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Mamadou Lamine Camara quitte Berkane pour Al-Ittihad Tripoli : un choix ambitieux et risqué
Après plusieurs semaines de tractations, Mamadou Lamine Camara (23 ans) s’est officiellement engagé avec Al-Ittihad Tripoli, actuel leader du championnat libyen. Le milieu de terrain sénégalais quitte ainsi RS Berkane pour un montant estimé à 2,5 millions de dollars (environ 1,64 milliard de FCFA), mettant un terme à un feuilleton entamé l’été dernier après une tentative avortée vers Stoke City. -

Mort d’Abdoulaye Ba : l’Assemblée nationale exige toute la vérité
La disparition tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lundi dans l’enceinte de l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) dans un climat de violents affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, continue de provoquer une vive émotion jusque dans l’hémicycle. À l’Assemblée nationale, des députés de la majorité comme de l’opposition ont interpellé la ministre de la Justice, Yassine Fall, réclamant une enquête rapide, transparente et crédible pour établir les responsabilités.
La question a été soulevée lors de l’examen du projet de loi portant création de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL). À cette occasion, plusieurs parlementaires, dont Ayib Daffé, Me Abdoulaye Tall, Thierno Alassane Sall, Abdou Mbow et Guy Marius Sagna, ont exprimé leur inquiétude face aux circonstances de ce décès et insisté sur la nécessité d’apporter des réponses claires à l’opinion publique.
Prenant la parole au nom du groupe parlementaire PASTEF/Les Patriotes, Ayib Daffé a rappelé que des enquêtes ont été ouvertes et a exprimé l’espoir de conclusions rapides. « Nous espérons qu’elles permettront d’établir les circonstances exactes de ce drame et de situer les responsabilités », a-t-il déclaré.
Le mystère demeure toutefois sur les causes précises de la mort de l’étudiant en deuxième année de médecine. Des éléments d’autopsie ayant circulé dans la presse évoquent des violences subies lors des affrontements. Une version partiellement contredite par le parquet. Dans un communiqué publié samedi, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a indiqué qu’« à ce stade, les éléments disponibles ne corroborent pas les rumeurs faisant état de violences physiques exercées sur la victime ».
Entre contradictions, pression politique et forte attente citoyenne, l’affaire Abdoulaye Ba apparaît désormais comme un test pour l’institution judiciaire. Au-delà des clivages partisans, les députés ont affiché une position commune : faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, dans un contexte de tension persistante sur le campus universitaire.
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Arène nationale : Franc terrasse Tapha Tine et affirme son règne
L’Arène nationale a vibré, ce dimanche 15 février 2026, au rythme d’un affrontement de haute intensité entre Tapha Tine, chef de file de l’écurie Baol Mbollo, et Franc, fer de lance de la Jambaar Wrestling Academy. Une affiche de prestige qui a tenu en haleine les amateurs de lutte et confirmé la montée en puissance irrésistible du jeune prodige.
Invaincu avant ce combat, avec seize victoires en autant de sorties, Franc a une nouvelle fois justifié sa réputation. Face à un adversaire expérimenté et rompu aux grandes joutes, il a fait parler sa solidité physique, mais surtout une intelligence tactique remarquable. Patient, lucide et explosif dans l’exécution, il a su exploiter la moindre ouverture pour faire basculer le combat en sa faveur.
Ce duel marquait la première grande affiche de la saison 2025-2026, lancée en novembre. Porté par le promoteur Mansour Bâ à travers Jambaar Productions, l’événement était perçu comme un tournant potentiel dans la recomposition de la hiérarchie de l’arène. Pour Tapha Tine, l’enjeu était de taille : après son revers face à Balla Gaye 2 le 21 juillet 2024, une nouvelle défaite aurait des conséquences lourdes sur ses ambitions au sommet.
En face, Franc, dit « Ndiago’Or », avance sans trembler. Combat après combat, il consolide un parcours sans faute qui force le respect. Son invincibilité demeure intacte, et sa prestation face à Tapha Tine renforce l’idée qu’il n’est plus simplement une promesse, mais déjà une référence crédible dans l’arène sénégalaise.
À seize victoires consécutives, Franc s’impose désormais comme un prétendant sérieux aux chocs les plus attendus de la discipline. L’arène a peut-être assisté, ce dimanche, à la confirmation d’un nouveau patron.
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Cartographie nationale des Daara : une base stratégique validée par le ministre de l’Éducation
Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a procédé, jeudi 12 février 2026, à la validation officielle du rapport intermédiaire de la cartographie nationale des Daara, marquant une étape importante dans la structuration de l’enseignement religieux au Sénégal.
