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Sénégal : les Lions de la Teranga entrent dans le cercle très fermé du Top 15 mondial
Champion d’Afrique en 2025 aux dépens du Maroc, le Sénégal s’affirme plus que jamais comme une puissance montante du football mondial. Le classement FIFA publié le 19 janvier 2026 vient entériner cette dynamique exceptionnelle : les Lions de la Teranga occupent désormais la 12ᵉ place mondiale, un sommet jamais atteint dans l’histoire du football sénégalais. Cette avancée spectaculaire n’a rien d’un hasard. Elle traduit l’ancrage durable du Sénégal parmi les grandes nations du football, fruit d’un travail méthodique, d’une vision claire et d’une continuité rare à ce niveau. Sur les pelouses africaines comme face aux cadors internationaux, la sélection sénégalaise impose désormais le respect par la solidité de son jeu, sa discipline tactique et la qualité de ses talents, capables de faire la différence dans les moments clés. Plus qu’une simple progression arithmétique, ce classement consacre une régularité devenue la marque de fabrique des Lions. Année après année, le Sénégal s’installe dans le haut niveau, accumulant les performances et repoussant les limites de son statut. Le sacre continental de 2025 est venu sceller cette montée en puissance, en donnant une reconnaissance officielle à un projet sportif mûri dans la durée. Cette 12ᵉ place mondiale est donc un symbole fort : celui d’un football sénégalais arrivé à maturité, sûr de ses forces et résolument tourné vers l’excellence. Elle ravive surtout l’enthousiasme d’un peuple convaincu que ses Lions ne se contentent plus de briller ponctuellement, mais aspirent désormais à s’inscrire durablement parmi l’élite du football international. -

CAN 2025 : le Sénégal au sommet, une étoile arrachée dans la tempête de Rabat
Le Sénégal a une nouvelle fois marqué l’histoire du football africain. Dimanche soir, dans l’antre du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de la Teranga ont renversé le Maroc, pays organisateur, pour s’adjuger la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une victoire étriquée mais immense (1-0), décrochée après prolongation, au terme d’une finale suffocante, chargée de tension et plombée par de lourdes controverses arbitrales.
Il aura fallu attendre la 94ᵉ minute pour voir le destin basculer. Sur une action parfaitement maîtrisée, Pape Gueye a surgi pour faire trembler les filets et faire exploser de joie tout un peuple. Ce but, libérateur, offre au Sénégal une deuxième étoile continentale et scelle un sacre arraché au forceps, dans un climat hostile.
Une finale électrique et polémique
Cette finale restera aussi dans les mémoires pour son scénario houleux. En toute fin de temps réglementaire, un but sénégalais est refusé dans la confusion, avant qu’un penalty ne soit sifflé en faveur du Maroc dans les ultimes secondes. Une décision vivement contestée, qui a entraîné de longues protestations et une interruption du jeu. Dans ce contexte brûlant, sous la pression d’un public acquis aux Lions de l’Atlas, les Sénégalais ont fait preuve d’un sang-froid remarquable pour ne pas céder.
Le Sénégal prend l’ascendant
Sur la pelouse, la formation dirigée par Pape Thiaw a progressivement imposé son rythme. Plus cohérents dans le jeu, plus précis techniquement et mieux organisés dans la projection offensive, les Lions ont été les plus entreprenants. Dès la première période, Pape Gueye s’est illustré sur corner, s’élevant au second poteau pour placer une tête puissante que Yassine Bounou détourne d’un réflexe exceptionnel.
Le portier marocain a ensuite multiplié les parades décisives. Lancé en profondeur par Jackson, Iliman Ndiaye s’est présenté seul face au but, mais Bono a encore jailli, détournant la frappe du bout du pied. À la pause, le Sénégal affichait déjà quatre tirs cadrés et plusieurs occasions nettes, porté par la vivacité de Ndiaye et l’influence constante de Sadio Mané sur le couloir gauche.
