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  • « Langage de vérité » : Ahmadou Al Aminou Lo décrypte le sens politique du message présidentiel

    « Langage de vérité » : Ahmadou Al Aminou Lo décrypte le sens politique du message présidentiel

    Dimanche 4 janvier 2025, le ministre d’État auprès du Président de la République, Ahmadou Al Aminou Lo, est revenu en profondeur sur le message à la Nation du chef de l’État, prononcé le 31 décembre 2025. Une allocution qu’il inscrit sans détour dans la logique du « langage de vérité », pilier assumé de la gouvernance fondée sur les principes de jubb, jubbal et jubbanti.

    Pour le ministre, le discours présidentiel rompt avec les postures de convenance. Il assume le passé, expose les contraintes du présent et trace une trajectoire exigeante pour l’avenir. « La responsabilité commence par la vérité avec son peuple », soutient-il, estimant que la reconstruction du lien de confiance entre l’État et les citoyens passe par un diagnostic sans fard de la situation nationale.

    Ahmadou Al Aminou Lo insiste sur la charge symbolique des premiers mots du chef de l’État. Les notions de « densité », d’« exigence » et d’« efforts » ne relèvent pas du hasard : elles traduisent, selon lui, la gravité des défis économiques et la rigueur désormais imposée à l’action publique. Dans un contexte de fortes tensions sur les finances publiques, il souligne toutefois une constante : la résilience d’un pays qui a su « tenir » jusqu’au terme de l’année 2025.

    Recourant à une métaphore maritime, le ministre rappelle qu’un cap clairement fixé résiste aux vents contraires. « Nous sommes arrivés à bon port par la grâce de Dieu, avec un peuple résilient », affirme-t-il, tout en avertissant que l’année 2026 sera celle des responsabilités partagées, où l’effort ne reposera plus uniquement sur l’État, mais sur l’ensemble du corps social.

    Sur la question sensible de la dette et de la suspension du programme avec le FMI, Ahmadou Al Aminou Lo balaie toute lecture alarmiste. Il rejette l’idée d’une « année perdue » et replace l’action gouvernementale dans la logique séquentielle de l’Agenda Sénégal 2050. Trois temps structurent cette trajectoire : le redressement, l’impulsion et l’accélération.

    Dans cette grille de lecture, l’année 2024 a été consacrée à un travail de vérité, marqué par un état des lieux rigoureux des finances publiques et par l’audit de la Cour des comptes, rendu nécessaire par les dérives héritées du passé. L’année 2025, explique-t-il, a constitué une phase charnière, dédiée à la structuration méthodique du redressement.

    Cette étape s’est traduite par la conception et le lancement du programme économique « Jubbantikoom », piloté par la Primature. Un choix assumé de prudence et de méthode, visant à rompre avec l’improvisation et à poser les bases de réformes durables, même au prix d’un ralentissement temporaire.

    Pour autant, souligne le ministre, le gouvernement n’a pas sacrifié l’impulsion sur l’autel du redressement. Des avancées ont été enregistrées, notamment dans les domaines du capital humain et de l’équité sociale, en cohérence avec l’axe 2 de l’Agenda Sénégal 2050, comme l’a rappelé le chef de l’État dans son allocution.

    Enfin, Ahmadou Al Aminou Lo convoque la sagesse wolof pour résumer l’état d’esprit du moment : la patience finit toujours par être récompensée. Un message clair : le pouvoir assume l’effort, revendique la vérité et appelle à une persévérance collective pour engager durablement le Sénégal sur la voie du redressement

  • Recrutement à l’étranger : Aldiouma Sow dédramatise et défend la mobilité des universitaires sénégalais

    Recrutement à l’étranger : Aldiouma Sow dédramatise et défend la mobilité des universitaires sénégalais

    Alors que l’État annonce l’intégration prochaine de près de 500 enseignants-chercheurs dans les universités publiques, la question du recrutement de cadres universitaires sénégalais par des établissements de la sous-région alimente le débat. Ministre conseiller du président de la République, Aldiouma Sow a choisi de couper court à toute polémique.

