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  • Quand le Président Bassirou Diomaye Faye regarde vers l’Est : Tambacounda et Kédougou, corridors de prospérité et pivots du Sénégal de demain

    Quand le Président Bassirou Diomaye Faye regarde vers l’Est : Tambacounda et Kédougou, corridors de prospérité et pivots du Sénégal de demain

    L’Est, nouveau référentiel du développement national

    La tournée du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, du 5 au 9 février 2026, intervient à un moment décisif de l’histoire nationale. Elle dépasse le cadre d’une visite institutionnelle pour poser une question stratégique majeure : quel territoire peut aujourd’hui porter un nouveau référentiel de développement pour le Sénégal ? La réponse s’impose avec évidence : l’avenir du pays s’écrit à l’Est.

    Longtemps perçues comme périphériques, Tambacounda et Kédougou sont en réalité des territoires centraux par leur géographie, structurants par leurs ressources et décisifs par leur potentiel humain. Elles concentrent aujourd’hui des leviers déterminants de souveraineté économique, de sécurité régionale et de cohésion nationale, à l’heure où les équilibres sahéliens et ouest-africains se recomposent profondément.

    Une frontière vivante, cœur géopolitique de l’Afrique de l’Ouest

    L’Est du Sénégal constitue d’abord une frontière vivante et stratégique. Tambacounda et Kédougou sont en contact direct avec le Mali, la Mauritanie, la Gambie et la Guinée. Aucune autre région du Sénégal ne concentre une telle densité d’interconnexions sous-régionales.

    Dans ce contexte, l’Est n’est pas une marge à assister, mais une ligne avancée de souveraineté, un carrefour de flux commerciaux, humains et culturels, et un pivot naturel de l’intégration ouest-africaine.

    Tambacounda, masse territoriale et vocation logistique

    Tambacounda incarne pleinement cette centralité. Avec une superficie d’environ 42 600 km², soit près de 22 % du territoire national, elle est la plus vaste région du Sénégal. Sa population avoisine un million d’habitants, majoritairement jeune, constituant un réservoir humain considérable.

    Cette combinaison rare de masse territoriale, de dynamique démographique et de position centrale fait de Tambacounda une plateforme logistique naturelle, appelée à jouer un rôle clé dans la production, la transformation, le stockage et la redistribution à l’échelle nationale et sous-régionale.

    Chemin de fer et port sec

    Cette vocation logistique ne peut cependant être pleinement réalisée sans une vision cohérente et continue des infrastructures structurantes, dans le respect du principe fondamental selon lequel l’État est une continuité.

    À ce titre, la reprise et la modernisation du chemin de fer Dakar-Bamako constituent un enjeu stratégique majeur. Cet axe historique n’est pas seulement une infrastructure de transport ; il est un outil de souveraineté économique, de compétitivité régionale et d’intégration avec l’hinterland sahélien.

    Sa réactivation, couplée à la mise en service effective d’un terminal à conteneurs (port sec) à Tambacounda, permettrait de positionner durablement la région comme un nœud logistique continental, réduisant les coûts de transit, fluidifiant les échanges et renforçant l’attractivité du Sénégal dans les chaînes de valeur régionales.

    Terres arables et réseaux hydriques : le socle productif de l’Est

    La force de l’Est repose également sur son exceptionnel potentiel agro-hydrique. Tambacounda et Kédougou concentrent plus d’un million d’hectares de terres arables, encore insuffisamment valorisées. Elles sont traversées par un réseau hydrique stratégique comprenant le fleuve Sénégal et son affluent la Falémé, le fleuve Gambie et ses nombreux affluents, qui irriguent les deux régions.

    À cela s’ajoute la vallée du Mamacounda, aujourd’hui largement asséchée – près de dix mois sur douze – qui traverse la ville de Tambacounda et dont la revitalisation hydraulique et écologique pourrait transformer durablement l’agriculture urbaine, la gestion des eaux pluviales, la résilience climatique et la qualité de vie des populations.

    Agropole de l’Est : du coton brut à la souveraineté industrielle

    Dans ce cadre, le développement de l’Agropole de l’Est doit s’appuyer sur des cultures stratégiques telles que les céréales, les bananes et surtout le coton, culture historique et identitaire de la région. Mais l’avenir ne peut se limiter à l’égrenage.

    Il appelle la création d’unités de semi-transformation et de transformation industrielle du coton, en complément de l’actuelle usine d’égrenage de la SODEFITEX. Cette montée en gamme est essentielle pour capter davantage de valeur ajoutée, créer des emplois industriels durables et inscrire l’Est dans une logique de souveraineté productive.

    Dans cette perspective, le transfert de la Direction générale de la SODEFITEX à Tambacounda apparaît comme une décision stratégique de cohérence territoriale et économique. Installer le centre décisionnel de la filière cotonnière au cœur même de son principal bassin de production renforcerait l’efficacité opérationnelle, rapprocherait la gouvernance des producteurs et consacrerait Tambacounda comme capitale nationale du coton, au service d’une industrialisation endogène et équitable.