Une résistance marocaine courageuse
Solide et discipliné, le Maroc n’a jamais sombré. Redoutables sur coups de pied arrêtés, les Lions de l’Atlas sont passés tout près de l’ouverture du score lorsque Nayef Aguerd, à bout portant, a manqué le ballon de très peu sur corner. Hakimi, Saibari et Ezzalzouli ont tenté d’apporter de la vitesse et de la percussion, mais la charnière sénégalaise, articulée autour de Niakhaté et Mamadou Sarr, a fait preuve d’une grande rigueur.
À la mi-temps, le score nul traduisait l’intensité et l’équilibre de la rencontre, même si le Sénégal pouvait nourrir de sérieux regrets au vu de sa domination territoriale et de ses occasions manquées. Sans un Bounou impérial, l’issue aurait sans doute été tout autre.
Un sacre forgé dans la douleur
En prolongation, malgré la fatigue, la pression et les décisions contestées, les Lions de la Teranga ont puisé dans leur mental pour faire la différence. Le but de Pape Gueye est venu récompenser une équipe solidaire, courageuse et résolument tournée vers la victoire.
Ce succès consacre le Sénégal parmi les grandes puissances du football africain. Plus qu’un simple trophée, cette CAN 2025 restera comme celle de la résilience et du caractère, remportée face à l’adversité, dans un contexte hostile, et gravée à jamais dans la mémoire collective des supporters sénégalais.
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CAN 2025 : le Sénégal au sommet, une étoile arrachée dans la tempête de Rabat
Le Sénégal a une nouvelle fois marqué l’histoire du football africain. Dimanche soir, dans l’antre du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de la Teranga ont renversé le Maroc, pays organisateur, pour s’adjuger la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une victoire étriquée mais immense (1-0), décrochée après prolongation, au terme d’une finale suffocante, chargée de tension et plombée par de lourdes controverses arbitrales.
Il aura fallu attendre la 94ᵉ minute pour voir le destin basculer. Sur une action parfaitement maîtrisée, Pape Gueye a surgi pour faire trembler les filets et faire exploser de joie tout un peuple. Ce but, libérateur, offre au Sénégal une deuxième étoile continentale et scelle un sacre arraché au forceps, dans un climat hostile.
Une finale électrique et polémique
Cette finale restera aussi dans les mémoires pour son scénario houleux. En toute fin de temps réglementaire, un but sénégalais est refusé dans la confusion, avant qu’un penalty ne soit sifflé en faveur du Maroc dans les ultimes secondes. Une décision vivement contestée, qui a entraîné de longues protestations et une interruption du jeu. Dans ce contexte brûlant, sous la pression d’un public acquis aux Lions de l’Atlas, les Sénégalais ont fait preuve d’un sang-froid remarquable pour ne pas céder.
Le Sénégal prend l’ascendant
Sur la pelouse, la formation dirigée par Pape Thiaw a progressivement imposé son rythme. Plus cohérents dans le jeu, plus précis techniquement et mieux organisés dans la projection offensive, les Lions ont été les plus entreprenants. Dès la première période, Pape Gueye s’est illustré sur corner, s’élevant au second poteau pour placer une tête puissante que Yassine Bounou détourne d’un réflexe exceptionnel.
Le portier marocain a ensuite multiplié les parades décisives. Lancé en profondeur par Jackson, Iliman Ndiaye s’est présenté seul face au but, mais Bono a encore jailli, détournant la frappe du bout du pied. À la pause, le Sénégal affichait déjà quatre tirs cadrés et plusieurs occasions nettes, porté par la vivacité de Ndiaye et l’influence constante de Sadio Mané sur le couloir gauche.