    Pour lui, il n’y a ni contradiction ni alerte rouge. La mobilité académique, soutient-il, fait partie du fonctionnement normal de l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale. « Tant que cela ne devient pas une fuite des cerveaux, c’est une bonne chose », affirme-t-il, rejetant l’idée d’un affaiblissement du système universitaire national.

    Aldiouma Sow rappelle que depuis des décennies, des enseignants africains – sénégalais compris – exercent dans des universités européennes ou nord-américaines, sans que cela n’ait empêché leurs pays d’origine de former de nouvelles générations d’universitaires. À ses yeux, la présence d’enseignants sénégalais dans les universités de la sous-région relève davantage de la circulation des compétences que d’un exode intellectuel.

    Mieux, estime-t-il, cette mobilité peut devenir un atout stratégique, à condition qu’elle soit encadrée et qu’elle permette des transferts de savoir, d’expérience et de réseaux au bénéfice du Sénégal. Le ministre conseiller se dit confiant dans le sens patriotique des enseignants-chercheurs sénégalais, appelés, selon lui, à contribuer au rayonnement du pays, qu’ils exercent à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières.

    Face aux inquiétudes, Aldiouma Sow met en avant les engagements de l’État. Il rappelle notamment l’investissement annoncé de 63 milliards de francs CFA en faveur de l’enseignement supérieur, présenté comme un signal fort de la volonté des autorités de renforcer durablement la recherche, la formation et l’attractivité des universités sénégalaises.

    Pour le pouvoir, le message est clair : le Sénégal ne subit pas une hémorragie de compétences, il s’inscrit dans une dynamique de mobilité maîtrisée, tout en consolidant son socle universitaire national.

     

  • Face à la crise, Ahmadou Al Aminou Lo assume le pari du redressement sans FMI

    Face à la crise, Ahmadou Al Aminou Lo assume le pari du redressement sans FMI

    Invité de l’émission Point de vue, le ministre d’État auprès du Président de la République, Ahmadou Al Aminou Lo, a livré une défense sans détour du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), présenté comme l’outil central du redémarrage économique du Sénégal, dans un contexte de fortes tensions financières et d’absence de programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

    Pour le ministre, l’année 2025 n’a pas été une parenthèse, mais un tournant. Elle a marqué, selon lui, le véritable point de départ du redressement, avec la relance de chantiers structurants dans les infrastructures, le désenclavement et l’aménagement du territoire. « Le redressement est engagé », affirme-t-il, convaincu que 2026 sera l’année des résultats visibles, à mesure que le PRES entrera pleinement en application.

    Ahmadou Al Aminou Lo balaie toute lecture opposant le Plan de redressement à l’Agenda Sénégal 2050. À ses yeux, le débat est mal posé. Le PRES n’est ni un renoncement ni un plan de circonstance, mais le socle opérationnel de l’agenda de transformation. « C’est le premier étage de la fusée », tranche-t-il, estimant qu’aucune ambition de long terme ne peut survivre sans un retour préalable aux équilibres macroéconomiques.

    Le diagnostic est sévère. Une dette avoisinant 120 % du PIB, des marges budgétaires étroites et des financements extérieurs sous tension. Mais pour le ministre, l’urgence n’autorise ni lamentation ni fuite en avant. Le choix est assumé : faire face, réorganiser l’économie et prouver que le pays peut se redresser sans dépendre exclusivement de l’extérieur. « Nous ne sommes pas là pour nous plaindre », insiste-t-il.

    Le PRES repose sur un objectif clair : mobiliser près de 6 000 milliards de francs CFA entre 2025 et 2028, essentiellement à partir de ressources internes. Élargissement de l’assiette fiscale, traque des niches, renforcement du civisme fiscal : l’État mise sur un effort national qu’il promet ciblé et équitable. Le ministre se veut rassurant : « le petit peuple ne sera pas mis à contribution ».

