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  • Banque mondiale : une mission de haut niveau à Dakar pour renforcer le partenariat stratégique avec le Sénégal

    Banque mondiale : une mission de haut niveau à Dakar pour renforcer le partenariat stratégique avec le Sénégal

    Une délégation de haut niveau du Groupe de la Banque mondiale est attendue au Sénégal du 5 au 13 février, dans le cadre d’une mission officielle destinée à consolider le partenariat stratégique avec le pays, autour des priorités nationales de développement, notamment celles inscrites dans la Vision 2050.

    Conduite par le vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, la délégation comprendra également Ed Mountfield, vice-président et directeur financier de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Cette visite s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre l’institution de Bretton Woods et les autorités sénégalaises.

    Selon un communiqué de la Banque mondiale, les discussions porteront principalement sur l’alignement du nouveau Cadre de partenariat pays (CPF), actuellement en préparation, avec les orientations stratégiques de la Vision 2050. Les échanges aborderont aussi l’optimisation du portefeuille de programmes afin de mieux répondre aux besoins des populations, ainsi que les perspectives de mobilisation de ressources additionnelles.

    Parmi les temps forts de la mission figure le lancement officiel du pacte AgriConnect Sénégal, une initiative visant à transformer les chaînes de valeur agricoles et à favoriser la création d’emplois décents, en particulier pour les jeunes et les femmes en milieu rural.

    Cette visite offrira également l’occasion d’évaluer les résultats du partenariat entre la Banque mondiale et l’État du Sénégal, et d’identifier de nouveaux leviers pour en accroître l’impact au bénéfice des populations.

    Durant leur séjour, les membres de la délégation doivent rencontrer les plus hautes autorités du pays, dont le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko. Des échanges sont aussi prévus avec plusieurs ministres, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.

    Le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal est estimé à 3,8 milliards de dollars, répartis entre vingt projets nationaux d’un montant de 3,03 milliards de dollars et huit opérations d’intégration régionale totalisant 749,5 millions de dollars. La Société financière internationale (IFC) affiche, pour sa part, un portefeuille de 611 millions de dollars, tandis que les engagements bruts de la MIGA s’élèvent à 1,13 milliard de dollars.

  • À Tambacounda, Diomaye Faye salue l’orientation stratégique de l’Université du Sénégal oriental

    À Tambacounda, Diomaye Faye salue l’orientation stratégique de l’Université du Sénégal oriental

    En tournée économique de deux jours dans la région de Tambacounda, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a mis en avant, jeudi, la vision académique portée par l’Université du Sénégal oriental (USO), en particulier le lien prévu entre les filières de formation et le potentiel minier et géologique du sud-est du pays.

    Arrivé en milieu de matinée dans la capitale orientale, le chef de l’État s’est rendu sur le chantier de l’USO, aux côtés du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, ainsi que des autorités administratives et locales.

    Sur place, le Président a exprimé sa satisfaction quant à l’orientation pédagogique de la future université, soulignant l’articulation entre enseignement théorique et pratique. Il a indiqué que cette approche sera consolidée par la mise en place d’incubateurs lors de la phase d’extension de l’établissement. Il a notamment salué la cohérence entre les formations envisagées et les ressources minières et géologiques de la région.

    Pour le chef de l’État, l’Université du Sénégal oriental est appelée à jouer un rôle stratégique dans l’aménagement du territoire, en participant à la valorisation des ressources locales et au développement économique régional. Dans cette perspective, il a assuré que l’État accompagnera le projet à tous les niveaux afin de respecter les délais de livraison.

    Le Président a également félicité l’entreprise chargée des travaux, Royal BTP, ainsi que les ouvriers mobilisés sur le chantier, tout en les invitant à maintenir, voire accélérer, le rythme pour tenir l’échéance fixée à octobre 2026.

    Avant de quitter le site, Bassirou Diomaye Faye a salué l’accueil réservé par les populations et les autorités locales, appelant à préserver la dynamique observée sur le chantier afin de faire de l’USO un pôle universitaire de référence dans l’est du Sénégal.