Une résistance marocaine courageuse
Solide et discipliné, le Maroc n’a jamais sombré. Redoutables sur coups de pied arrêtés, les Lions de l’Atlas sont passés tout près de l’ouverture du score lorsque Nayef Aguerd, à bout portant, a manqué le ballon de très peu sur corner. Hakimi, Saibari et Ezzalzouli ont tenté d’apporter de la vitesse et de la percussion, mais la charnière sénégalaise, articulée autour de Niakhaté et Mamadou Sarr, a fait preuve d’une grande rigueur.
À la mi-temps, le score nul traduisait l’intensité et l’équilibre de la rencontre, même si le Sénégal pouvait nourrir de sérieux regrets au vu de sa domination territoriale et de ses occasions manquées. Sans un Bounou impérial, l’issue aurait sans doute été tout autre.
Un sacre forgé dans la douleur
En prolongation, malgré la fatigue, la pression et les décisions contestées, les Lions de la Teranga ont puisé dans leur mental pour faire la différence. Le but de Pape Gueye est venu récompenser une équipe solidaire, courageuse et résolument tournée vers la victoire.
Ce succès consacre le Sénégal parmi les grandes puissances du football africain. Plus qu’un simple trophée, cette CAN 2025 restera comme celle de la résilience et du caractère, remportée face à l’adversité, dans un contexte hostile, et gravée à jamais dans la mémoire collective des supporters sénégalais.
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REFONDATION DE L’ÉCOLE SÉNÉGALAISE
Refonder un système éducatif, c’est “rebâtir” en s’attaquant aux racines du mal ou d’un supposé mal. C’est considérer qu’il faut élaborer un/des référentiel(s) qui s’adapte(nt) aux réalités locales et internationales. C’est, normalement, s’inscrire dans la perspective d’une élaboration d’une nouvelle loi d’orientation de l’Éducation nationale qui trace les finalités de l’école du XXIe siècle.
Il est, dès lors, question de proposer des contenus – non pas seulement sénégalais et africains – capables de déconfiner les imaginaires actuels des jeunes Sénégalais, des contenus réalistes aptes à installer des compétences stratégiques et durables. Il est impératif d’éviter le piège déconcertant du chauvinisme ou l’effervescence des mémoires alambiquées propulsées au rang de discipline au détriment de l’histoire qui, elle aussi, ne devrait pas être utilisée comme une dystopie qui permettrait à des apprenants de voir “la vie dans le rêve d’autrui”.
Il faut une école qui permet, concrètement, aux apprenants d’opérer une réflexion critique sur leur environnement, une opération de remise en question qui leur éloigne des évidences, mais une opération de conceptualisation permanente qui leur permettrait de surmonter les apories de la vie. Il s’agit de produire des/un référentiel(s) qui aide(nt) à dépasser l’affection outrecuidante et immobilisante pour s’inscrire dans des perspectives mondiales concurrentielles.
Ce processus exige, d’une part, des concertations poussées et inclusives, d’autre part, la nécessité pour certains acteurs de s’extirper du “piège de l’indispensabilité”.
Dr. Mamadou Yéro BALDÉ
Enseignant-chercheur au département Histoire-Géographie, FASTEF/UCAD
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CAN 2025 : Pape Thiaw fustige un grave manquement sécuritaire et alerte sur l’image de l’Afrique
L’incident survenu lors de l’arrivée des Lions du Sénégal à Rabat continue de susciter de vives réactions. Exposés au milieu d’une foule dense, sans dispositif sécuritaire adéquat, les joueurs sénégalais ont vécu une situation que leur sélectionneur, Pape Thiaw, juge tout simplement inacceptable. En conférence de presse, ce samedi au stade Moulay Hassan, le technicien n’a pas caché sa colère.
La rencontre avec la presse, organisée à la veille de la finale de la CAN 2025 prévue ce dimanche 18 janvier 2026, a d’ailleurs débuté dans un contexte tendu. La délégation sénégalaise est arrivée en retard, un contretemps imputé à des problèmes d’escorte. Un retard venu s’ajouter aux incidents de la veille et qui a fini par faire sortir Pape Thiaw de sa réserve.
