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Kaolack : Babacar Ndiogou dénonce le manque d’eau dans les écoles et interpelle les autorités communales

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« Des denrées pour les fêtes, mais pas d’eau dans nos écoles ? » C’est par cette interrogation incisive que l’ingénieur Babacar Ndiogou interpelle les autorités communales sur la persistance du manque d’eau dans les établissements scolaires. Il s’oppose notamment à l’installation de forages au sein des écoles primaires, plaidant plutôt pour une solution durable garantissant aux élèves un accès fiable à une eau potable de qualité.

Dans une déclaration au ton ferme, Babacar Ndiogou exprime son inquiétude face à une initiative qui consisterait à installer des forages scolaires pour pallier les difficultés d’approvisionnement en eau. Pour lui, une telle option ne saurait être envisagée sans des garanties sanitaires rigoureuses, notamment en matière de potabilité de l’eau.

L’ingénieur soulève ainsi plusieurs interrogations relatives aux risques bactériologiques, chimiques et biologiques que pourrait présenter l’eau destinée à la consommation des élèves. Il questionne également les mécanismes de contrôle régulier et indépendant qui permettraient de s’assurer du respect des normes sanitaires. « La santé de nos enfants ne doit faire l’objet d’aucun compromis », martèle-t-il, rappelant la vulnérabilité des jeunes élèves et la nécessité de placer leur sécurité au cœur de toute décision concernant leur environnement scolaire.

Face à cette situation, Babacar Ndiogou demande aux autorités communales de suspendre le projet, si sa mise en œuvre a déjà commencé, et d’engager des discussions avec la Senau afin de rétablir un approvisionnement fiable et durable en eau potable dans les établissements concernés.

À ses yeux, l’accès à l’eau dans les écoles ne doit pas être traité comme une mesure ponctuelle ou une réponse improvisée à une urgence. Il s’agit d’un besoin essentiel qui conditionne l’hygiène, la santé et le bon déroulement des activités scolaires.

L’interpellation de l’ingénieur dépasse toutefois la seule question technique des forages. Elle porte également sur la gestion des priorités dans les dépenses communales.

Dans sa déclaration, Babacar Ndiogou établit un contraste entre les dépenses consacrées à l’achat de denrées alimentaires distribuées à l’occasion de la Korité et de la Tabaski, et les difficultés persistantes rencontrées par les écoles pour accéder à l’eau.

Il déplore que des moyens financiers puissent être mobilisés pour des opérations de distribution à caractère social ou festif, alors qu’un besoin aussi fondamental que l’approvisionnement en eau des établissements scolaires demeure, selon lui, insuffisamment pris en charge. « Mais où étiez-vous pendant toutes ces années ? », lance-t-il aux autorités communales, dénonçant une gestion qu’il juge tardive face à une situation qui perdure.

L’ingénieur critique également ce qu’il considère comme des interventions de dernière minute, susceptibles de donner l’impression que certains responsables viennent sauver des établissements après les avoir laissés longtemps confrontés au manque d’eau. « L’eau à l’école n’est ni une faveur ni un cadeau personnel ».

Pour Babacar Ndiogou, la question de l’eau dans les écoles ne saurait être instrumentalisée à des fins de communication politique. Il estime que l’approvisionnement des établissements scolaires relève avant tout de la responsabilité des autorités et doit faire l’objet d’une réponse structurelle, indépendante des échéances électorales. « L’eau dans les écoles n’est ni une faveur ni un cadeau personnel », insiste-t-il, appelant à privilégier des solutions pérennes plutôt que des interventions ponctuelles.

À travers cette sortie, l’ingénieur pose ainsi un débat essentiel sur les priorités de l’action communale : garantir aux enfants un environnement scolaire sain, sécurisé et propice aux apprentissages.

Son interpellation met les autorités devant une exigence majeure : au-delà des annonces et des initiatives d’urgence, les établissements scolaires doivent pouvoir disposer d’un accès régulier à une eau potable dont la qualité est contrôlée et vérifiable.

Pour Babacar Ndiogou, la priorité est claire : les enfants ont besoin d’eau potable à l’école, pas de solutions improvisées ni de gestes présentés comme des faveurs politiques.

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