    Kédougou, mines stratégiques et économie verte

    Kédougou, pour sa part, incarne la dimension minière et écologique de ce nouveau référentiel. La région abrite d’importantes mines d’or, mais aussi des gisements de fer du Sénégal Oriental, encore sous-exploités, ainsi que du marbre et d’autres minerais stratégiques. L’enjeu n’est pas seulement l’extraction, mais une exploitation responsable, intégrant transformation locale, protection environnementale et bénéfices tangibles pour les populations.

    Cette ambition minière s’inscrit dans un écosystème naturel et culturel exceptionnel, dominé par le Parc national du Niokolo-Koba, les cascades de Dindéfelo et le pays Bassari, fondant les bases d’une économie verte et touristique durable.

    Former pour transformer : l’Université du Sénégal Oriental

    À cette équation territoriale s’ajoute un levier décisif : le capital humain. L’achèvement à plus de 80 % des travaux de l’Université du Sénégal Oriental constitue une rupture historique. Dans une logique de continuité de l’État, il est aujourd’hui impératif d’accélérer la finition de cette université afin que les enseignements puissent démarrer dès la rentrée universitaire 2026-2027.

    Former à Tambacounda, produire du savoir à partir de l’Est, c’est corriger durablement les déséquilibres territoriaux et préparer une élite enracinée dans les réalités agricoles, minières, logistiques, environnementales et transfrontalières de la région.

    Santé et justice territoriale : l’urgence d’un CHU à Tambacounda

    Cette exigence de continuité vaut également pour la santé publique. Le développement de l’Est ne saurait être durable sans un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) à Tambacounda, capable de soutenir la formation médicale, de réduire les évacuations sanitaires vers Dakar et d’offrir des soins spécialisés aux populations de toute la zone orientale.

    Parallèlement, la construction et la modernisation d’hôpitaux de qualité dans tous les départements de Tambacounda et Kédougou constituent une condition essentielle de justice territoriale et de cohésion nationale.

    Désenclaver par le ciel : l’aéroport de Tambacounda

    Enfin, aucun désenclavement durable de l’Est ne sera possible sans le ciel. L’aéroport de Tambacounda doit devenir un véritable levier stratégique. Son agrandissement et sa modernisation lui permettraient d’accueillir une part significative de la diaspora malienne originaire de la région de Kayes, première région d’émigration du Mali, naturellement plus proche de Tambacounda que Bamako.

    Il servirait également la diaspora tambacoundoise, celle de la Gambie et les milliers de ressortissants de l’Est établis à Dakar. L’établissement d’une liaison aérienne régulière Tambacounda-Dakar, quotidienne ou au minimum trois fois par semaine, est une exigence de continuité territoriale, d’équité nationale et d’attractivité économique.

    L’appel d’un fils de Tambacounda

    Monsieur le Président, ce plaidoyer est celui d’un fils de Tambacounda (que je porte depuis près de vingt ans), mais aussi celui d’un citoyen convaincu que le Sénégal ne gagnera son avenir qu’en assumant pleinement son Est. Tambacounda et Kédougou ne demandent ni faveur ni compassion. Elles portent une promesse nationale : celle d’un Sénégal souverain, productif, équilibré et tourné vers l’Afrique de l’Ouest.

    Le Sénégal se construit aussi à l’Est.

    Et l’Est est prêt à prendre toute sa part.

    Dr Seydou Kanté

    Natif de Tambacounda

    Email : seydoo@hotmail.com

  • Son coup de fil lors des incidents de la finale de la Can : La “petite” révélation de Sonko

    Son coup de fil lors des incidents de la finale de la Can : La “petite” révélation de Sonko

    Les responsables de la Fédération sénégalaise de Football (Fsf), en compagnie du ministre des Sports, ont présenté le trophée de la coupe d’Afrique des nations (Can-2025) au premier ministre, Ousmane Sonko, ce vendredi. Ce dernier, lors de la cérémonie, s’est exprimé sur les moments critiques de la finale, surtout sur la séquence des incidents.

    «Je félicite Madame le ministre des Sports pour son engagement et son patriotisme. Quand il y a eu les incidents, je l’ai appelée au téléphone. Je ne dirais pas ici ce que je lui ai dit. Elle m’a passé le président de la fédération au téléphone. Je lui ai dit : “Grand je te connais, on était ensemble à l’ENAM, tu es trop dans la diplomatie”. J’étais submergé par le côté supporter», a relaté Ousmane Sonko, le ton drapé d’humour.

  • Souveraineté alimentaire : le Sénégal enclenche un tournant décisif dans sa dépendance aux importations

    Souveraineté alimentaire : le Sénégal enclenche un tournant décisif dans sa dépendance aux importations

     

    La politique nationale de souveraineté alimentaire commence à se traduire par des avancées mesurables. Face à la presse lors de la conférence gouvernementale « KADDÙ », le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a dressé un tableau globalement positif de l’évolution des filières agricoles stratégiques, marqué par un recul significatif des importations et un renforcement des capacités productives et logistiques du pays.