« Je ne voulais pas en parler, mais c’est inadmissible que des joueurs soient exposés sans sécurité », a-t-il dénoncé, sous les applaudissements des journalistes. Pour le sélectionneur des Lions, l’enjeu dépasse largement le cadre sportif. « Aujourd’hui, la CAN est regardée partout dans le monde. C’est une compétition majeure. C’est dommage de donner une telle image pour de simples enjeux de football », a-t-il regretté.
Pape Thiaw a surtout insisté sur la portée symbolique de cette Coupe d’Afrique des Nations pour le continent. « C’est l’image de l’Afrique qui est en jeu. La CAN a grandi, il ne faut pas la gâcher », a-t-il martelé, rappelant les combats menés pour la reconnaissance internationale de la compétition. « Nous avons des joueurs de classe mondiale. Sadio Mané méritait le Ballon d’Or, mais certains estimaient que la CAN n’était pas une grande compétition. Aujourd’hui, l’organisation est belle, il faut savoir bien la terminer. »
Revenant précisément sur l’incident de la gare, le sélectionneur sénégalais s’est montré catégorique : « Ce qui s’est passé hier est inadmissible. Mes joueurs étaient exposés, tout pouvait arriver. Cela ne doit plus se reproduire, surtout entre deux pays frères. »
À la veille d’une finale très attendue face au Maroc, cette sortie médiatique met en lumière les tensions autour de l’organisation, mais aussi la volonté du staff sénégalais de défendre la dignité, la sécurité des joueurs et l’image du football africain sur la scène mondiale.
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CAN 2025 – Finale : Pape Thiaw reconnaît l’avantage marocain, mais affiche la confiance des Lions
À la veille de la finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des Nations, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a livré une lecture claire et sans langue de bois du choc très attendu face au Maroc. Lucide sur les rapports de force, le technicien sénégalais concède un statut de favori aux Lions de l’Atlas, tout en affirmant la détermination et la préparation optimale de son équipe. « Le Maroc est favori, même au classement FIFA, ils sont devant nous. Je crois qu’ils sont 8ᵉ et nous 11ᵉ. Il faut les féliciter », a-t-il déclaré en conférence de presse, saluant le parcours et la constance de la sélection marocaine, devenue une référence du football africain ces dernières années. Pour autant, Pape Thiaw relativise cette hiérarchie. À ses yeux, la suprématie historique continentale reste l’apanage de l’Égypte, nation la plus titrée de l’histoire de la CAN. « Ils sont favoris, même si pour moi la meilleure équipe africaine reste l’Égypte avec ses sept titres », a-t-il rappelé, inscrivant le débat dans une perspective plus large. Cette reconnaissance du statut marocain ne traduit cependant aucun complexe du côté sénégalais. Bien au contraire. Le sélectionneur des Lions de la Teranga insiste sur le travail accompli et sur la solidité mentale de son groupe. « Le Maroc demeure favori, mais nous avons beaucoup travaillé pour arriver ici. C’est une finale de rêve pour tout le monde et nous sommes bien préparés pour ce match », a-t-il assuré avec sérénité. La finale de ce dimanche mettra ainsi aux prises les deux meilleures sélections africaines au classement FIFA : le Maroc, leader continental, et le Sénégal, dauphin ambitieux. Une affiche de prestige, symbole de l’élite du football africain, où le statut de favori devra se confronter à l’expérience, à la résilience et à l’envie d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la CAN. -
CAN 2025 : Rabat prête pour une finale sous haute organisation entre le Maroc et le Sénéga
À quelques heures de l’ultime affiche de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le Comité d’Organisation a rendu public un communiqué détaillant les mesures exceptionnelles arrêtées pour assurer le bon déroulement de la finale opposant le Maroc au Sénégal, ce dimanche 18 janvier 2026, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.
Objectif affiché : garantir une soirée fluide, sécurisée et à la hauteur du prestige de l’événement phare du football africain.