    L’absence d’accord avec le FMI, souvent présentée comme un handicap majeur, est, selon lui, un faux procès. Certes, les contraintes sont réelles : moins de liquidités, des financements suspendus, une pression accrue sur le budget. Mais le ministre y voit aussi une opportunité politique et économique. Celle de rompre avec la facilité de l’endettement externe et d’assumer une trajectoire de souveraineté économique.

    Pour étayer son propos, Ahmadou Al Aminou Lo convoque les chiffres. Avec une pression fiscale d’environ 20 % du PIB, le Sénégal reste loin des standards des économies développées, où elle atteint 30 à 40 %. L’effort demandé, argue-t-il, n’est ni excessif ni conjoncturel. Il aurait été exigé même sous programme FMI, tant la mobilisation des ressources internes est une obligation structurelle.

    L’endettement, rappelle enfin le ministre, n’est pas une anomalie, mais un instrument classique de gestion publique. L’appartenance du Sénégal à une union monétaire offre, selon lui, un cadre de stabilité supplémentaire. Reste l’essentiel : réussir le PRES, rétablir les équilibres macroéconomiques et démontrer que le Sénégal peut construire son développement sur ses propres forces, sans renoncer à ses ambitions de transformation.

  • Comment peut-on comprendre le « recrutement » de Professeurs sénégalais en Guinée ? ( Par Meissa Diakhaté, enseignant chercheur )

    Comment peut-on comprendre le « recrutement » de Professeurs sénégalais en Guinée ? ( Par Meissa Diakhaté, enseignant chercheur )

    En toute chose, il faut nécessairement de la pédagogie. L’art de simplifier des choses complexes est souvent ignoré au Sénégal où la tradition intellectuelle de « compliquer » les choses simples. Bien évidemment, les autorités ministérielles ont assumé leurs responsabilités, en instruisant les Recteurs à tirer au clair, sur les plans légal et réglementaire, les situations des Enseignants-Chercheurs « recrutés » en République de Guinée.

    En évitant de forcer le trait sur la confusion entre le statut général de la Fonction publique et le statut spécial régissant les Enseignants-Chercheurs de l’Enseignement supérieur et, en faisant, d’une part, l’économie de l’existence d’un« protocole d’accord de coopération universitaire et scientifique » dûment signé par les Ministres guinéen et sénégalais chargés des Affaires étrangères et, d’autre part, l’appartenance de nos deux pays à des institutions d’intégration communes (CAMES, CEDEAO), je me cantonne, pour le moment, à des constats simples.

    Pourquoi autant de bruits ?

    Il suffit d’examiner la liste des « recrues », qui du reste a « valeur », pour comprendre le sens et l’orientation du bruit. C’est de la naïveté pour l’opinion d’imagier un seul instant que des Professeurs sénégalais ambitionnent de déserter leurs prestigieuses universités pour migrer vers où.

    Comment peut-on un instant comprendre qu’un Professeur titulaire des matières aussi éminentes que la physique nucléaire, la mathématique, l’intelligence artificielle, lacomptabilité, la climatologie, la statistique, les télécom et réseaux, le droit) puisse penser aussi court que cela ? L’opinion ne devrait pas en être heurtée car, penser autrement, ne serait qu’une image déformée de la réalité d’un programme structuré et encadré dans le temps. D’ailleurs, le procédé est connu au Sénégal où jusqu’à une date récente des Professeurs venus de France enseignaient les mathématiques, la physique et la Chimie dans certains lycées du Sénégal. La comparaison n’est pas parfaite, mais elle est d’être fausse. En tout état de cause, tout système éducatif a besoin de rattrapage (raccourcisacadémique) pour suivre le rythme actuel de fabrication des savoirs. Certainement, cet élan anime les autorités guinéenneset même devrait en être de même pour nous. A ce jour, nous sommes à des années lumières de certaines connaissances de pointe qui déterminent l’avenir du monde. Dans l’arme nucléaire, l’intelligence artificielle ou l’astronomie, notre maîtrise est encore rudimentaire.