Pour la première fois, le pays se dote d’une base de données jugée « exhaustive et fiable » sur l’offre éducative religieuse. Cette initiative, portée par le ministère de l’Éducation nationale, vise à disposer d’un outil de référence permettant d’orienter les politiques publiques en faveur des écoles coraniques, longtemps restées en marge des dispositifs statistiques classiques.
Selon le ministre, cette cartographie dépasse le simple cadre d’un recensement administratif. Elle constitue un levier stratégique pour mieux accompagner les foyers religieux en infrastructures et en ressources pédagogiques, tout en renforçant la protection et le suivi des apprenants, communément appelés talibés.
L’objectif affiché est double : améliorer les conditions d’apprentissage dans les Daara et faciliter leur intégration progressive dans le système éducatif national, sans porter atteinte à leur identité spirituelle et à leur vocation religieuse. « Il s’agit de préserver l’âme des Daara tout en les inscrivant dans une dynamique d’équité et de modernisation », a souligné le ministre lors de la cérémonie de validation.
Cette cartographie intervient dans un contexte où la question des conditions de vie et d’encadrement des talibés demeure au cœur des préoccupations sociales et institutionnelles. En disposant d’informations précises sur le nombre de Daara, leur localisation, leurs effectifs et leurs besoins, les autorités entendent mieux cibler les interventions publiques et les partenariats avec les acteurs communautaires.
Toutefois, Moustapha Mamba Guirassy a insisté sur le caractère évolutif du document validé. Il a rappelé qu’il s’agit d’un rapport intermédiaire et que le chantier reste ouvert. La cartographie est conçue comme un « outil vivant », appelé à s’enrichir au fil du temps grâce au travail continu des équipes de terrain.
Le recensement se poursuit ainsi au plus près des maîtres coraniques, afin de ne laisser aucun Daara en marge du processus. Les agents mobilisés poursuivent la collecte et la vérification des données pour affiner les informations déjà consolidées et intégrer les structures qui n’auraient pas encore été prises en compte.
À travers cette démarche, le ministère entend renforcer la gouvernance du sous-secteur des Daara et poser les bases d’une politique publique plus cohérente, articulée autour de l’équité, de la protection des enfants et de la reconnaissance du rôle historique des écoles coraniques dans la formation religieuse et morale des générations.
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DÉCÈS D’ABDOULAYE BA À L’UCAD : LE PROCUREUR ORDONNE UNE ENQUÊTE EXHAUSTIVE SUR LES INCIDENTS
Le 9 février 2026, des affrontements ont éclaté sur le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, opposant étudiants et forces de l’ordre. Ces incidents ont causé des dégâts matériels importants et plusieurs blessés.
Suite à ces faits, le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie. La Sûreté urbaine est chargée de déterminer les responsabilités, tandis que la Division des investigations criminelles enquête sur le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, en deuxième année de médecine.

Le Procureur précise que rien ne permet pour l’instant d’établir des violences physiques sur la victime. Il appelle la population à la retenue et au respect de la justice dans l’attente des conclusions de l’enquête.
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Maroc : les 18 supporters sénégalais entendus, nouvelle audience fixée au 19 février
L’information a été confirmée à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise par Me Patrick Kabou, coordonnateur du pool des avocats de la défense. Selon lui, cette audition s’inscrit dans la continuité des démarches engagées pour garantir le respect des droits des mis en cause et assurer un traitement diligent du dossier.
À l’issue de cette audience, le tribunal a fixé une nouvelle comparution au 19 février prochain. Ce renvoi intervient dans un contexte particulier, marqué par la fin de la grève des avocats marocains. Le mouvement, qui avait perturbé le fonctionnement normal de la justice, doit officiellement prendre fin le 16 février, ouvrant la voie à la reprise des activités judiciaires.
Cette reprise est perçue comme une évolution favorable dans le traitement de l’affaire. Elle pourrait accélérer la procédure et offrir davantage de visibilité sur son dénouement, alors que le dossier est suivi de près par les familles des détenus et les autorités sénégalaises.
En attendant l’audience du 19 février, la défense se dit pleinement mobilisée pour faire valoir les droits des 18 ressortissants sénégalais, dans le respect des garanties d’un procès équitable.
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Administration territoriale : Bassirou Diomaye Faye exige performance et anticipation des crises
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réuni jeudi au Palais de la République les gouverneurs de région pour une séance de travail stratégique consacrée à la performance de l’administration territoriale. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de sa récente tournée dans le Sénégal oriental et traduit une volonté affirmée de renforcer la présence et l’efficacité de l’État dans les territoires.
Face aux représentants de l’exécutif dans les régions, le chef de l’État a rappelé un principe central : « l’autorité de l’État se mesure dans les territoires », à travers la qualité du service rendu aux citoyens et la capacité des autorités administratives à anticiper les tensions sociales, économiques et sécuritaires. Un message clair qui place la réactivité et la culture du résultat au cœur de l’action publique.
Trois priorités ont été réaffirmées. D’abord, la modernisation de l’administration territoriale, fondée sur une logique de performance et d’évaluation. Ensuite, une vigilance accrue concernant les questions foncières et les signaux sociaux susceptibles de dégénérer en crises. Enfin, une meilleure coordination des services déconcentrés pour rendre l’action de l’État plus cohérente et plus lisible pour les populations.
Le Président a également inscrit cette dynamique dans un cadre stratégique précis : le Plan stratégique 2025-2029 de la Direction générale de l’Administration territoriale servira désormais de référentiel opérationnel dans les régions. Sa mise en œuvre devra être alignée sur l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, feuille de route du développement national.
En validant les recommandations issues de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye engage ainsi l’administration vers une présence territoriale renforcée, avec un double objectif : consolider la stabilité et la cohésion nationale, tout en restaurant durablement la confiance des citoyens dans l’action publique.
À travers cette démarche, l’exécutif entend instaurer un pilotage territorial plus stratégique, où l’autorité de l’État se construit par des résultats tangibles et un impact concret sur le quotidien des populations.
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Saint-Louis : un réseau présumé de trafic de migrants démantelé, deux suspects déférés à Dakar
Un réseau présumé de trafic de migrants a été démantelé à Saint-Louis par l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT). Deux individus ont été déférés, le 9 février 2026, devant le procureur de la République financier près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants et escroquerie.
L’opération fait suite à un renseignement opérationnel reçu le 4 février, signalant l’organisation imminente d’un départ clandestin vers l’Espagne. Les agents ont alors mis en place une surveillance discrète à la gare routière de Saint-Louis, point présumé de rassemblement des candidats au voyage.
Le principal organisateur a été interpellé alors qu’il s’apprêtait, selon la police, à encaisser les frais exigés des migrants. La poursuite des investigations a conduit les enquêteurs au quartier Pikine 700, où huit candidats ont été retrouvés dans une maison appartenant à l’un des mis en cause.
Entendus comme témoins, les huit personnes ont déclaré avoir versé chacune entre 200 000 et 400 000 FCFA pour tenter de rejoindre les côtes espagnoles par voie maritime.
Selon les éléments communiqués par les enquêteurs, le présumé cerveau du réseau a reconnu avoir recruté et hébergé les candidats. Il aurait également admis être en négociation pour l’achat d’une pirogue équipée d’un moteur hors-bord de 60 chevaux afin d’organiser la traversée.
Son complice, qui devait piloter l’embarcation, a lui aussi été arrêté. Un cahier de comptes saisi dans sa chambre mentionnerait les identités des candidats ainsi que les montants déjà perçus.
La DNLT précise que les deux suspects seraient des récidivistes, déjà connus de ses services pour des faits similaires de trafic de migrants par voie maritime. L’enquête se poursuit sous la direction du parquet financier.
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Questions d’actualité : Ousmane Sonko attendu à l’Assemblée le 24 février, l’opposition face au dilemme du boycott
Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu à l’hémicycle le 24 février prochain pour une séance de questions d’actualité au gouvernement, un rendez-vous parlementaire qui s’annonce déjà sous tension.
Selon le quotidien Les Échos, l’attitude de l’opposition reste incertaine. Le journal s’interroge sur sa participation à cette séance, se demandant si elle prendra part aux échanges ou si elle optera une nouvelle fois pour le boycott.
Cette interrogation renvoie à la précédente séance de questions d’actualité, marquée par l’absence du groupe parlementaire Takku-Wallu, composé de l’APR et de ses alliés. Dirigé par Me Aïssata Tall Sall, ce groupe avait choisi de ne pas participer aux travaux, alimentant les tensions politiques autour de ce cadre d’échanges entre le gouvernement et les députés.
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Décès d’Abdoulaye Bâ à l’UCAD : la ministre de la Justice promet que « tous les coupables seront traduits devant la justice »
La ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Yacine Fall, a assuré mardi que toute la lumière sera faite sur les circonstances de la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ, survenue la veille à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Elle a affirmé que « tous les coupables seront traduits devant la justice ».
S’exprimant lors du point de presse du gouvernement consacré à la situation dans les universités, la ministre a indiqué que le parquet a été saisi dès les premières heures afin d’ouvrir les enquêtes nécessaires et d’établir clairement les responsabilités.
« Nos campus ne doivent jamais devenir des espaces de violence. Je m’engage devant le peuple sénégalais à tirer cette affaire au clair », a-t-elle déclaré.
Les autorités judiciaires promettent une enquête approfondie, dans le respect des lois et des principes de l’État de droit, alors que plusieurs acteurs sociaux et organisations de la société civile réclament vérité, justice et apaisement sur les campus.