Ouverture anticipée du stade pour éviter les engorgements
Afin de prévenir les attroupements et d’assurer une gestion optimale des flux de supporters, les portes du stade seront ouvertes dès 15h00. Cette anticipation doit permettre un contrôle rigoureux des billets, une circulation plus fluide et une installation progressive des dizaines de milliers de spectateurs attendus.
Les autorités locales, appuyées par un important dispositif sécuritaire, seront pleinement mobilisées à l’intérieur comme aux abords de l’enceinte sportive.
Une cérémonie de clôture grandiose avant le choc
Avant le coup d’envoi, le public assistera à une cérémonie de clôture annoncée comme spectaculaire. Programmée à 18h30, elle célébrera la culture marocaine, la jeunesse africaine et l’unité du continent à travers une mise en scène mêlant musique, danse, jeux de lumière et effets visuels.
Une apothéose artistique destinée à magnifier une CAN 2025 saluée pour son niveau de jeu et son intensité.
Coup d’envoi à 19h00 GMT pour un duel de prestige
La finale sera lancée à 19h00 GMT. Elle opposera le Maroc et le Sénégal, respectivement premières nations africaines au classement FIFA. Les Lions de l’Atlas visent un second sacre continental, près d’un demi-siècle après leur titre de 1976, tandis que les Lions du Sénégal, champions en 2022 et finalistes réguliers ces dernières années, entendent confirmer leur statut de référence du football africain.
Un affrontement de haut niveau qui tiendra le continent en haleine.
Un appel ferme au civisme et au fair-play
Le Comité d’organisation a également insisté sur la nécessité d’un comportement exemplaire des supporters. Respect des consignes de sécurité, discipline dans les déplacements et esprit sportif sont vivement recommandés afin d’éviter tout incident.
« Le public est invité à arriver tôt, à encourager dans le respect de l’adversaire et à célébrer cette finale dans un esprit de fraternité africaine », souligne le communiqué.
Une finale au-delà du sport
Au-delà de l’enjeu sportif, cette finale symbolise le rayonnement du football africain et la capacité du Maroc à accueillir un événement continental d’envergure. Depuis le coup d’envoi de la CAN, le Royaume vit au rythme de la compétition, porté par une ferveur populaire remarquable et des infrastructures modernes saluées par la CAF.
Dimanche soir, Rabat s’apprête à devenir le cœur battant de l’Afrique, pour une finale appelée à entrer dans l’histoire.
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Géopolitique du football : la sortie stratégique du Premier ministre Ousmane Sonko et la projection internationale du Sénégal
La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko à Mbour, à l’occasion de l’inauguration du Centre de formation professionnelle Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan, s’inscrit dans une séquence politique à forte densité symbolique et stratégique. Au-delà de l’acte institutionnel, le message est sans ambiguïté : le football est désormais envisagé comme un levier géopolitique, un instrument de projection internationale et un pilier de la stratégie d’attractivité du Sénégal. Cette prise de parole intervient à un moment particulièrement significatif, à la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations que le Sénégal dispute ce dimanche 18 janvier face au Maroc.
La concomitance entre ce discours politique et l’actualité sportive majeure n’est nullement fortuite. Elle traduit une lecture stratégique du football comme espace d’expression de la puissance douce. Le Sénégal ne se contente plus d’exister sur les terrains africains ; il revendique une place durable dans l’architecture du football mondial.
Cette ambition s’appuie sur un socle politique et institutionnel solide. Le Sénégal fait figure d’exception en Afrique de l’Ouest par sa stabilité démocratique, matérialisée par trois alternances pacifiques par les urnes. Cette continuité institutionnelle confère au pays une crédibilité stratégique forte, rassurante pour les investisseurs et les partenaires internationaux. À cela s’ajoute une situation géographique avantageuse : à environ cinq heures de vol de l’Europe, le Sénégal s’impose comme une interface naturelle entre l’Afrique et les grands centres du football mondial.