    Malgré tout, le bruit souffle, encore en premier lieu, au Sénégal. Pourtant nous sommes loin de battre les records : Bénin (116), Guinée (45), Mali (21), Côte d’Ivoire (21), Mali (21), Burkina Faso (19), Togo (15), Cameroun (14), Tunisie (06), France (03), Niger (03), Tchad (01) tous des Enseignants-Chercheurs. Par ailleurs, figure dans cette liste le nom d’un éminent Professeur titulaire de droit public, deux fois Ministre, Inspecteur des Impôts et Domaines de formation, ancien Directeur général de l’Ecole nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM), Officier de l’ordre national, Chevalier de l’ordre du mérite des Palmes académiques, Chevalier de l’ordre national dans son pays, Médaillé d’or de la Fondation René Cassin (Institut international des droits de l’homme de Strasbourg) et membre du jury d’agrégation (CAMES, 2025), Mes respects cher Maître : « La gloire est un effort constant », dit-on. Un profil atypique par rapport au « 59 » décriés au Sénégal. Pourquoi alors autant de complaintes et de frayeur ?

    Comment sauver le programme ? Si le terme « recrutement » n’est pas compris pris au sens « connotatif »voire « péjoratif », ce programme aussi novateur pourrait être sauvé en Guinée. A la limite, il devrait inspirer les réformateurs des systèmes universitaires africains, jusque-là aux couleurs des savoirs occidentaux qu’ils continuent à servir.

    A titre d’illustration, combien « gagnerait » – scientifiquement  un Professeur d’Agroforesterie et son pays le Sénégal en étudiant les merveilles de la forêt guinéenne ? Combien « gagnerait également scientifiquement – un Professeur de Physique et son pays le Sénégal en explorant le sous-sol guinéen attenant aux filons d’or de la Région de Kédougou ? Combien « gagnerait » toujours un Professeur en « Eau et Environnement » et son pays le Sénégal en analysant un des « réservoirs d’eau » de l’Afrique de l’Ouest (le Fleuve Sénégal qui va jusqu’à Saint-Louis prend sa source dans les chutes du FoutaDjalon en Guinée : un exemple de générosité de la nature. Mais décidément, quand il s’agit de l’« homme » : il parle ou conteste le contrat).

    La meilleure des démarches serait alors d’ « encadrer » ou mieux de challenger le programme guinéen, tout en se rappelant que des Professeurs du Sénégal comptent à leurs actifs plus d’une trentaine d’années en Guinée, en pleine connaissance des Recteurs et des Ministres qui se sont succédé. Aujourd’hui, former les interventions dans le cadre d’un programme académique relève, me parait-il, du bon sens gouvernemental.

    En contrepartie, même si le programme, dans son esprit, n’a pas pour vocation à doter la Guinée « d’enseignants sénégalais permanents » (parce que nommés et titularisés pour faire carrière dans Fonction publique guinéenne), mais juste des contractuels pour une durée déterminée, il est important de s’ajuster pour sauver le programme.

    En tout état de cause, que cela s’appelait naguère « missions d’enseignement ou de recherche », « prestations » ou « consultances », « un contrat » écrit ou oral est toujours à la base. L’essentiel pour les Enseignants-Chercheurs sénégalais, c’est d’assurer loyalement leurs charges statutaires (enseignements, encadrement et publications), à savoir le « d’abord Sénégal ». Tout compte fait, les Professeurs savent ce qu’ils font, l’ont toujours fait et le feront toujours. Quelles que soient les contraintes qui seront dressées contre ce programme, les voies légales prospéreront pourvu que les mesures réactives soient tout aussi loyales.

    J’ose espérer que les instructions adressées aux Recteurs sénégalais produiront des conclusions constructives et dignes de la générosité d’esprit et de l’universalisme qui sont l’essence même des Universités.

     

    Meissa DIAKHATE

    Agrégé de droit public

    Enseignant-Chercheur à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar

    Intervenant à l’Université Général Lansana Conté Sonfonia-Conakry

  • CAN 2025 : héroïque, le Mali écarte la Tunisie et rejoint le Sénégal en quarts

    CAN 2025 : héroïque, le Mali écarte la Tunisie et rejoint le Sénégal en quarts

    Le Mali au rendez-vous des quarts de finale de la CAN 2025. En huitièmes, les Maliens ont remporté le duel d’Aigles contre la Tunisie aux tirs au but (3-2) et affronteront le Sénégal en quarts de finale. Ce samedi 03 janvier 2026, le Mali a souffert, plié souvent, avant de rompre une seule fois. En infériorité numérique dès la 26e minute après le carton rouge reçu par Coulibaly, les Aigles maliens ont tenu bec et ongle jusqu’à la 88e minute et l’ouverture du score de Chaouat. Cependant, Lassine Sinayoko va égaliser dans les ultimes secondes sur pénalty (90+6) pour permettre aux siens d’arracher les prolongations. Aucun but ne sera inscrit dans le temps supplémentaire, direction les tirs au but. Le portier Djigui Diarra va alors sortir la cape de super héros en arrêtant 2 pénaltys pour donner la victoire 3-2 au Mali. Les Maliens rejoignent ainsi le Sénégal en quart de finale. Ce duel 100% ouest-africain aura lieu le 9 janvier 2026 à Tanger
  • CAN 2025 : le Sénégal renverse le Soudan et s’ouvre la route des quarts

    CAN 2025 : le Sénégal renverse le Soudan et s’ouvre la route des quarts

     

    Le Sénégal poursuit son aventure dans la Coupe d’Afrique des nations 2025 avec autorité. En huitième de finale, les Lions ont dominé le Soudan (3-1) au terme d’un match à scénario renversant, marqué par une entame compliquée avant une montée en puissance progressive et maîtrisée. Menés très tôt, les champions d’Afrique ont su faire parler leur expérience pour valider leur billet pour les quarts de finale.

    La rencontre débute pourtant de manière inattendue. Dès la 8e minute, le Soudan surprend la défense sénégalaise. Profitant d’un moment d’hésitation, Amar Ibrahima enroule une frappe splendide depuis le côté gauche qui laisse Édouard Mendy sans réaction. Audacieux et bien en place, les Crocodiles du Nil prennent logiquement l’avantage et imposent un pressing intense qui gêne les Lions.

    Bousculé, le Sénégal peine d’abord à trouver son rythme. Les approximations techniques et le manque de fluidité traduisent une équipe sous pression. Mais la réaction ne tarde pas. À la 25e minute, Sadio Mané accélère et sert parfaitement Pape Gueye, dont la frappe rasante rétablit l’équilibre. Galvanisés, les Lions accentuent leur domination et, juste avant la pause, Pape Gueye surgit à nouveau pour inscrire un doublé et donner l’avantage au Sénégal.

    En seconde période, les hommes de Pape Thiaw affichent plus de sérénité. Les ajustements tactiques apportent davantage de maîtrise et de verticalité. Solide défensivement, le Sénégal contrôle le jeu et limite les offensives soudanaises.

    Le coup de grâce intervient à la 78e minute. À peine entré en jeu, le jeune Ibrahima Mbaye conclut une action collective parfaitement menée et inscrit le troisième but. À 18 ans, il devient le plus jeune buteur sénégalais de l’histoire de la CAN.

    Maîtrisant la fin de match, le Sénégal s’impose logiquement et se projette désormais vers les quarts de finale, avec ambition et confiance.

  • Adresse à la Nation : Diomaye Faye érige 2025 en année de vérité et de redressement

    Adresse à la Nation : Diomaye Faye érige 2025 en année de vérité et de redressement

    Dans son Adresse à la Nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dressé un bilan sans détour de l’année 2025, qu’il a décrite comme un « moment de vérité » pour le Sénégal. Une séquence décisive, marquée par des choix qualifiés de difficiles mais indispensables, assumés au nom de la rigueur, de la transparence et de la nécessité de redresser l’État, dans un contexte de déséquilibres structurels hérités de longue date.