    L’oignon cristallise cette nouvelle dynamique. Pour la première fois, le Sénégal a tenu neuf mois sans recourir aux importations, portant le taux de couverture nationale à 75 %. Là où le pays importait traditionnelment près de 350 000 tonnes par an, les volumes sont désormais contenus autour de 180 000 tonnes. Cette performance repose sur une amélioration qualitative de la production locale et sur l’extension des capacités de stockage frigorifique. Les autorités visent désormais une quasi-autosuffisance dès la prochaine campagne.

    La filière pomme de terre affiche également un progrès inédit. Le marché des importations a été fermé pendant douze mois, une première historique. Seules 10 000 tonnes ont été admises en décembre, avant une réouverture partielle le 16 janvier. Avec une demande nationale estimée à 150 000 tonnes par an, le pays dispose aujourd’hui d’une capacité de stockage de 160 000 tonnes, soutenue par l’investissement privé. Cette capacité devrait atteindre 250 000 tonnes à court terme, renforçant la résilience du secteur.

    Même tendance pour la carotte, avec dix mois d’autosuffisance enregistrés. Dans la filière banane, la fermeture temporaire des frontières pendant trois mois a permis de sécuriser plus de 25 000 tonnes de production locale, notamment issues de Tambacounda, de la Casamance et de Diouloulou. Cette mesure a permis de satisfaire neuf mois de consommation nationale, sur un besoin annuel évalué à 125 000 tonnes.

    Le riz demeure toutefois le pilier central de la stratégie de sécurité alimentaire. Désormais, les importateurs sont tenus de s’approvisionner en priorité sur le marché local avant toute opération d’importation. Le gouvernement met en avant les atouts nutritionnels du riz sénégalais, jugé plus riche en protéines, vitamines et sels minéraux que le riz brisé importé, longtemps dominant sur les marchés.

    Afin de soutenir cette orientation, l’État a lancé une campagne de baisse des prix, avec une réduction de 50 francs CFA destinée à aligner le prix du riz local sur celui du riz importé. Cette mesure, financée par les recettes douanières issues des importations, représente un effort budgétaire estimé à deux milliards de francs CFA. En parallèle, les restrictions sur le riz brisé ont été levées à l’issue de concertations avec les acteurs de la filière.

    Dans le secteur arachidier, l’accent est mis sur l’approvisionnement du marché intérieur. La Sonacos a déjà collecté 126 000 tonnes en moins de deux mois. L’État a injecté plus de 42 milliards de francs CFA pour soutenir l’achat de la production nationale et ambitionne d’absorber l’intégralité des 250 000 tonnes attendues. Les volumes excédentaires pourraient être orientés vers l’exportation, notamment vers la Chine, avec laquelle des discussions sont en cours. Un programme de modernisation des usines régionales de la Sonacos est également à l’étude.

    Sur le volet de la régulation, le ministre a réaffirmé la fermeté de l’État dans l’application des prix homologués pour les campagnes 2024-2025 et 2026. Des brigades de contrôle sont mobilisées sur le terrain et des mécanismes de signalement sont mis à la disposition des consommateurs. L’objectif affiché est une baisse progressive et durable des prix des denrées essentielles, en particulier du riz, en fonction de l’évolution du marché.

    Au total, 130 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour accompagner le secteur agricole. Ces ressources financent l’accès aux engrais, l’acquisition de matériels agricoles, la protection phytosanitaire, le soutien à la filière banane, le déploiement de volontaires agricoles et les dispositifs d’assurance. Une enveloppe qui traduit l’ambition de l’État de faire de l’agriculture un levier central de souveraineté économique et sociale.

  •    Souveraineté bleue : l’eau, la vraie bataille du XXIᵉ siècle

      Souveraineté bleue : l’eau, la vraie bataille du XXIᵉ siècle

    Pendant que le monde consacre des milliers de milliards à la guerre, aux armes et au virtuel, plus de deux milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre. La crise de l’eau n’est ni invisible ni inévitable : elle est le résultat de choix politiques. À l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’eau de décembre 2026 à Abou Dhabi, une question s’impose à tous : continuerons-nous à financer la destruction, ignorer la mort silencieuse de 1000 enfants de moins de 5 ans par jour, ou ferons-nous enfin de l’eau le socle de la dignité humaine et de la souveraineté des peuples ?

    Les 26 et 27 janvier 2026, le Sénégal a coorganisé avec les Émirats arabes unis la réunion préparatoire de la Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue à Abou Dhabi en décembre 2026, faisant suite à celle tenue en 2023 au Tadjikistan.

    À l’instar du Forum mondial de l’eau de 2023, le Sénégal a brillamment relevé le défi organisationnel de cette rencontre, qui a rassemblé plus de 3 000 participants venant de tous les continents. L’expertise sénégalaise, portée par la vision des plus hautes autorités de l’État du Sénégal et des Émirats Arabes Unis et le leadership du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, appuyé par ses les Nations unies et ses composantes, la coopération multilatérale comme l’Union Européenne, les banques multilatérales de développement et les pays membres comme le Japon, l’Égypte, l’Afrique du Sud, la Chine…, a permis de faire de cette étape majeure sur la Route d’Abou Dhabi une réussite unanimement saluée.

    Placée sous l’égide de la Division des affaires économiques et sociales des Nations unies, avec la participation d’agences spécialisées telles que l’UNICEF et l’OMS, cette réunion de haut niveau a enregistré une présence remarquable de représentants de pays à revenu élevé comme de pays à faible revenu. Elle a ainsi démontré que le multilatéralisme, bien qu’ébranlé ces derniers mois, demeure un cadre pertinent de dialogue fécond, de solidarité agissante et d’action collective.

    Depuis la Décennie internationale de l’eau potable (1981-1990), en passant par les Objectifs du Millénaire pour le développement (1991-2000 et 2001-2015), puis les Objectifs de développement durable (2016-2030), la communauté internationale s’est fixé des cibles ambitieuses pour garantir l’accès, en toute sécurité, aux services sociaux de base, notamment l’eau et l’assainissement. Si des progrès notables ont été enregistrés, les défis restent immenses.

    Transformer la « fracture hydraulique » ou la banqueroute de l’eau en prospérité mondiale

    L’humanité se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. À l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue en décembre 2026, les données issues du dernier rapport conjoint Joint Monitoring Programme UNICEF-OMS et du United Nations Global Analysis and Assessment of Sanitation and Drinking Water (GLAAS) 2025 indiquent que l’objectif d’atteindre l’Objectif de Développement Durable (ODD) 6 est passé du statut de « retardé » à celui désormais qualifié d’« inatteignable ». Il est vrai que le niveau d’ambition était extrêmement élevé pour un horizon de quinze ans, dans un contexte mondial marqué par des conflits armés, des guerres, ainsi que des crises financières et sanitaires ayant lourdement entravé les progrès du secteur de l’eau alors que le monde devient plus riches, si l’on voit l’augmentation des PIB et l’explosions des bénéfices des capitalisations boursières.

    Derrière ces statistiques se cache une profonde injustice. Aujourd’hui, 2,1 milliards de personnes, soit 26,25 pour cent de la population mondiale, n’ont pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité. Plus alarmant encore, 3,4 milliards de personnes (42 pour cent de la population mondiale) sont privées d’un assainissement adéquat, et 354 millions pratiquent toujours la défécation à l’air libre.

    Pourtant, dès la fin des années 1990, Kofi Annan rappelait avec force que « l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un droit humain fondamental », soulignant que la lutte contre la pauvreté resterait vaine tant que ce droit serait refusé à des milliards de personnes.

    L’Afrique subsaharienne, qui compte environ 1,4 milliard d’habitants, demeure le maillon faible de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Malgré des investissements importants, la forte croissance démographique neutralise une partie des progrès accomplis. Le nombre de personnes privées d’assainissement de base y atteint désormais 803 millions. En Asie du Sud-Ouest, si l’accès aux services de base s’est largement généralisé, la question de la qualité de l’eau reste critique : plus de 500 millions de personnes y consomment une eau dont la sécurité sanitaire n’est pas garantie. Comme le souligne l’UNICEF, « chaque jour, plus de 1 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies liées à l’eau insalubre. C’est une crise que nous avons le pouvoir d’arrêter ».

    À ces défis structurels s’ajoute le changement climatique, puissant facteur aggravant. Inondations dévastatrices, élévation du niveau de la mer engloutissant des territoires entiers, sécheresses prolongées : autant de phénomènes qui perturbent dangereusement le cycle de l’eau. Les nappes phréatiques se rechargent moins, les cours d’eau s’assèchent, les réservoirs des barrages atteignent des niveaux critiques, entraînant des pertes énergétiques et compromettant les efforts agricoles. Comme l’a souligné l’économiste Jeffrey Sachs, « le changement climatique est avant tout une crise de l’eau ; sans une gestion radicalement différente de nos ressources hydriques, nos systèmes alimentaires s’effondreront ».

    Dès 1995, le Sénégal a montré la voie en engageant une réforme ambitieuse de son secteur de l’hydraulique. Fondée sur une volonté politique affirmée et sur une expertise de haut niveau, cette réforme a produit des résultats remarquables, notamment en milieu urbain, avec la signature en 1996 d’un contrat d’affermage entre l’État, la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) et la SDE, remplacée par la suite par Sen’Eau. Ce succès a permis d’exporter le modèle sénégalais adopté et adapté par d’autres pays.

    Ces efforts ont permis au Sénégal d’atteindre une quasi-couverture universelle pour l’eau potable : 99 pour cent en milieu urbain et 91 pour cent en milieu rural, soit un taux national de 94,4 pour cent (si on considère que 56,2 pour cent de la population vit en zone rurale).

    En revanche, l’assainissement demeure le talon d’Achille, à l’image de la situation mondiale. Les taux d’accès sont de 68 pour cent en milieu urbain et de 47 pour cent en milieu rural, pour un taux national de 57 pour cent. Conscient de cet enjeu, le Sénégal a décidé d’y consacrer des moyens significatifs, avec une allocation de 1 700 milliards de FCFA dédiée à l’assainissement – un effort sans précédent.

    C’est cette dynamique que le gouvernement actuel entend approfondir et veut réformer la réforme afin de consolider les acquis des performances du secteur de l’eau avec certainement une cadre institutionnel reformé, cohérent pour plus d’efficacité et d’efficience dans l’atteinte des résultats avec des approches innovantes sur les plans technique, environnemental, ingénierie sociale pour atteindre l’accès équitable et durable à des systèmes d’assainissement résilients au changement climatique.

     

    La réunion de Dakar a permis à la communauté internationale de mesurer l’engagement du président de la République du Sénégal M. Bassirou Diomaye Faye, qui a fait de la souveraineté hydrique un pilier central de son programme de transformation. À l’ouverture des travaux, il a déclaré : « L’eau ne doit plus être le parent pauvre des politiques de développement. Au Sénégal, nous engageons une réforme profonde pour garantir à chaque citoyen un accès souverain et durable à une eau de qualité. C’est une question de justice sociale et de dignité nationale. »

    Sur la Route d’Abou Dhabi, les organisateurs ont proposé des thématiques d’une grande cohérence, structurées autour de six dialogues interactifs reliant l’eau aux populations, à la prospérité, à l’environnement, au multilatéralisme et aux investissements. Les pays coprésidents continueront d’affiner les résultats issus de ces échanges afin de nourrir le contenu de la Conférence d’Abou Dhabi et d’aboutir à des mesures fortes et opérationnelles.

    Il convient également de mettre en exergue les coûts globaux nécessaires à l’atteinte de l’ODD 6. Les estimations de la Banque mondiale et d’ONU-Eau indiquent qu’il faudrait environ 28,4 milliards de dollars par an pour les services de base, et 114 milliards pour les services gérés en toute sécurité. Le coût total annuel de l’ODD 6 s’élève ainsi à 198 milliards de dollars, soit 1 188 milliards entre 2025 et 2030.

    Cette réalité révèle un paradoxe saisissant. À titre de comparaison, les budgets annuels de défense atteignent environ 968 milliards de dollars pour les États-Unis, 320 milliards pour l’Union européenne, 314 milliards pour la Chine et 145 milliards pour la Russie. À lui seul, le budget militaire américain pourrait presque couvrir les besoins mondiaux du secteur de l’eau.

     

    Par ailleurs, les bénéfices cumulés annuels des dix premières capitalisations boursières mondiales dépassent 650 milliards de dollars. Deux années de ces profits suffiraient à financer l’accès universel à l’eau potable.

     

    Soyons clairs : il ne s’agit point de donner des leçons – on n’en a ni le pouvoir ni l’autorité – ou de remettre en cause la souveraineté des États ni leurs impératifs de sécurité. Ces comparaisons montrent simplement que les ressources existent, mais qu’elles sont orientées vers d’autres priorités, tandis que les populations les plus vulnérables subissent une double, voire une triple peine. Il y a juste une question de morale qu’un fort plaidoyer pourrait adresser pour permettre aux certains pays de combler le gap de l’accès à ce service sociale de base, moteur de croissance.

     

    Déjà en 2002, Jacques Chirac avertissait : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Plus de vingt ans plus tard, cet avertissement reste tragiquement d’actualité.

     

    Donc, un plaidoyer au plus haut niveau auprès des États à haut revenu et de la finance internationale est aujourd’hui indispensable. Le Groupe de la Banque mondiale et les banques multilatérales de développement peuvent jouer un rôle central pour préparer l’après-2030 et restaurer la dignité de populations privées de services essentiels dans un monde de plus en plus numérique.

     

    La réunion de Dakar a mis en avant des solutions innovantes telles que les obligations bleues ou les mécanismes de dette contre eau. Le Sénégal avait d’ailleurs bénéficié, dès 1993, d’un rachat de dette par les Pays-Bas, permettant notamment à l’UNICEF de soutenir des avancées majeures en matière de vaccination, de scolarisation, de protection des enfants et d’accès à l’eau, jusqu’à l’éradication du ver de Guinée.

     

    La « Mission Eau », portée par la Banque mondiale et visant un milliard de bénéficiaires, constitue une opportunité stratégique pour le Sénégal, à condition de poursuivre les réformes institutionnelles, de renforcer les capacités nationales et de consolider les acquis issus des programmes spéciaux d’hydraulique, de la réforme de 1995 et du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (PEPAM)

    Il est également essentiel d’impliquer davantage les populations et les collectivités locales, et de renforcer l’intégration de l’eau et de l’assainissement dans les politiques et programmes de santé, d’éducation, d’électrification rurale et de développement agricole. Cette approche transversale est indispensable pour bénéficier des effets de leviers et réduire durablement la fracture hydraulique.

     

    La crise de l’eau n’est pas une fatalité technique. C’est un choix politique. Comme le souligne le président Bassirou Diomaye Faye, la réussite de l’ODD 6 est une question de souveraineté. L’argent existe ; il est simplement investi ailleurs. Le sommet de 2026 sera un test historique : choisirons-nous de financer la destruction ou de sécuriser la vie ?

     

     

    Dakar le 30 janvier 2026

    Moustapha NIANG

    Polytechnicien

    Fonctionnaire international de l’UNICEF retraité

    Ancien Chef/Manager Eau-Assainissement-Hygiène, UNICEF

    Mniang20@gmail.com ; 773182188

     

  • Fête de l’Indépendance 2026 : le mouvement “Thiès d’abord” salue le choix présidentiel

    Fête de l’Indépendance 2026 : le mouvement “Thiès d’abord” salue le choix présidentiel

    Le Mouvement « Thiès d’abord » a exprimé sa satisfaction après la décision du Président de la République de désigner la ville de Thiès pour abriter la célébration officielle de la Fête de l’Indépendance du 4 avril 2026.

    Dans un communiqué rendu public, le mouvement citoyen qualifie ce choix de hautement symbolique, soulignant le rôle historique et stratégique de Thiès dans la construction de la Nation sénégalaise. Ville-carrefour, capitale du rail et bastion du patriotisme, Thiès a, selon le mouvement, toujours occupé une place centrale dans l’histoire politique, économique et sociale du pays.

    Pour « Thiès d’abord », la décision présidentielle dépasse le cadre d’un simple déplacement protocolaire. Elle s’inscrit dans une vision d’État fondée sur l’équilibre territorial, la décentralisation effective et la valorisation des pôles urbains de l’intérieur du pays. Le mouvement y voit un acte fort de reconnaissance, mais également une projection vers l’avenir, positionnant Thiès au cœur de la dynamique nationale de refondation territoriale.

    Cette désignation est également perçue comme une opportunité historique pour remettre en lumière les défis structurels auxquels la ville est confrontée. Le communiqué évoque notamment l’emploi des jeunes, la mobilité urbaine, les infrastructures et équipements, la relance du chemin de fer, le projet de Thiès ville neuve, la relance économique locale ainsi que la valorisation du patrimoine historique et culturel.

    Le Mouvement appelle par ailleurs à une mobilisation collective de l’ensemble des forces vives de la ville afin de faire de cette célébration un moment de fierté partagée, d’unité nationale et de renouveau citoyen.

    Réaffirmant son engagement « constant, inconditionnel et sans faille » en faveur de Thiès et de ses populations, « Thiès d’abord » invite tous les Thiessois, au-delà des clivages politiques et sociaux, à œuvrer ensemble pour la réussite de cet événement d’envergure nationale.

    Le communiqué est signé par Me Habib Vitin, président du Mouvement Thiès d’abord et membre de la Conférence des leaders de la Coalition Diomaye Président.

  • « Scandaleuses » : Pape Alé Niang attaque la CAF après les sanctions du Sénégal

     

    La CAF a pris des mesures disciplinaires contre le Sénégal, après les incidents qui ont émaillé la finale de la CAN 2025 face au Maroc. Pape Thiaw a reçu une suspension de 5 matchs et 55 millions fcfa, pendant que Iliman Ndiaye et Ismaila Sarr ont chacun reçu 2 matchs de suspension. La Fédération sénégalaise de football, pour sa part, devra payer la somme de 330 millions Fcfa.

    Sur son compte X, Pape Ale Niang a réagi avec véhémence suite à la prononciation des sanctions. Le directeur général de la RTS 1 a jugé scandaleuses les mesures disciplinaires contre les Sénégalais.

    « Ces sanctions prononcées par les cupides, soumis affairistes de la CAF sont scandaleuses. Il est temps que les africains se mobilisent pour dénoncer cette honteuse mascarade qui n’honore pas le football. Après avoir fait foirer leur complot restons debout dans la dignité », écrit-il.

    Le Sénégal a encore la possibilité d’interjeter appel, pour tenter d’adoucir les sanctions.

     

  • Marché des titres publics : le Sénégal vise 4 122 milliards FCfa sur le marché intérieur en 2026

    Marché des titres publics : le Sénégal vise 4 122 milliards FCfa sur le marché intérieur en 2026

    En marge des Rencontres sur le Marché des Titres publics (Remtp), tenues du 26 au 28 janvier à Lomé (Togo), le directeur de la Dette publique, Elhadji Alioune Diouf, a levé le voile sur la stratégie de mobilisation des ressources du gouvernement sénégalais pour l’année 2026. Celle-ci repose essentiellement sur quatre appels publics à l’épargne et l’émission d’un sukuk, avec pour objectif de mobiliser 4 122 milliards de FCfa sur le marché intérieur.

    Intervenant lors des *Focus pays* organisés au cours de la deuxième journée des Remtp, le 27 janvier à Lomé, le responsable de la dette publique a détaillé les ambitions financières du Sénégal. Selon lui, sur le volume global attendu, 90 milliards de FCfa seront destinés aux besoins de trésorerie à travers des opérations infra-annuelles. Par ailleurs, 1 200 milliards de FCfa devraient être levés par syndication, répartis en quatre emprunts obligataires, à raison d’une opération par trimestre.

    Dans une logique de diversification des sources de financement, le Sénégal prévoit également l’introduction d’un sukuk afin d’attirer les investisseurs sensibles aux principes de la finance islamique. Elhadji Alioune Diouf s’est montré confiant quant à la capacité du pays à couvrir ses besoins de financement estimés à 6 075 milliards de FCfa en 2026, rappelant que les performances enregistrées en 2025 ont permis de combler un gap de financement de 5 700 milliards de FCfa.

    S’exprimant sur le niveau de la dette publique, évaluée à 119 % du PIB, le directeur de la Dette publique a tenu à rassurer sur sa soutenabilité. « La dette reste viable. Lorsque l’on observe le différentiel entre le taux de croissance et le taux d’intérêt, on constate que la trajectoire demeure soutenable », a-t-il affirmé. Pour les années à venir, il a indiqué que le gouvernement poursuivra une politique d’endettement prudente, privilégiant les ressources concessionnelles dans la limite des disponibilités.

    Cette orientation stratégique, a-t-il expliqué, découle d’un diagnostic du portefeuille de la dette, marqué par un coût moyen d’environ 4 %, avec un taux plus élevé sur le marché intérieur, autour de 7 %, contre des taux plus faibles à l’extérieur. « Le risque de refinancement est plus important sur la dette intérieure, tandis que la dette extérieure comporte davantage de risques de change, d’autant que 40 % du portefeuille est libellé en devises », a-t-il précisé.

    Selon Elhadji Alioune Diouf, cette configuration avait conduit les autorités à adopter une stratégie visant à réduire progressivement la part de la dette extérieure au profit de la dette intérieure. D’un objectif initial de répartition 60/40, le portefeuille est passé à un équilibre de 50/50 en 2024-2025. Toutefois, la suspension du programme avec le FMI a entraîné une réorientation partielle du financement vers le marché intérieur, favorisée par la diversification des sources et l’arrivée d’investisseurs étrangers, permettant de mobiliser près de 4 000 milliards de FCfa.

    Abordant la question du déficit budgétaire, le directeur de la Dette publique a souligné les efforts de consolidation menés ces dernières années. À la suite de l’audit de la Cour des comptes, le déficit avait atteint 13 %, avant d’être ramené à 7,8 % en 2025 et à 5,3 % en 2026. Une réduction à 3 % est prévue en 2027. Ces progrès, a-t-il indiqué, sont portés par les réformes du Plan de redressement économique et social, qui ont déjà permis de générer plus de 750 milliards de FCfa de ressources additionnelles. « Cette consolidation budgétaire n’est pas synonyme d’ajustement, mais résulte d’une meilleure orientation et d’un ciblage plus efficace des dépenses », a-t-il insisté.

    Enfin, évoquant les perspectives macroéconomiques, Elhadji Alioune Diouf a estimé que le Sénégal devrait maintenir une tendance baissière de l’inflation tout en déployant des projets structurants à fort impact, tels que le Grand transfert d’eau, l’exploitation aurifère à travers un comptoir commercial et le développement des agropoles. Il a également mis en avant le rôle stratégique des hydrocarbures, notamment le projet gazier du Sénégal, appelé à influencer positivement le coût de l’électricité et à renforcer la compétitivité des entreprises.

  • Dialogue social : le Chef de l’État serre la vis et accélère les réformes sociales

    Dialogue social : le Chef de l’État serre la vis et accélère les réformes sociales

    Le Président de la République a replacé le dialogue social au cœur de l’action publique, en exigeant un contrôle strict et systématique des engagements conclus avec les partenaires sociaux. Dans cette perspective, il a enjoint le ministre de la Fonction publique et du Travail de lui transmettre, d’ici fin février 2026, le rapport global d’évaluation du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, paraphé le 1er mai 2025.

    Estimant indispensable l’instauration d’un dispositif permanent de concertation, le Chef de l’État a ordonné la tenue d’une rencontre dédiée à l’examen et au suivi des revendications sociales. Il a, à cet effet, sommé l’ensemble des ministres de créer des comités sectoriels et spécialisés de dialogue social, afin d’anticiper les conflits, d’apaiser le climat social et de bâtir les compromis nécessaires à la réussite des réformes publiques.

    Poursuivant cette dynamique, le Président de la République a chargé le ministre de la Fonction publique et du Travail d’élaborer un nouveau mécanisme de gouvernance des doléances et du droit de grève dans le secteur public, destiné à mieux structurer les revendications syndicales tout en garantissant la continuité du service public.

    Enfin, faisant de la protection sociale et de la sécurisation des emplois une priorité absolue, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre d’accélérer la réforme du système national de retraite et de sécurité sociale. Il a insisté sur la nécessité de finaliser et d’adopter, avant fin avril 2026, l’ensemble des textes législatifs et réglementaires y afférents, qu’il considère comme un pilier fondamental de la stabilité sociale et de l’équité.

     

  • CAN 2025 – Décision disciplinaire de la CAF : le Sénégal sacré, mais lourdement sanctionné

    CAN 2025 – Décision disciplinaire de la CAF : le Sénégal sacré, mais lourdement sanctionné

    La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé, plus tôt que prévu, sa décision disciplinaire à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2025. Verdict clair et sans appel : le Sénégal conserve son titre de champion d’Afrique, aucune des sanctions prononcées ne remettant en cause le sacre des Lions de la Téranga.

    La sentence est toutefois sévère sur le plan disciplinaire. Le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw est suspendu pour cinq matches officiels de la CAF pour comportement antisportif et atteinte à l’image du football. À cette sanction sportive s’ajoute une amende personnelle de 100 000 dollars, soit environ 60 millions de francs CFA.

    Deux joueurs sénégalais sont également sanctionnés. Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye écopent chacun de deux matches de suspension, pour comportement antisportif à l’égard de l’arbitre à l’issue de la rencontre.

    Sur le plan financier, la Fédération sénégalaise de football (FSF) encaisse le coup le plus dur. Elle est condamnée à une amende totale de 615 000 dollars, soit près de 370 millions de francs CFA, pour le comportement jugé inapproprié des supporters, des joueurs et de l’encadrement technique, en violation des principes de fair-play, de loyauté et d’intégrité du Code disciplinaire de la CAF.

    Au total, les sanctions financières cumulées visant Pape Bouna Thiaw et la FSF atteignent 715 000 dollars, l’équivalent d’environ 430 millions de francs CFA, une facture particulièrement lourde pour le football sénégalais.

    Du côté marocain, les sanctions sont plus modérées. Achraf Hakimi est suspendu pour deux matches, dont un avec sursis d’un an, tandis que Ismaël Saibari écope de trois matches de suspension, assortis d’une amende de 100 000 dollars. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) est condamnée à une amende globale de 315 000 dollars (environ 190 millions de francs CFA) pour divers manquements, notamment le comportement des ramasseurs de balles, l’envahissement de la zone VAR et l’usage de lasers par certains supporters.

    Enfin, la CAF a rejeté la protestation introduite par la FRMF, qui dénonçait de présumées violations du règlement par la Fédération sénégalaise de football lors de la finale.

  • Université de Matam : les travaux avancent à grands pas, selon Déthié Fall

    Université de Matam : les travaux avancent à grands pas, selon Déthié Fall

    En déplacement à Matam, le ministre des Infrastructures a fait le point sur l’état d’avancement des travaux de l’Université Souleymane Niang (USN). Au terme de la visite, Déthié Fall s’est montré globalement rassuré, évoquant un niveau d’exécution jugé satisfaisant.

    Sur le site universitaire, les équipes techniques ont indiqué que le chantier a atteint près de 70 % de réalisation. Un rythme que le ministre qualifie d’encourageant, soulignant des progrès visibles au niveau du gros œuvre, à l’image de ceux observés à l’Université du Sénégal oriental de Tambacounda. Pour lui, la dynamique engagée témoigne d’une bonne organisation du travail.

    Toutefois, Déthié Fall a insisté sur la nécessité d’accélérer davantage. Il a demandé à l’entreprise chargée des travaux de renforcer la main-d’œuvre et d’augmenter les plages horaires afin de respecter strictement le calendrier fixé. « Il faut mettre les bouchées doubles », a-t-il martelé, rappelant que les délais constituent une priorité absolue pour le gouvernement.

    Le ministre a annoncé une nouvelle visite de suivi prévue au mois de juin, avant une réception des infrastructures projetée pour octobre. Il s’est dit confiant quant à la capacité des équipes à livrer, dans les temps, les universités de Matam et de Tambacounda, à condition de maintenir la cadence actuelle.

    Prévue pour accueillir ses premiers étudiants à l’horizon octobre 2026, l’Université Souleymane Niang de Matam s’étend sur 70 hectares et comptera, à terme, 27 bâtiments aux standards modernes. Ce projet structurant vise à corriger le déséquilibre territorial de l’offre universitaire et à impulser une nouvelle dynamique académique dans le nord du Sénégal.

    Abordant également le cas de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Matam, le ministre a assuré que des dispositions concrètes seront prises afin de relancer les travaux à l’arrêt, réaffirmant l’engagement de l’État en faveur de la formation et de l’enseignement supérieur dans la région.