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  • LA MARINE NATIONALE DOTEE DE NOUVEAUX MOYENS POUR FAIRE FACE AUX MENACES MARITIME

    LA MARINE NATIONALE DOTEE DE NOUVEAUX MOYENS POUR FAIRE FACE AUX MENACES MARITIME

    La Marine nationale sénégalaise a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de ses moyens opérationnels avec la réception, ce mercredi 14 janvier 2026, de deux embarcations rapides de dernière génération, accompagnées de leurs équipements connexes et de matériels spécialisés dédiés à la lutte contre la criminalité maritime et à la collecte de preuves en mer.

    Ce don s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Sécurité Maritime Intégrée en Afrique de l’Ouest (SWAIMS), mis en œuvre avec le soutien de l’Union européenne. Il vise à améliorer les capacités des forces navales de la sous-région face aux menaces croissantes qui pèsent sur les espaces maritimes, notamment la piraterie, les trafics illicites, la pêche illégale et la criminalité transnationale.

    La cérémonie officielle de remise s’est tenue en présence de plusieurs personnalités civiles et militaires. Elle a été présidée par le Chef d’État-Major de la Marine nationale, avec la participation de l’Ambassadrice du Portugal au Sénégal ainsi que de représentants des missions diplomatiques européennes, témoignant de l’importance stratégique de ce partenariat.

    Cette dotation permettra à la Marine sénégalaise de renforcer sa capacité d’intervention rapide en mer, d’améliorer la surveillance des zones sensibles et de consolider les dispositifs de sécurisation des voies maritimes, particulièrement dans le Golfe de Guinée, une région confrontée à de fortes pressions liées à l’insécurité maritime.

    À travers cette initiative, l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité maritime en Afrique de l’Ouest, tout en consolidant la coopération avec le Sénégal, acteur clé de la sûreté maritime dans la sous-région

  • Commercialisation des produits SOFTCARE : le Parlement ouvre une phase clé de ses investigations

    Commercialisation des produits SOFTCARE : le Parlement ouvre une phase clé de ses investigations

    La Mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de marque SOFTCARE au Sénégal est entrée dans une phase décisive de ses travaux. Conformément à l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la présidente de ladite mission, l’honorable députée Khady Sarr, a annoncé le démarrage officiel des auditions, le mercredi 14 janvier 2026.

    Cette nouvelle séquence vise à faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles les produits SOFTCARE ont successivement été retirés puis remis sur le marché sénégalais. Les parlementaires entendent reconstituer, avec précision, la chronologie des décisions administratives et techniques prises, tout en évaluant leur conformité aux procédures en vigueur en matière d’inspection, de contrôle qualité et d’information du public.

    Au-delà de l’analyse des actes, la mission s’attachera également à identifier les responsabilités administratives susceptibles d’être engagées à chaque maillon de la chaîne décisionnelle, depuis l’instruction des dossiers jusqu’au suivi et à la communication. Ces travaux s’inscrivent toutefois sans empiètement sur les prérogatives de l’autorité judiciaire ni sur celles des organes de contrôle externe.

    Dans cette optique, la mission procédera à une série d’auditions impliquant les autorités de régulation, les ministères compétents, l’opérateur concerné, ainsi que les structures professionnelles et techniques jugées pertinentes. Une visite de terrain est également prévue chez l’opérateur, afin d’évaluer sur place les conditions de production, d’entreposage, de traçabilité et le respect des exigences de conformité sanitaire.

    Soucieuse d’une démarche inclusive et orientée vers l’intérêt général, la mission prévoit en parallèle le lancement d’une consultation citoyenne. Celle-ci permettra de recueillir les observations et préoccupations des consommateurs, des organisations de défense des usagers et des autres parties prenantes, afin d’enrichir l’analyse parlementaire et de renforcer la protection des consommateurs.

    La présidente de la mission a par ailleurs tenu à rappeler que les travaux se dérouleront dans le strict respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes concernées et des exigences de sérénité propres au contrôle parlementaire. Elle a, à ce titre, appelé l’ensemble des administrations et acteurs impliqués à une coopération « pleine et loyale », au nom de la santé publique et de la confiance des citoyens.

  • Le Sénégal fait tomber l’Égypte et s’ouvre les portes de la finale

    Le Sénégal fait tomber l’Égypte et s’ouvre les portes de la finale

    Le Sénégal poursuit son irrésistible marche vers l’histoire lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Les Lions de la Teranga ont validé leur billet pour la finale en dominant l’Égypte (1-0) en demi-finale, au terme d’un match maîtrisé et intense. Le héros de la soirée se nomme Sadio Mané, auteur du but libérateur qui envoie le Sénégal vers sa quatrième finale continentale.

    Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont imposé leur tempo. Solidement installés dans le camp adverse, les Lions ont confisqué le ballon et verrouillé le milieu de terrain. Le pressing sénégalais, haut et agressif, a étouffé les velléités égyptiennes. Sur les côtés, Krépin Diatta et Iliman Ndiaye ont apporté vitesse et percussion, pendant que Nicolas Jackson et Sadio Mané multipliaient les appels et les initiatives offensives. Dans l’entrejeu, Pathé Ciss et ses partenaires ont assuré l’équilibre et la fluidité du jeu.

    Face à cette domination, l’Égypte a opposé un bloc bas, compact et discipliné. Malgré une succession de centres, de corners et de situations dangereuses, les Lions ont longtemps buté sur une défense bien regroupée. La précision a manqué dans le dernier geste, retardant l’ouverture du score.

    La première période a été marquée par plusieurs moments de tension. À la 17e minute, Kalidou Koulibaly a été averti pour une faute sur Marmoush, le plaçant sous la menace d’une suspension pour la finale. Quelques instants plus tard, le capitaine sénégalais, touché aux adducteurs, a été contraint de céder sa place à Mamadou Sarr dès la 20e minute, un coup dur pour la défense des Lions.

    L’atmosphère s’est encore alourdie lorsque Habib Diarra a écopé d’un carton jaune à la suite d’un incident entre les bancs des deux équipes. Déjà sous la menace, cet avertissement fait planer un doute sur sa participation à la finale.

    En face, les Pharaons ont tenté d’exister par séquences, principalement sur coups de pied arrêtés. Mais la défense sénégalaise est restée solide, et Édouard Mendy, vigilant, a su rassurer les siens à chaque intervention.

    Dominateurs dans le jeu, supérieurs dans l’intensité et la possession, les Lions avaient tout… sauf le but. Jusqu’à ce que Sadio Mané fasse parler son talent et son sang-froid pour libérer tout un peuple. Une réalisation décisive qui propulse le Sénégal en finale et confirme son statut de référence du football africain.

  • CAN 2025 : Pierre Ghislain Atcho désigné pour Sénégal – Égypte, un choix qui divise

    CAN 2025 : Pierre Ghislain Atcho désigné pour Sénégal – Égypte, un choix qui divise

    La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé ce mardi la liste des arbitres pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Le choc tant attendu entre le Sénégal et l’Égypte, prévu ce mercredi à 17h00 GMT au Grand Stade de Tanger, sera dirigé par le Gabonais Pierre Ghislain Atcho.

    Ce choix ne manquera pas de faire parler. L’arbitre gabonais est en effet celui qui avait officié lors du huitième de finale houleux opposant le Sénégal à la Côte d’Ivoire lors de la dernière édition de la CAN, une rencontre marquée par des décisions arbitrales contestées et une tension palpable sur le terrain.

    Pour ce duel crucial, Atcho sera assisté par son compatriote Boris Marlaise Ditsoga et le Béninois Styven Moutsassi Moyo, tandis que la VAR sera supervisée par le Kenyan Peter Waweru Kamaku, garantissant un dispositif vidéo complet pour encadrer l’arbitrage.

  • CAN 2025 – Sénégal vs Égypte : les Lions face à leur destin

    CAN 2025 – Sénégal vs Égypte : les Lions face à leur destin

    Le Sénégal s’avance vers un rendez-vous historique dans cette CAN 2025. Ce mercredi, les Lions de la Teranga se dressent face à l’Égypte, référence absolue du football africain, pour une place en finale. Un choc aux allures de sommet continental.

    À la veille de cette bataille, le sélectionneur Pape Thiaw a posé les bases du combat : respect, lucidité et ambition. Face aux Pharaons, détenteurs de sept titres africains et rompus aux grandes joutes, le technicien sénégalais sait que chaque détail comptera.

    « L’Égypte reste une machine à gagner. Elle a l’ADN des grands rendez-vous. Mais nous venons avec nos armes et notre détermination », a-t-il confié, soulignant la solidité mentale et l’organisation rigoureuse de l’adversaire.

    Pour autant, pas question de reculer. Le Sénégal veut imposer sa loi, son tempo et son football. « Nous avons une identité claire, et nous allons la défendre jusqu’au bout. Notre objectif est simple : gagner et jouer la finale », a martelé Pape Thiaw.

    Invaincus et convaincants depuis le début du tournoi, les Lions arrivent avec une confiance assumée. Face à une Égypte expérimentée et redoutable, ils tenteront d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

    Ce duel promet d’être électrique. Deux nations, deux styles, un seul ticket pour la finale. L’Afrique du football retient son souffle.

  • CAN 2025 – Sénégal–Égypte : la FSF appelle les supporters à la discipline avant la demi-finale

    CAN 2025 – Sénégal–Égypte : la FSF appelle les supporters à la discipline avant la demi-finale

    À l’approche de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 entre le Sénégal et l’Égypte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) hausse le ton. Dans un communiqué publié à quelques jours du choc prévu le 14 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger, l’instance dirigeante du football national exhorte les supporters à adopter un comportement irréprochable.

    Consciente de l’enjeu sportif majeur et de la forte charge symbolique de cette rencontre décisive pour les Lions de la Téranga, la FSF insiste sur le respect strict des règles de sécurité et de bonne conduite. Elle rappelle l’interdiction formelle d’introduire ou d’utiliser des fumigènes, des pointeurs lasers ou tout autre objet dangereux, aussi bien à l’intérieur du stade que dans ses environs immédiats.

    La Fédération met en garde contre les dangers que représentent de telles pratiques, tant pour la sécurité des joueurs, des officiels et du public que pour l’image du Sénégal sur la scène footballistique continentale. Elle souligne également les lourdes conséquences disciplinaires auxquelles l’équipe nationale pourrait être exposée.

    À cet égard, la FSF rappelle que des incidents survenus lors de précédentes rencontres, notamment face au Bénin et au Mali, ont déjà valu au Sénégal des sanctions de la Confédération africaine de football (CAF). Toute récidive, avertit-elle, pourrait entraîner des mesures plus sévères, avec un impact durable sur la sélection nationale.

    Dans un appel solennel au civisme et au patriotisme, la Fédération invite les supporters sénégalais à faire de cette demi-finale une célébration exemplaire du football africain, placée sous le signe du fair-play, du respect et de la sécurité.

    « Soutenons les Lions de la Téranga avec passion, mais dans une discipline totale », insiste la FSF, déterminée à éviter que l’enthousiasme populaire ne se transforme en facteur de sanction sportive.

  • Riz brisé à 300 F CFA : l’État serre les prix pour soulager les ménages

    Riz brisé à 300 F CFA : l’État serre les prix pour soulager les ménages

    Le Gouvernement du Sénégal a officiellement revu à la baisse le prix du riz brisé ordinaire, désormais fixé à 300 francs CFA le kilogramme dans la région de Dakar. Effective depuis le 6 janvier 2026, cette mesure vise à atténuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages et à consolider la sécurité alimentaire du pays.

    Dans un communiqué, le ministère de l’Industrie et du Commerce précise que cette décision ramène le prix du kilo de riz brisé de 350 à 300 francs CFA, soit une diminution de 50 francs. Une réduction jugée stratégique pour un produit de première nécessité consommé par l’écrasante majorité des familles sénégalaises.

    Hors de la capitale, le prix sera ajusté en fonction des frais de transport. Chaque Conseil régional de la Consommation est chargé de fixer le différentiel applicable, afin de prendre en compte les contraintes logistiques locales tout en maintenant l’accessibilité du riz sur l’ensemble du territoire national.

    Les autorités préviennent que ce nouveau tarif s’impose à tous les acteurs de la chaîne de distribution, des importateurs aux détaillants. Des contrôles renforcés seront déployés sur les marchés pour garantir le respect strict de la mesure.

    Tout contrevenant s’exposera à des sanctions, avertit le ministère, qui entend prévenir toute tentative de spéculation ou de hausse abusive susceptible de neutraliser les effets attendus de cette baisse.

    Enfin, le Gouvernement assure rester en alerte sur l’évolution des prix des denrées essentielles. D’autres interventions pourraient être engagées, si nécessaire, afin de protéger durablement le pouvoir d’achat des citoyens et d’assurer un approvisionnement régulier des marchés.

  • Procès de la pouponnière Keur Yeurmandé : Ndella Madior Diouf de nouveau face à la justice

    Procès de la pouponnière Keur Yeurmandé : Ndella Madior Diouf de nouveau face à la justice

    L’affaire de la pouponnière Keur Yeurmandé franchit une nouvelle étape judiciaire décisive. Ndella Madior Diouf, directrice de la structure, comparaît ce mardi 13 janvier devant la Chambre criminelle du tribunal de Dakar, aux côtés de quinze autres prévenus, pour leur deuxième audience depuis l’ouverture du procès.

    Initialement appelée le 9 décembre 2025, la procédure avait été suspendue après l’introduction par la défense de Mme Diouf d’une demande de liberté provisoire. Incarcérée depuis décembre 2023, la directrice de la pouponnière totalise désormais plus de deux années de détention provisoire.

    Les seize accusés sont poursuivis pour une série de chefs d’inculpation particulièrement lourds : traite de personnes, exercice illégal de la médecine, privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger, obtention frauduleuse de certificats d’inhumation, infractions à la législation sur les inhumations, homicide involontaire, non-déclaration de naissance, ainsi que complicité.

    Au cœur de ce dossier emblématique, des dysfonctionnements graves dans la gestion de la pouponnière, accusée d’avoir soumis des nourrissons à des conditions de prise en charge dramatiques, mettant directement leur survie en péril. Une affaire qui continue de bouleverser l’opinion publique et pose, avec acuité, la question de la protection de l’enfance et de la responsabilité des structures d’accueil.

  • Le décret n° 2026-06 du 07 janvier 2026 portant attribution d’une indemnité représentative de logement aux agents de l’Etat

    Le décret n° 2026-06 du 07 janvier 2026 portant attribution d’une indemnité représentative de logement aux agents de l’Etat

    Comme suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, du décret n° 2026-06 du 07 janvier 2026 portant attribution d’une indemnité représentative de logement aux agents de l’Etat, des questions nous ont été adressées.

    Nous y répondons volontiers chers Lecteurs en tant qu’administrativiste, spécialiste du droit de la Fonction publique, en apportant des clarifications sur le langage juridique utilisé dans le texte, plutôt que sur l’opportunité sous-jacente. Il s’agit simplement d’expliquer, littéralement, des notions basiques du droit de la Fonction publique qui ne sont pas toujours distinguées. Le décret cité en objet nous sert simplement de prétexte pour un retour éclairant sur certains fondamentaux théoriques et pratiques de notre droit de la Fonction publique.

    1. Distinction entre statut général, statut particulier, statut spécial

    Dans la tradition académique sénégalaise, le cours de la Fonction publique n’est accessible qu’aux étudiants de licence 3 en sciences juridiques (options administration publique et relations internationales).

    Autrement dit, il est fréquent de terminer ses humanités universitaires sans pour autant être en contact significatif avec les fondamentaux de la matière (législation et réglementation, doctrine, jurisprudence), si ce n’est dans une école nationale de formation.

    C’est ainsi que les ressources normatives (loi, décret, arrêté, décision) régissant la Fonction publique ne sont pas souvent pleinement appréhendées par tout juriste et, par-delà, tout agent collaborant avec l’Etat.

    Le droit de la Fonction publique consacre distinctivement les trois notions suivantes : « statut général », « statut particulier » et « statut spécial ».

    1. Statut général et statuts particuliers

    La loi n° 61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires, modifiée, dispose que « les fonctionnaires sont constitués en corps qui peuvent être groupés dans un cadre unique lorsqu’ils participent au fonctionnement d’un même service administratif ou lorsqu’ils relèvent d’une même technique administrative ».

    Chaque décret portant statut particulier prévoit notamment les différents corps à l’intérieur d’un même cadre et, pour chaque corps, les conditions de recrutement, les modalités d’avancement et le classement indiciaire.

    Au vu de ces dispositions, les fonctionnaires sont répartis par « cadre » d’emplois. Chaque cadre d’emplois comprend un seul ou plusieurs « corps ». Ainsi, les fonctionnaires d’un même cadre d’emplois (par exemple, Enseignement, Administration générale, Culture, Travail et Sécurité sociale) sont répartis en corps tels que le corps des instituteurs, le corps des Administrateurs civils, le corps des Conseillers aux Affaires culturelles, le corps des Inspecteurs du Travail et de la Sécurité sociale.

    Chaque cadre est réglementé par un décret appelé « statut particulier ». Le « décret » qui porte organisation d’un « cadre » de fonctionnaires constitue le statut particulier de cadre. Il précise les agents titulaires de chaque administration ou service ainsi que, le cas échéant, pour ceux appelés à être affectés dans plusieurs administrations, ou services, les modalités d’application des dispositions du présent statut.

    1. Statut spécial

    Comme le statut général (loi) – et à la différence du statut particulier (décret)- le statut spécial est régi par un acte législatif (loi ordinaire ou loi organique). Le statut spécial est dérogatoire car le statut général des fonctionnaires n’a pas vocation à s’appliquer « ni aux magistrats, ni au personnel militaire, ni aux fonctionnaires dont le statut est fixé par des lois spéciales ».

    En effet, le statut spécial régit certains corps du fait soit de contraintes liées à l’emploi (droit syndical retiré, devoir de réserve accentué, nomination plus encadré), soit d’exigences de protection (privilège de juridiction), soit encore de traitement plus avantageux (salaires, indemnités, fonds commun, fonds d’intervention).

     

    1. Différence entre « fonctionnaire » et « non fonctionnaire »

    La notion de « fonctionnaire » ne renvoie pas exactement à toute personne qui travaille dans l’Administration publique de l’Etat. Bien au contraire, elle désigne une catégorie spécifique d’agents exerçant des emplois dans la Fonction publique.

    1. Fonctionnaire

    En droit de la Fonction publique, les fonctionnaires sont « des personnes qui, nommées dans un emploi permanent, ont été titularisées dans un grade de la hiérarchie des corps de l’Administration.

    L’emploi occupé par le fonctionnaire doit être un emploi permanent. On peut ainsi dire que la permanence est caractéristique de l’emploi du fonctionnaire. Après la nomination, le fonctionnaire a droit à une titularisation faite par voie d’acte unilatéral par lequel l’autorité ayant pouvoir de nomination attribue un grade à un fonctionnaire, pour confirmer l’aptitude du fonctionnaire à occuper l’emploi. La titularisation permet de distinguer nettement le fonctionnaire des autres agents publics non fonctionnaires.

    Vis-à-vis de l’Administration d’Etat, le fonctionnaire se trouve dans une relation statutaire et réglementaire assise sur des principes et règles du droit administratif. Par voie de conséquence, l’Etat qui en est son employeur utilisera des procédés unilatéraux : modifier unilatéralement à tout moment le statut, prendre des décisions ou des mesures nécessaires sans le consentement du fonctionnaire). Le fonctionnaire n’est pas dans une relation contractuelle ; il est intégré dans la Fonction publique par l’acte de nomination sans qu’il l’ait accepté ; il peut seulement refuser la nomination. Dès lors, une personne recrutée par contrat ne jouit pas de la qualité de fonctionnaire.

    1. Non-fonctionnaire

    Le « non-fonctionnaire » renvoie à des agents précis employés dans l’Administration publique, à côté du fonctionnaire. Diverses raisons justifient leur présence dans la Fonction publique. C’est un grand nombre d’agents placés en dehors du statut général des fonctionnaires.

    Les agents non fonctionnaires sont administrés selon les dispositions du décret n° 74-347 du 12 avril 1974 fixant le régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’Etat. Ils sont répartis en catégories et relèvent d’une situation juridique spécifique.

    L’apport de ce décret de 1974 est doublement significatif. D’une part, tous les agents de l’Etat régis par le Code du Travail sont désormais soumis audit décret (article 1er). D’autre part, les agents non fonctionnaires comprennent désormais deux catégories :

    1. Des agents engagés par référence à un corps de fonctionnaires;

    2- Des personnels de secrétariat, (secrétaires dactylographes, sténodactylographes, sténodactylographes, correspondanciers, sténotypistes, secrétaires de direction.

    En droit de la Fonction publique sénégalaise, les agents publics non fonctionnaires entrent dans la Fonction publique par un « acte d’engagement » qui est une décision du Ministre chargé de la Fonction publique portant recrutement d’une personne dans un emploi permanent ou temporaire de l’Administration et plaçant celle-ci sous le régime de non fonctionnaire de l’Etat soumis au Code du Travail. Ainsi, ils sont, vis-à-vis de l’Etat, régis par des rapports de droit privé. C’est pourquoi les litiges pouvant les opposer à l’Etat relèvent, en principe, du tribunal du travail.

    Sous le bénéfice de ces précisions, les contractuels de l’Enseignement et les détenteurs de contrat spécial (membres des cabinets présidentiel, primatoral et ministériel, n’étant ni fonctionnaire ni non-fonctionnaire, ne devrait logiquement pas accéder à l’indemnité de logement d’un montant de 100 000 FCFA, net d’impôt.

    III. Qu’en est-il des autres agents publics ?

    Partant des considérations ci-dessus exposées, permettant de comprendre les dispositions de l’article premier du décret n° 2026-06 du 07 janvier 2026 portant attribution d’une indemnité représentative de logement aux agents de l’Etat : « Il est institué au profit des agents de l’Etat, fonctionnaires et non fonctionnaires, non logés et non régis par des dispositions statutaires particulières prévoyant l’octroi de ladite indemnité, une indemnité représentative de logement ».

    Tel qu’il est rédigé, l’article premier prévoit une incise, à savoir « des agents de l’Etat, fonctionnaires et non fonctionnaires, … ». L’incise remplit ici la même fonction des parenthèses ou tirets. Elle insère une précision, une explication de ce que renferme l’expression « agents de l’Etat », c’est-à-dire « fonctionnaire » et « non-fonctionnaire ».

    En pratique, la notion « agents de l’Etat » renvoie aux fonctionnaires et non fonctionnaires administrés par le Ministère en charge de la Fonction publique et dotés d’un numéro de matricule au niveau de la Direction de la Solde du Ministère des Finances et du Budget. Sans le numéro de matricule de solde actuellement à 6 chiffres suivi d’une lettre clé (A et Z) et sans émargement à la Direction de la Solde du Ministère des Finances et du Budget, pas d’indemnité représentative de logement de 100 000 FCFA (à l’exception de ceux, de par leurs fonctions ou leurs corps d’appartenance en bénéficient déjà).

    En sont apparemment exclus : les maîtres contractuels, professeurs contractuels de l’Enseignement, des membres des cabinets présidentiel, primatoral ou ministériel dont les contrats spéciaux sont autorisés soit par le Secrétaire général de la Présidence de la République, soit par le Premier Ministre, ainsi que les directeurs généraux et directeurs centraux des ministères choisis hors de la Fonction publique.

    En sus, le sens reconnu aux termes de « fonctionnaire » et « non-fonctionnaire » exclut juridiquement du champ d’application du décret n° 2026-06 du 07 janvier 2026 portant attribution d’une indemnité représentative de logement aux agents de l’Etat des agents travaillant dans les collectivités territoriales (Commune, ville, département), des entités du secteur parapublic (agences, fonds, établissements publics comme les universités et les hôpitaux, sociétés nationales, sociétés nationales à participation publique majoritaire), les autorités indépendantes (CENA, ARCOP, ARTP, Commission des Données personnelles, etc.).

    De manière générique nous désignerons sous le vocable « agents publics » l’ensemble constitué de fonctionnaires, de non fonctionnaires et des agents des différentes entités dotées d’une autonomie de gestion.

    Certainement, les ministres concernés prendront des circulaires interprétatives (Ministre des Finances et du Budget, Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires) à l’effet soit de circonscrire le périmètre d’application, soit de l’élargir à d’autres agents ne relevant pas, stricto sensu, de l’Etat.

    Meïssa DIAKHATE

    Enseignant-Chercheur

    à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar

  • Farba Ngom retenu en prison, le verdict tombe aussi pour Tahirou Sarr

    Farba Ngom retenu en prison, le verdict tombe aussi pour Tahirou Sarr

    Contrairement à Farba Ngom, qui demeure en détention, Tahirou Sarr a effectivement bénéficié d’une mise en liberté provisoire désormais définitive.

     

    Le parquet financier n’a pas interjeté appel de l’ordonnance ayant ordonné sa libération. L’homme d’affaires se trouve actuellement à son domicile. Tahirou Sarr était incarcéré depuis plusieurs mois dans le cadre d’une procédure instruite par le Pool judiciaire financier (PJF), portant notamment sur des faits présumés de blanchiment de capitaux, d’escroquerie sur les deniers publics et d’infractions connexes.

    Placé sous mandat de dépôt depuis le mois de février, il avait, à l’instar d’autres mis en cause, vu ses précédentes demandes de liberté provisoire rejetées. Cette évolution intervient à l’issue de démarches judiciaires répétées menées par sa défense, qui contestait la nécessité du maintien en détention préventive au regard de l’état d’avancement de l’instruction et des garanties présentées par leur client. L’absence d’appel du parquet financier confère désormais un caractère stable à cette décision de mise en liberté.