Sur le plan sportif, le capital symbolique est tout aussi déterminant. Le Sénégal compte plusieurs participations à la Coupe du monde et demeure l’une des rares nations africaines à avoir atteint les quarts de finale, en 2002. Ce parcours historique reste indissociable d’un acte fondateur de la géopolitique du football africain : la victoire inaugurale contre la France, tenante du titre mondial, lors du match d’ouverture. Ce succès n’avait pas seulement valeur sportive ; il avait valeur de rupture symbolique, redistribuant les rapports de prestige entre Nord et Sud dans l’imaginaire footballistique mondial. Fait hautement révélateur, le Sénégal retrouvera de nouveau la France lors de la prochaine Coupe du monde organisée conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, confirmant la récurrence de ces confrontations chargées d’histoire et de portée géopolitique.
Les performances récentes de l’équipe nationale s’inscrivent dans cette continuité. Trois finales (depuis l’instauration du format à 24 équipes) de Coupe d’Afrique des Nations (2019, 2021, 2025), un sacre continental en 2021 et une présence régulière dans les grandes compétitions internationales ont installé le Sénégal parmi les puissances sportives du continent. La finale du 18 janvier 2025 face au Maroc, pays organisateur, s’inscrit ainsi dans un duel de leadership africain, où se croisent ambitions sportives, stratégies d’influence et modèles de développement.
C’est dans ce contexte que la référence explicite du Premier ministre à l’engagement du propriétaire de Manchester City, également vice-président des Émirats arabes unis, prend tout son sens. Le football contemporain est structuré par des réseaux transnationaux où se croisent capitaux, diplomatie et stratégies d’influence. En appelant publiquement à la concrétisation d’un institut de formation footballistique au Sénégal, le chef du gouvernement inscrit le pays dans cette cartographie mondiale du pouvoir sportif, tout en assumant une diplomatie proactive.
Le choix de Mbour comme site potentiel de cette infrastructure traduit une volonté claire de territorialiser la géopolitique du football. Il s’agit d’ancrer l’investissement international dans les réalités locales, de structurer les parcours des jeunes talents, de créer de la valeur sur place et de proposer des alternatives crédibles aux trajectoires d’exil. Le football devient alors un outil d’aménagement du territoire, de cohésion sociale et de sécurisation des avenirs individuels.
À travers cette séquence, le Sénégal affirme une vision stratégique assumée : ne plus être seulement un réservoir de talents, mais un acteur capable de maîtriser la chaîne de valeur du football mondial. Formation, encadrement, visibilité, diplomatie sportive et souveraineté symbolique se conjuguent désormais dans un même projet.
La finale de la CAN face au Maroc vient ainsi cristalliser cette dynamique. Sur le terrain comme sur l’échiquier géopolitique, le Sénégal joue une partie décisive : celle de la confirmation de son statut, de la consolidation de son image internationale et de son ambition de puissance douce. La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko à Mbour n’est pas un simple discours circonstanciel ; elle marque une étape dans la construction d’une géopolitique sénégalaise du football, lucide, volontaire et tournée vers l’avenir.
Dr Seydou KANTÉ
Docteur en géopolitique et géographie politique /MBA
Chercheur /Consultant /Analyste et auteur
seydoo@hotmail.com -

CAN 2025 : la FSF dénonce de graves dysfonctionnements à la veille de la finale
À la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public ce lundi, l’instance fédérale dénonce une série de dysfonctionnements majeurs dans l’organisation de l’événement, pointant des manquements qu’elle juge incompatibles avec le prestige d’une finale continentale.
La FSF s’indigne notamment des conditions d’arrivée de la délégation sénégalaise à Rabat. À la gare ferroviaire, aucun dispositif de sécurité adéquat n’aurait été mis en place, exposant joueurs et encadrement technique à une promiscuité jugée dangereuse. Pour la Fédération, une telle négligence constitue une entorse grave aux normes de sûreté attendues à ce niveau de compétition.