  • Tambacounda–Kédougou : Diomaye Faye lance une tournée économique axée sur l’emploi et la transformation locale

    Tambacounda–Kédougou : Diomaye Faye lance une tournée économique axée sur l’emploi et la transformation locale

    Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné ce jour à Tambacounda le coup d’envoi d’une tournée économique couvrant les régions de Tambacounda et de Kédougou. Accueilli à l’aérodrome par les autorités administratives et territoriales, avec les honneurs militaires, le Chef de l’État ouvre ainsi une nouvelle séquence de sa stratégie de transformation économique et sociale.

    À forte dimension économique, sociale et stratégique, ce déplacement s’inscrit dans la dynamique engagée par les pouvoirs publics pour stimuler la création d’emplois, encourager l’initiative entrepreneuriale et mieux exploiter les potentialités productives des territoires, en particulier dans le Sénégal oriental.

    La tournée intervient dans un contexte politique marqué par la proclamation de l’année 2026 comme « Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire ». À travers ce choix, le Président de la République entend faire de l’insertion professionnelle, de l’entrepreneuriat local et de l’inclusion économique des priorités structurantes de l’action publique. L’objectif affiché est clair : passer des orientations stratégiques aux réalisations concrètes, au plus près des populations.

    Les différentes étapes prévues à Tambacounda et à Kédougou seront l’occasion de renforcer la cohérence des investissements dans des secteurs jugés déterminants, notamment les infrastructures, la formation professionnelle, l’agriculture, l’énergie et l’industrie. Ces actions ciblent en priorité les jeunes et les femmes, particulièrement exposés aux défis de l’emploi et de la précarité économique.

    À travers cette tournée, Bassirou Diomaye Faye réaffirme une ligne politique assumée : le développement du Sénégal se construit d’abord sur le terrain, dans le dialogue avec les acteurs économiques et sociaux locaux, pour bâtir une économie plus productive, plus inclusive et durablement tournée vers l’avenir.

  • Supporters sénégalais détenus au Maroc : un nouveau report qui prolonge l’incertitude

    Supporters sénégalais détenus au Maroc : un nouveau report qui prolonge l’incertitude

    L’attente se poursuit pour les supporters sénégalais arrêtés au Maroc après les incidents qui ont marqué la fin de la finale de la CAN 2025. Le tribunal de Rabat a une nouvelle fois reporté l’examen de leur dossier, invoquant les perturbations du système judiciaire provoquées par la grève des avocats.

    Ce renvoi maintient les familles dans une angoisse persistante, après déjà plusieurs semaines de détention provisoire. Au total, dix-sept supporters sénégalais et un ressortissant algérien sont poursuivis pour des infractions de droit commun, notamment des violences présumées contre des agents de la force publique et des actes de vandalisme.

    Du côté de la défense, ce nouveau délai ouvre toutefois une possibilité d’action. Me Patrick Kabou, l’un des avocats des prévenus, avait indiqué qu’une demande de mise en liberté provisoire serait introduite si l’audience était renvoyée, afin de contester la prolongation de la détention.

    Dans l’attente de l’examen de cette requête, les supporters restent incarcérés. Une situation qui continue de susciter inquiétude et mobilisation, aussi bien chez leurs proches que dans l’opinion publique sénégalaise, alors que la date du 12 février s’impose désormais comme une étape décisive dans ce dossier.

  • Marché régional : le Sénégal réussit sa première levée de fonds de 2026 malgré les contraintes

    Marché régional : le Sénégal réussit sa première levée de fonds de 2026 malgré les contraintes

    Sous pression financière persistante, dans un environnement marqué par le dossier sensible de la dette dissimulée et la mise en pause de son programme avec le Fonds monétaire international, l’État du Sénégal maintient le cap sur le marché financier de l’UEMOA pour assurer ses besoins de financement. Pour 2026, le Trésor public ambitionne de mobiliser 4 132 milliards de francs CFA. Une trajectoire dont la première étape vient d’être franchie avec un signal plutôt rassurant.

