les rivalités politiques internes et concerne l’image et le prestige du Sénégal sur la scène internationale.

    « La candidature de Macky Sall représente une perspective de contribution africaine accrue à la gouvernance internationale », affirme le parti, appelant à une mobilisation nationale autour de cette ambition.

    EL FAYE

  • Diomaye Faye retrace la naissance de la coalition « Diomaye Président » et appelle à l’unité

    Diomaye Faye retrace la naissance de la coalition « Diomaye Président » et appelle à l’unité

    Réuni au King Fahd Palace ce samedi 7 mars 2026 à l’occasion de l’Assemblée générale consacrée à l’adoption des textes de la coalition Diomaye Président, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye est revenu sur la genèse de cette alliance politique née dans un contexte marqué par la dissolution de PASTEF et sa propre incarcération.

    Devant les responsables et militants réunis dans la capitale sénégalaise, le président de la République a également lancé un appel à l’unité et à l’humilité dans l’exercice du pouvoir, tout en plaidant pour une structuration plus dynamique de la coalition afin d’accompagner l’action gouvernementale et répondre aux attentes des Sénégalais.

    Une coalition forgée dans l’adversité

    Face aux responsables politiques et aux militants de la coalition, le chef de l’État est longuement revenu sur les circonstances qui ont conduit à la création de la coalition Diomaye Président. Selon lui, cette alliance politique est née d’un combat collectif mené dans un contexte particulièrement difficile.

    Le président a rappelé que la dissolution de PASTEF, le 31 juillet 2023, avait profondément bouleversé le paysage politique sénégalais et contraint les responsables du parti à trouver d’autres voies pour participer à l’élection présidentielle.

    « Si nous avions attendu le récépissé de Pastef pour aller à l’élection présidentielle, nous n’y serions pas allés. Des partis alliés nous ont donné leur récépissé pour nous permettre de participer au scrutin », a-t-il expliqué.

    Dans ce contexte, la coalition s’est progressivement élargie à d’autres personnalités et formations politiques. Le chef de l’État a notamment évoqué les démarches entreprises pour rallier certains acteurs politiques, citant l’ancienne Première ministre Aminata Touré.

    « J’ai choisi Aminata Touré alors que j’étais en prison. Rien n’est nouveau. On ne peut pas réécrire l’histoire de la coalition », a-t-il insisté, rejetant toute tentative de relecture de la genèse de cette alliance politique.

    Un appel à l’unité et à la responsabilité

    Au-delà du rappel historique, le président de la République a exhorté les membres de la coalition à préserver l’unité qui a permis l’accession au pouvoir. Selon lui, la victoire obtenue à l’élection présidentielle est le fruit d’un engagement collectif qui doit désormais se poursuivre dans l’exercice du pouvoir.« Nous avons conquis le pouvoir avec vous, nous devons l’exercer avec vous. C’est cela la reconnaissance », a-t-il déclaré devant les responsables politiques et militants.

    Dans le même esprit, il a appelé les membres de la coalition à éviter les querelles internes et à privilégier un débat politique apaisé.« On peut débattre dans le respect et la sérénité, sans violence », a-t-il souligné, invitant chacun à faire preuve de responsabilité dans le contexte politique actuel. Le chef de l’État a également tenu à rappeler son attachement à son parti politique.

    « Je suis de Pastef et j’appartiens à ce parti. J’affirme mon ancrage au sein de Pastef », a affirmé Bassirou Diomaye Faye.

    Vers une structuration plus forte de la coalition

    Dans la dernière partie de son intervention, le président de la République a insisté sur la nécessité de donner une nouvelle dynamique organisationnelle à la coalition au pouvoir.

    Selon lui, une alliance politique qui soutient l’action du chef de l’État ne peut rester inactive.« La coalition doit être structurée pour être opérationnelle et vulgariser les actions du gouvernement et du président de la République », a-t-il indiqué. Dans cette perspective, il a plaidé pour une implantation plus forte de la coalition sur l’ensemble du territoire national.« La coalition Diomaye Président est une coalition au pouvoir. Elle doit être présente partout : dans les communes, les départements et les villages », a-t-il exhorté.

    Le président a enfin invité les responsables politiques à se concentrer sur les priorités du pays et à travailler au service des Sénégalais.« Chaque chose a son temps. C’est l’heure du travail et de la concentration sur les priorités des Sénégalais », a-t-il lancé, avant de réaffirmer sa volonté de gouverner avec « humilité et lucidité ».

    Pour conclure, Bassirou Diomaye Faye a remercié les militants et responsables de la coalition pour leur engagement, les appelant à maintenir leur mobilisation afin d’accompagner l’action publique et répondre aux attentes du peuple sénégalais.

  • Les Lionnes prêtes pour le défi mondial à San Juan

    Les Lionnes prêtes pour le défi mondial à San Juan

    La Fédération sénégalaise de basket-ball a officialisé la liste des joueuses appelées à défendre les couleurs nationales lors du tournoi qualificatif à la Coupe du monde féminine FIBA 2026. Treize Lionnes ont été retenues par le sélectionneur Cheikh Sarr pour cette compétition prévue du 11 au 17 mars à San Juan, au Porto Rico. Le Sénégal féminin de basket-ball aborde ainsi une étape décisive de sa campagne internationale. À l’issue du stage de préparation organisé au Stadium Marius Ndiaye de Dakar, le staff technique a resserré la liste initiale de 18 présélectionnées pour constituer l’effectif final. Les Lionnes ont bouclé vendredi leur préparation dans la capitale sénégalaise avant leur départ pour les Caraïbes. Les joueuses retenues pour représenter le Sénégal sont : Marie Diame, Sabou Ndiaye Gueye, Victorine Thiaw, Ndioma Kane, Yacine Diop, Lena Timera, Fatou Pouye, Néné Awa Ndiaye, Mathilde Aicha Diop, Khadija Faye, Sokhna Ndiaye, Aminata Ly et Mame Khoudia Fall.

    Un groupe relevé

    Lors de ce tournoi qualificatif, le Sénégal évoluera dans le groupe B aux côtés d’adversaires de haut niveau : les États-Unis féminins de basket-ball, l’Espagne féminine de basket-ball, l’Italie féminine de basket-ball, la Nouvelle-Zélande féminine de basket-ball et le Porto Rico féminin de basket-ball, pays hôte de la compétition. La formule du tournoi prévoit que chaque équipe affronte l’ensemble de ses adversaires de groupe, soit cinq rencontres au total. À l’issue des différents tournois qualificatifs organisés à travers le monde, les sélections devront terminer parmi les trois premières pour espérer décrocher l’un des onze billets encore en jeu pour la phase finale.

    Cap sur Berlin 2026

    La Coupe du monde féminine FIBA 2026 réunira 16 nations à Berlin, en Allemagne. Le pays organisateur ainsi que les vainqueurs des Coupes continentales féminines FIBA 2025 — l’Australie féminine de basket-ball, la Belgique féminine de basket-ball, le Nigeria féminin de basket-ball et les États-Unis féminins de basket-ball — sont déjà qualifiés, mais participeront tout de même aux tournois qualificatifs. Pour les Lionnes, l’objectif est clair : réaliser un parcours solide à San Juan afin de décrocher une place au Mondial et perpétuer la tradition d’excellence du basket féminin sénégalais sur la scène internationale. EL FAYE