Logistique hôtelière sous tension
Sur le plan de l’hébergement, la délégation sénégalaise n’a pas été logée, dans un premier temps, dans un établissement répondant aux exigences de performance et de récupération. Il aura fallu une protestation officielle par voie écrite pour que les Lions soient finalement installés dans un hôtel cinq étoiles, condition minimale, selon la FSF, pour préparer sereinement une finale.
Entraînements : une question d’équité sportive
Autre point de crispation : la question des séances d’entraînement. La FSF a catégoriquement refusé que l’équipe nationale s’entraîne au Complexe Mohammed VI, désigné comme camp de base de l’équipe adverse. Une situation que la Fédération considère comme contraire aux principes d’équité. À quelques heures du match, le site officiel d’entraînement des Lions reste toujours incertain.
Billetterie et accès restreint au stade
La Fédération déplore également les limitations imposées en matière de billetterie. La dotation officielle en billets VIP et VVIP se limite à seulement deux unités. Bien que la FSF ait pu acquérir 300 billets en catégorie 1, 850 en catégorie 2 et 1 700 en catégorie 3, ces volumes sont jugés largement insuffisants au regard de l’engouement des supporters sénégalais.
Un appel à la transparence
Enfin, la Fédération Sénégalaise de Football appelle les organisateurs à plus de clarté, d’équité et de respect des standards internationaux. Elle réaffirme sa détermination à défendre les intérêts de l’équipe nationale et espère que ces entraves seront levées sans délai, afin que les Lions puissent disputer la finale dans des conditions dignes de l’enjeu.
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La vérité sur les « chiffres cachés » d’Enseignants-Chercheurssénégalais recrutés en Guinée
Les chiffres sont éloquents ; ils mettent à nu toute entreprise de diabolisation et d’esprit malveillant. L’entreprise de calomnie parle de « 59 » (finalement « 54 ») en Guinée alors qu’il ne s’agit que d’un nombre infime d’environ 11 Enseignants-Chercheurs sénégalais en service dans les universités publiques.
- Les chiffres manipulés
Les chiffres renversent le projet diabolisant et clivant faisant état d’une cinquantaine d’Enseignants-Chercheurs sénégalais en Guinée.
Les 32 Assistants et 03 Maîtres-Assistants, soit, au regard du grade, 35 nouveaux emplois créés par la Guinée (en principe, des docteurs et doctorants qui aspirent à leurs premiers emplois dans l’enseignement universitaire et, par conséquent, sans rattachement universitaire au Sénégal). Sur cette catégorie (généralement doctorants chômeurs réduits en vacataires malgré leurs diplômes acquis à la sueur de l’intelligence), le Sénégal se positionne comme pourvoyeur d’ « esprit-d ’œuvre », à côté de notre vaillante « main-d’œuvre » dans la diaspora africaine et d’ailleurs. C’est à la limite une épine enlevée du pied des universités du Sénégal qui peinent à absorber l’afflux docteurs laissés en rade. Quasiment, ces 35 ne sont pas des Enseignants-Chercheurs.
10 Professeurs titulaires et 09 maîtres de conférences, soit juste 19 Enseignants-Chercheurs sénégalais, encore appelés professeurs de rang magistral. Ces données relativisent l’ampleur et mettent à nu l’intention inélégante de récupérer un programme de haute facture académique. Ces professeurs de rang magistral, une fois leurs services de 6 h par semaine et leurs charges d’engagement des doctorants honorées, ont le droit de jouir du reste de leurs temps, soit en fréquentant les Livres Saints, soit en écrivant des livres, soit en délivrant des enseignements dans d’autres pays (mobilité académique), soit encore en signant des contrats à traceurs des centres de recherche (expérimentations, consultances, études, etc.).
Pourquoi donc autant de bruits ? D’autant plus que parmi les 19 Professeurs de rang magistral, certains sont effectivement admis à faire valoir leur droit à une pension de retraite. Au décompte final, Ce sont seulement 11 Enseignants-Chercheurs sénégalais recrutés en qualité de professeurs contractuels en Guinée.