    Rappelant le serment prêté devant la Nation et devant Dieu, le chef de l’État a réaffirmé son attachement indéfectible à la Constitution et aux valeurs républicaines. Il a insisté sur la cohérence d’un projet de transformation articulé autour de la justice, de la souveraineté, de l’équité et de la dignité humaine. Une vision résumée par la devise « Jub, Jubal, Jubanti », érigée en boussole de l’action publique.

    Sur le front social, le Président a mis en avant des résultats qu’il juge concrets. La baisse progressive des prix des produits de première nécessité a permis d’atténuer le coût de la vie, générant, selon les chiffres officiels, des économies estimées à 342,5 milliards de FCFA pour les ménages en 2025. Dans le même élan, l’extension du Registre national unique à un million de ménages a renforcé l’efficacité et l’équité du ciblage des politiques sociales.

    L’autonomisation économique des femmes et des jeunes s’est également imposée comme un axe central du bilan présidentiel. La mise en place de 1 060 coopératives productives solidaires illustre, selon Bassirou Diomaye Faye, la volonté de bâtir une économie plus inclusive, mieux ancrée dans les territoires et porteuse d’opportunités durables. Le chef de l’État a, à ce titre, salué l’engagement du Premier ministre Ousmane Sonko et de l’ensemble du gouvernement dans la mise en œuvre de ces réformes.

    En filigrane de ce bilan, le Président a réaffirmé une conviction clé : la restauration durable de la confiance entre l’État et les citoyens passe par la vérité, la sobriété dans la gestion des affaires publiques et une gouvernance exclusivement orientée vers l’intérêt général. Une ligne de conduite qu’il entend maintenir avec constance pour consolider les fondations d’un Sénégal plus juste, plus souverain et résolument tourné vers l’avenir.

     

  • Révision constitutionnelle : Diomaye Faye engage le chantier de la refondation institutionnelle

    Révision constitutionnelle : Diomaye Faye engage le chantier de la refondation institutionnelle

    Dans son Adresse à la Nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a clairement affiché sa détermination à engager une révision de la Constitution, présentée comme l’un des axes structurants de la refondation de la gouvernance publique au Sénégal.

    Pour le chef de l’État, la Loi fondamentale doit impérativement évoluer afin de répondre aux nouvelles exigences de transparence, de responsabilité et de justice sociale, qui fondent le projet politique porté par la majorité issue de la présidentielle de 2024. Selon lui, la Constitution ne peut rester figée : elle doit traduire les attentes profondes des citoyens et accompagner les mutations politiques, économiques et sociales en cours.

    Insistant sur la méthode, Bassirou Diomaye Faye a écarté toute démarche unilatérale. La réforme constitutionnelle, a-t-il souligné, reposera sur un processus inclusif et participatif, associant les forces politiques, la société civile, les experts et l’ensemble des citoyens. Une approche destinée à garantir la légitimité des changements envisagés et à renforcer la confiance dans les institutions démocratiques.

    Le président de la République a également mis en avant la nécessité d’un rééquilibrage des pouvoirs, dans le strict respect de l’État de droit. L’ambition affichée est de bâtir des institutions plus solides, plus crédibles et exclusivement orientées vers la défense de l’intérêt général. À ses yeux, la Constitution doit être un texte vivant, capable de s’adapter aux défis contemporains et aux exigences d’une démocratie moderne.

    Cette annonce s’inscrit dans une volonté assumée de rupture avec les pratiques du passé. Pour Bassirou Diomaye Faye, la révision constitutionnelle constitue une étape décisive dans la construction d’une gouvernance vertueuse, durable et pleinement alignée sur les aspirations démocratiques du peuple sénégalais.

     

  • CAN 2025 : Pape Thiaw appelle à la prudence avant le piège soudanais

    CAN 2025 : Pape Thiaw appelle à la prudence avant le piège soudanais

    À la veille du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 face au Soudan, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a affiché un mélange de vigilance et de détermination. En conférence de presse, le technicien des Lions a clairement posé le décor : à ce stade de la compétition, aucune place n’est laissée à l’approximation. « Nous allons aborder ce match avec beaucoup de sérieux et de respect », a-t-il affirmé d’entrée, mettant en garde contre toute forme de suffisance. L’entraîneur sénégalais a tenu à souligner la qualité de l’adversaire, qu’il décrit comme une équipe disciplinée, rigoureuse et capable de déstabiliser les meilleures sélections. « Le Soudan est une équipe bien organisée. Elle a montré de très bonnes choses, notamment lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 », a rappelé Thiaw. Conscient des exigences propres aux matchs à élimination directe, le sélectionneur a insisté sur l’efficacité, notamment dans les moments décisifs. « Nous nous sommes bien préparés, surtout sur le plan offensif. Il faudra être réalistes si les occasions se présentent », a-t-il souligné, avant de rappeler la dimension mentale de ce type de rencontre. « C’est une autre compétition qui commence. Ces matchs sont toujours très compliqués », a-t-il averti. Interpellé sur le contexte particulier du football soudanais, marqué par l’exil de nombreux clubs et joueurs, Pape Thiaw a volontairement esquivé le débat. « C’est une question sensible. En tant qu’entraîneur, je préfère rester concentré sur le football », a-t-il tranché.

    Koulibaly suspendu, mais rapidement attendu

    Autre information majeure livrée lors de cette conférence : la suspension de Kalidou Koulibaly. Expulsé lors du dernier match de la phase de groupes face au Bénin (3-0), le capitaine des Lions ne purgera finalement qu’un seul match de suspension. « Kalidou Koulibaly est suspendu pour un match », a confirmé le sélectionneur. Le défenseur central manquera donc le huitième de finale face au Soudan, mais pourra effectuer son retour dès les quarts de finale en cas de qualification. Un soulagement pour le Sénégal, tant l’expérience et le leadership du capitaine restent déterminants pour la suite du tournoi. Face à un Soudan annoncé combatif et sans complexe, les Lions sont prévenus : la route vers les quarts passera par la rigueur, l’efficacité et l’humilité.  
  • CAN 2025 : Krépin Diatta annonce un combat face au Soudan

    CAN 2025 : Krépin Diatta annonce un combat face au Soudan

    À la veille du choc des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Krépin Diatta s’est exprimé en conférence de presse sur le duel attendu entre le Sénégal et le Soudan, programmé ce samedi 3 janvier à 16 heures, au stade Ibn Batouta de Tanger. Le défenseur des Lions ne se fait aucune illusion sur la difficulté de la rencontre. Pour lui, le Sénégal s’apprête à disputer un match de très haut niveau. « Les rencontres à élimination directe sont toujours compliquées. Le Soudan est une équipe solide que nous connaissons bien », a-t-il déclaré, annonçant une confrontation intense et disputée. Lucide, Diatta a tenu à souligner la valeur d’un adversaire qui, malgré son exil prolongé depuis deux ans, a su préserver sa compétitivité. « C’est une équipe respectable, bien organisée. Pour passer, il faudra afficher un visage conquérant », a-t-il averti, appelant à un engagement total de son groupe. Le joueur sénégalais a également mis l’accent sur l’état d’esprit qui devra guider les Lions. Concentration, rigueur et solidité seront, selon lui, les clés pour franchir ce cap décisif. « Nous sommes prêts et conscients de l’enjeu. Il faudra rester attentifs du début à la fin, car ce sera un match très serré », a-t-il insisté. En quête d’un billet pour les quarts de finale, le Sénégal devra ainsi composer avec un Soudan expérimenté, déterminé et sans complexe. Une rencontre annoncée comme un véritable bras de fer, où la moindre erreur pourrait coûter cher et où chaque détail comptera.