    Le 30 janvier 2026, Dakar a sollicité 120 milliards de francs CFA à travers une émission conjointe de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor. L’opération a suscité un engouement notable, les offres des investisseurs atteignant 142 milliards de francs CFA, soit un taux de couverture de 118,4 %.

    Malgré cette forte demande, le Trésor a adopté une approche sélective, ne retenant que 125,7 milliards de francs CFA, ce qui correspond à un taux d’absorption de 88,4 %. L’essentiel des ressources a été capté sur les maturités courtes, confirmant l’appétit des investisseurs pour des engagements à faible horizon.

    Dans le détail, les BAT à un an ont concentré la majorité des montants levés avec 113,3 milliards de francs CFA. Les OAT à 3 ans et à 5 ans ont respectivement mobilisé 8,1 milliards et 4,2 milliards de francs CFA. À l’inverse, l’OAT à 7 ans est restée sans preneur, illustrant la réticence persistante du marché à s’engager sur le long terme dans un contexte régional d’incertitudes économiques.

    La levée de fonds a mobilisé des investisseurs issus de plusieurs pays de l’espace UEMOA. Pour les BAT, le Togo s’est positionné en tête avec 60 milliards de francs CFA, suivi du Bénin (18,7 milliards), de la Côte d’Ivoire (11,5 milliards), du Sénégal (12,5 milliards), du Mali (5,5 milliards) et du Burkina Faso (5 milliards). Concernant les OAT à 3 ans, les souscriptions sont venues principalement du Niger, à hauteur d’un milliard de francs CFA, et de la Guinée-Bissau pour 500 millions.

    Cette première opération de l’année confirme ainsi la capacité du Sénégal à mobiliser des ressources sur le marché régional, tout en mettant en lumière la prudence accrue des investisseurs et leur préférence marquée pour les instruments de court terme.

  • Fonction publique : l’indemnité de logement étendue à 16 000 agents, avec rappel depuis juin 2025

    Fonction publique : l’indemnité de logement étendue à 16 000 agents, avec rappel depuis juin 2025

    Après des années de revendications, une avancée majeure vient d’être actée pour des milliers d’agents de l’Administration sénégalaise. L’indemnité de logement, longtemps réservée à une partie des fonctionnaires, est désormais accordée à près de 16 000 agents, fonctionnaires et non-fonctionnaires jusque-là exclus. La mesure, officialisée par un décret signé en décembre dernier, est perçue comme un geste politique fort du président Bassirou Diomaye Faye en faveur de l’équité sociale au sein de l’appareil administratif.

    Dans une déclaration publique, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a salué une décision qu’il considère comme la réparation d’une injustice historique. Le collectif a exprimé sa satisfaction face à la prise en compte d’une revendication structurelle qui touchait depuis longtemps une frange importante des agents de l’État.

    Mais c’est surtout la question du rappel qui a cristallisé l’adhésion des bénéficiaires. Initialement, l’administration envisageait une application à partir de la date de signature du décret. Le chef de l’État a finalement arbitré en faveur d’un rappel remontant à juin 2025, date à laquelle l’indemnité de logement avait été intégrée à la loi de finances rectificative. Cette décision ouvre droit à plusieurs mois d’arriérés pour les agents concernés.

    L’annonce a été rendue publique par Elimane Diouf, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Une annonce accueillie avec un profond soulagement par le CIAAS, qui y voit un signal clair d’écoute des partenaires sociaux et de renforcement du dialogue social.

    Le collectif a également mis en exergue le rôle central joué par la CSA et son secrétaire général dans le plaidoyer ayant permis de hisser ce dossier au sommet de l’agenda présidentiel. Pour le CIAAS, cet aboutissement démontre que le dialogue social, lorsqu’il est adossé à une volonté politique affirmée, peut déboucher sur des réformes concrètes.

    Les représentants des agents estiment enfin que cette décision est de nature à apaiser durablement le climat social au sein de l’Administration sénégalaise, pilier stratégique de l’action publique. Ils exhortent toutefois les autorités à accélérer la mise en œuvre effective du paiement du rappel, afin que les bénéficiaires puissent ressentir rapidement les effets concrets de cette mesure.

  • Lutte contre la corruption : le Premier ministre reçoit la nouvelle équipe de l’OFNAC

    Lutte contre la corruption : le Premier ministre reçoit la nouvelle équipe de l’OFNAC

    Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a reçu ce lundi 2 février 2026 les membres de l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), récemment installés dans leurs fonctions.
    La délégation était conduite par Moustapha Ka, président de l’institution.

    Cette audience s’inscrit dans le cadre des visites de courtoisie entreprises par l’OFNAC auprès des autorités gouvernementales et des institutions de la République.
    À cette occasion, le Premier ministre a réaffirmé son attachement aux principes de transparence et de bonne gouvernance, qu’il a rappelés comme des piliers essentiels de sa vision et de son engagement politique.

    Il a félicité les membres de l’OFNAC pour leur nomination, intervenue à l’issue d’une procédure d’appel à candidatures rigoureuse, avant de leur adresser ses encouragements et de leur assurer le soutien constant et inconditionnel du gouvernement pour la réussite des missions qui leur sont confiées.

  • Justice : Ousmane Sonko réaffirme son soutien aux greffiers

    Justice : Ousmane Sonko réaffirme son soutien aux greffiers

     

    Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a reçu ce lundi 2 février 2026 une délégation de l’Amicale des Greffiers du Sénégal (AGS), conduite par son président, Ibrahima Sarr.Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent entre le gouvernement et les acteurs clés du service public de la justice.Au cœur des échanges figuraient les conditions de travail des greffiers et les perspectives d’amélioration du fonctionnement de l’appareil judiciaire.

    Le président de l’AGS a salué les efforts déjà consentis par les autorités, notamment les réponses apportées à certaines revendications corporatistes, tout en réaffirmant la disponibilité des greffiers à accompagner les réformes en cours.
    De son côté, le Premier ministre a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre la modernisation de la justice. Il a souligné le rôle central des greffiers, qualifiés de « pilier fondamental de la chaîne judiciaire », et assuré de sa volonté d’accompagner durablement ce corps dans la consolidation d’une justice plus efficace, accessible et crédible.
    Cette audience illustre la volonté de l’exécutif de stabiliser le climat social dans le secteur judiciaire tout en accélérant les réformes structurelles, dans un contexte où la justice demeure un enjeu majeur de gouvernance et de confiance citoyenne

  • LUTTE : LA FSL SUSPEND PETIT BAYE FALL POUR TROIS ANS APRÈS UN ACTE DE VIOLENCE

    La Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) a décidé de sévir. À l’issue d’un face-à-face ayant dégénéré, l’instance dirigeante de la lutte sénégalaise a infligé une suspension de trois ans ferme au lutteur Petit Baye Fall, reconnu coupable de violence sur son adversaire Boy Dakar.

    Les faits remontent à vendredi dernier, lors d’un face-à-face promotionnel marqué par un coup de poing porté par Petit Baye Fall à Boy Dakar. Un geste jugé inacceptable par la Fédération, qui a rapidement enclenché la procédure disciplinaire.

    À travers cette décision, le président de la FSL, Bira Sène, et son équipe entendent marquer une rupture nette avec toute forme de violence hors du cadre réglementaire. Élu sur la promesse d’un retour à l’ordre et à la discipline, le nouveau bureau fédéral assume une ligne de fermeté.

    Dans sa décision, la Fédération précise que le lutteur, pensionnaire de l’écurie Kaay Bax, est « suspendu de toute activité relevant de la Fédération Sénégalaise de Lutte pour une durée de trois (3) ans ferme, à compter de la date de notification ».

    Cette sanction lourde envoie un signal clair à l’ensemble des acteurs de l’arène : les face-à-face, moments clés de promotion des combats, ne sauraient se transformer en scènes de violence. Pour la FSL, il s’agit désormais de préserver l’image de la lutte sénégalaise, sport roi au Sénégal, et d’en garantir la crédibilité auprès du public et des partenaires.

  • Gaza : des artistes sénégalais somment Diomaye Faye de rompre avec Israël et de passer de la parole aux sanctions

    Gaza : des artistes sénégalais somment Diomaye Faye de rompre avec Israël et de passer de la parole aux sanctions

    Plus d’une centaine d’artistes, intellectuels et acteurs culturels sénégalais sortent de la réserve et haussent le ton. Dans une lettre politique sans concession rendue publique par le collectif African Artists Against Apartheid Sénégal, ils interpellent frontalement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à traduire ses positions diplomatiques en actes concrets contre Israël, qu’ils accusent de commettre un génocide à Gaza.

    La mobilisation est d’ampleur et symboliquement lourde. Parmi les signataires figurent des figures majeures de la culture sénégalaise et africaine : Germaine Acogny, icône mondiale de la danse contemporaine, Ken Bugul, voix incontournable de la littérature africaine, ainsi que les cinéastes internationalement primés Mati Diop et Alain Gomis. Autour d’eux, une constellation de réalisateurs, comédiens, critiques d’art, commissaires d’exposition et chercheurs, tous unis par une même exigence : que le Sénégal rompe avec ce qu’ils considèrent comme une complicité passive face aux crimes commis à Gaza.

    Dans leur lettre, les artistes interpellent directement le chef de l’État, sans détour ni langage feutré :
    « Le peuple sénégalais attend des mesures concrètes. Quel rôle votre gouvernement jouera-t-il pour sauver le droit international des décombres de Gaza ? »
    Pour eux, l’heure n’est plus aux communiqués ni aux équilibres diplomatiques, mais à des décisions politiques assumées.

    Les signataires rappellent que le Sénégal est membre du Groupe de La Haye, une coalition internationale visant à coordonner des réponses juridiques et diplomatiques face à Israël. Mais ils dénoncent l’inaction de Dakar, qui contraste avec les choix plus offensifs de pays comme l’Afrique du Sud, la Namibie ou la Colombie, déjà engagés dans des sanctions formelles. Ils exigent que le président Diomaye Faye « participe pleinement » aux actions du Groupe et joue un rôle moteur pour entraîner d’autres États africains.

    Leur cahier de revendications est clair et radical :
    suspension immédiate des relations diplomatiques et économiques avec Israël ;
    interdiction du transit de matériel militaire israélien par les ports, l’espace maritime et les eaux territoriales du Sénégal ;
    refus catégorique de toute tentative de réintégration d’Israël comme État observateur à l’Union africaine, dont il a été suspendu en 2023.

    La lettre fustige ce que les artistes décrivent comme une « impunité totale », malgré les accusations portées par des juridictions et instances internationales. La chercheuse et écrivaine Tabara Korka Ndiaye va plus loin, évoquant un « fémi-génocide », estimant que les femmes palestiniennes sont ciblées de manière spécifique, et établissant un parallèle direct avec les violences systémiques subies par les femmes au Sénégal. Une manière d’ancrer la tragédie de Gaza dans des luttes locales et universelles.

    À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, les signataires appellent également l’État sénégalais à soutenir toutes les initiatives visant à exclure Israël des compétitions sportives internationales, estimant qu’aucun événement célébrant la jeunesse et la paix ne peut se tenir dans l’indifférence face à des crimes de masse.

    Pour ces artistes, la position du Sénégal ne relève pas seulement de la politique étrangère, mais de l’histoire et de l’identité du continent africain, forgées dans les combats contre l’esclavage, le colonialisme et l’apartheid.
    « C’est dans les moments de crise que les nations forgent leur grandeur », concluent-ils, exhortant le Sénégal à choisir clairement son camp : celui de la justice internationale, des droits humains et des peuples opprimés.