- Une mobilité consacrée
En ce qui concerne la Faculté de droit de l’Université Cheikh Anta DIOP de Daker, des Professeurs interviennent depuis plus de 30 ans en Guinée et au Niger, et d’autres depuis quelques années au Togo, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Congo-Brazzaville, en France, et j’en passe.
La démarche s’inscrivait dans le cadre des missions d’enseignement, au gré des professeurs intervenants et quasiment sans l’interférence de la tutelle (Ministère en charge de l’Enseignement supérieur) et des autorités rectorales. Si aujourd’hui, les autorités guinéennes soumettent des contrats, c’est tout à fait logique en termes de cadre réglementé. En tout état de cause, les Professeurs « recrutés » sont des contractuels temporaires dans le cadre d’un programme d’une durée de 03 ans renouvelable. La Guinée est devenue moderne dans sa gouvernance, ; elle ne permet plus des interventions sans lien contractuel formel. Dans ce scénario, il n’y a aucune intention de soumettre les Enseignants-Chercheurs sénégalais au régime de Fonction publique guinéenne. C’est un régime dérogatoire pratiqué dans tous les systèmes de fonction publique contemporaine.
Le droit a déjà décidé en faveur des Enseignants-Chercheurs sénégalais. En effet, dans l’affaire dite du recrutement en Guinée, ils ont le droit avec eux, au vu des dispositions de l’article 11 de la loi n° 81-59 du 09 septembre 1981 portant statut du personnel enseignant, modifiée : « Les membres du personnel enseignant des universités peuvent bénéficier chaque année, d’une mission de courte durée pour une période maximale de 6 semaines : ils conservent dans cette position la totalité de leur rémunération et de leurs émoluments ».
Particulièrement, les 10 Professeurs titulaires et 9 Maîtres de Conférences, soit juste 19 professeurs de rang magistral, seront au service des Universités guinéennes, pour davantage accompagner les Enseignants-Chercheurs guinéens dans la co-production scientifique et dans les épreuves du CAMES. A terme, la Guinée disposera de ressources humaines qui se passeront de toute tutelle scientifique.
- Un contrat justifié
Les Professeurs recrutés dans la Fonction publique sénégalaise peuvent, en considération de leur statut spécial, dispenser des cours en Guinée. Mieux, la distance n’est plus dirimante en matière d’enseignement supérieur. J’ai eu à encadrer un doctorant dans le cadre d’une université mexicaine.
L’employeur engage le travailleur en qualité d’enseignant-chercheur en appui aux Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) de la République de Guinée,
Le contrat est conclu pour une durée de trois (03) ans, renouvelable. S’agissant des 19 Professeurs sénégalais rang magistral (Professeurs titulaires et Maîtres de Conférences CAMES), outre des cours magistraux, il est attendu qu’il participent annuellement, au moins à ; : i) deux (02) publications avec des enseignants-chercheurs guinéens ; ii) un (01) projet de recherche pour des financements internationaux au compte des institutions d’enseignement supérieur d’affectation ; iii) un (01) projet de développement pour des financements internationaux au comptes des mêmes institutions ; iv) un (01) de formation par an sur la méthodologie de recherche et sur le montage de projet (recherche et développement) et être disponible pour d’autres types d’activités de recherche. A l’analyse, ces missions ne seront que mutuellement bénéfiques aux Enseignants-Chercheurs guinéens et aux Enseignants-Chercheurs sénégalais.
Enfin, je précise que les autorités guinéennes ont fait preuve d’intelligence et de réalisme en valorisant l’enseignement à distance par l’Institut supérieur de Formation à Distance (ISFAD), une université d’excellence en devenir que j’aurai l’honneur de servir.
Meïssa DIAKHATE
Professeur des Universités
Ancien Directeur des Statistiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar