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  • En finir avec le débat sur les « 59 » Enseignants-chercheurs ! ( Par Meïssa DIAKHATE Enseignant-Chercheur)

    En finir avec le débat sur les « 59 » Enseignants-chercheurs ! ( Par Meïssa DIAKHATE Enseignant-Chercheur)

    Elégance d’esprit : la publication de la liste des « 59 » a béatement ouvert une brèche pour certaines personnes « désœuvrées » de jeter le discrédit sur leurs propres collègues.

    Certainement, la « retraite » donnerait le brevet de tenir des propos désobligeants et affligeants à l’endroit de membres de la communauté universitaire (environ 10% de l’effectif de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar). Les termes utilisés, j’en passe par respect aux lecteurs, contrastent d’avec la prestance intellectuelle et la dévotion aux valeurs apprises de l’Ecole de la République. Si la retraite ne donne pas la sagesse d’esprit et la courtoisie cordiale, elle révèle tout bonnement la vraie nature de l’universitaire qui n’est plus à la quête du savoir mais de la gloire nostalgique.

    Quand on a été à l’université avec des collègues ou nommé par la magnanimité d’une autorité politique, et qu’ on a géré une institution avec ses forces et ses faiblesses, il faut, comme disait le sage socialiste, avoir de la tenue et de la retenue. Heureusement, les « 59 » répondent, jusque-là, par l’élégance d’esprit. Bien entendu, la Guinée ne s’est pas trompée de choix.

    Sérénité du débat : je ne doute point de la bonne volonté des autorités de tutelle de contenir le bruit provoqué. Il mérite notre bienveillance dans une pareille situation. Mais, la sérénité doit être de mise : écrire est toujours un exercice périlleux. Le Président grammairien enseignait que « la forme d’un texte, le soin apporté à sa présentation, à la ponctuation et à la rédaction sont révélateurs, le plus souvent, de la conscience avec laquelle ce texte a été élaboré, de son degré de maturité, de la rigueur de la méthode suivie, de la cohérence et de la logique de la pensée de ses rédacteurs ».

    Dans le cas d’espèce, l’intensité des textes (la circulaire puis le communiqué, en un temps record) est révélatrice d’un engagement voire d’une frénésie sur la cause. Quelle grammaire ! Je me limite ici à la simple règle de la ponctuation, la plus élémentaire, méconnue là où on est censé bien rédiger : « C’est dans ce cadre que les gouvernements du Sénégal et de la Guinée, ont signé à Conakry … » (la virgule n’a pas sa place, sans compter que « Gouvernement » commence par une lettre majuscule, ainsi qu’il est consacré dans le protocole d’accord signé le 23 mai 2025). On accusera toujours à tort la charmante coquille. Mais, elle déclinera son amour car, comme cela ne suffisait pas, « enseignant-chercheur Sénégalais » (« sénégalais », adjectif qualificatif épithète) s’écrit, au lieu de la majuscule, avec « s » minuscule. Bien d’autres remarques abondent les textes déjà mis à la disposition de l’opinion. Nous espérons pouvoir y revenir plus exhaustivement.

    Loyauté avec les textes : les « 59 » doivent loyauté à l’Université. Mais aussi, et c’est essentiel, en communiquant sur la loi, il est nécessaire d’en faire une interprétation loyale. De grâce, disons le droit, tout le droit, rien que le droit ! Alors dans ce cas, citons clairement les dispositions de l’article 11 de la loi n° 81-59 du 09 septembre 1981 portant statut du personnel enseignant, modifiée. L’opinion, dont le communiqué est destiné, pense à du tout alors qu’il n’en est rien contre l’engagement des collègues en Guinée. Bien au contraire, le communiqué semble apaisant et, à mon sens, donne des voies de droit en faveur de la poursuite des activités des enseignants-chercheurs sénégalais en Guinée.

    Mais, pas que l’article 11 de la loi précitée. D’autres dispositions permettraient aux Enseignants de s’affranchir de la dérision. Les textes sont clairs et les Enseignants-chercheurs concernés ont à leur disposition d’autres « moyens réglementaires » pour accompagner leurs collègues guinéens, du moins s’ils le veulent bien. Un texte ne doit pas être lu de façon elliptique. J’ose espérer des Recteurs une application loyale de la loi quand usage légitime en sera fait.

     

    Meïssa DIAKHATE Enseignant-Chercheur

    Intervenant à l’Université Général Lansana Conté, Sonfonia-Conakry

  • La Ligue Démocratique dénonce un « acte de force » contre le Venezuela

    La Ligue Démocratique dénonce un « acte de force » contre le Venezuela

    La Ligue Démocratique (LD) est montée au créneau ce dimanche pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« enlèvement » du président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, et de son épouse. Dans un communiqué rendu public à Dakar, l’organisation politique sénégalaise impute la responsabilité de cet acte au régime de l’ancien président américain Donald Trump, y voyant une violation grave du droit international et une atteinte directe à la souveraineté d’un État.

    Selon la LD, l’acte dénoncé dépasse le cadre d’un simple incident diplomatique et s’apparente à un coup de force prémédité contre des institutions issues de la volonté populaire. L’organisation estime qu’aucune justification idéologique, géopolitique ou stratégique ne saurait légitimer de telles pratiques, qu’elle juge contraires aux principes fondamentaux régissant les relations internationales.

    Une remise en cause des normes internationales

    Dans son communiqué, la Ligue Démocratique insiste sur le caractère dangereux de ce qu’elle décrit comme une banalisation de la loi du plus fort. Elle rappelle que le respect de la souveraineté des États, l’intangibilité des institutions nationales et la primauté du droit constituent les piliers de la coexistence pacifique entre les nations.

    « Nul État, aussi puissant soit-il, n’a le droit de se substituer aux peuples ou de décider du sort de dirigeants légitimement établis », soutient la LD, qui met en garde contre les conséquences historiques de telles pratiques. Selon elle, ces interventions forcées ont souvent conduit au chaos, à la radicalisation politique et à l’affaiblissement durable des normes internationales, plutôt qu’à la stabilité ou à la démocratie.

    Appel à la communauté internationale

    Fidèle à son engagement en faveur de la justice et de la souveraineté des peuples, la Ligue Démocratique interpelle la communauté internationale. Elle appelle notamment les Nations unies, l’Union africaine, la CELAC ainsi que l’ensemble des forces attachées à la paix et au droit à « assumer pleinement leurs responsabilités historiques ».

    L’organisation politique exhorte également à une mobilisation morale et politique contre ce qu’elle décrit comme des pratiques impériales menaçant l’équilibre du monde et la sécurité collective.

    En conclusion, la LD réaffirme que la démocratie ne peut être imposée par la contrainte, les enlèvements ou les ingérences, mais qu’elle se construit dans le respect des peuples et du droit international. « Face à la montée inquiétante de la loi de la force, le silence serait une complicité », avertit-elle, affirmant refuser toute forme de passivité.

    El Hadji Ibrahima FAYE

     

  • Recrutement d’enseignants-chercheurs à l’étranger : le Mesri recadre et rappelle le cadre légal

    Recrutement d’enseignants-chercheurs à l’étranger : le Mesri recadre et rappelle le cadre légal

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications face aux informations faisant état du recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais par un pays voisin. Dans un communiqué de presse, le département ministériel a tenu à rappeler les règles juridiques strictes qui encadrent la situation des enseignants-chercheurs en activité dans les universités publiques sénégalaises.

    Le Mesri souligne que la loi n°61-33 du 15 juin 1961, relative au statut général des fonctionnaires et modifiée à plusieurs reprises, consacre le principe fondamental de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique. En vertu de son article 9, le cumul d’emplois est strictement limité, sauf dérogations expressément prévues par la loi.

    Le ministère précise, en outre, que l’article 11 de la loi n°81-59 du 9 novembre 1981 portant statut du personnel enseignant des universités encadre rigoureusement les conditions d’utilisation hors cadre des enseignants-chercheurs. À ce titre, il est clairement établi qu’un enseignant-chercheur sénégalais ne peut être recruté par contrat dans la fonction publique d’un autre État, sauf dans le cadre de mécanismes de coopération officiellement ratifiés et après délivrance régulière des actes de mise en position de service, conformément aux textes en vigueur.

    Face aux informations relayées dans l’opinion, le Mesri indique avoir instruit les recteurs des universités publiques afin de procéder aux vérifications nécessaires, d’identifier les situations concernées et de veiller au respect strict de la réglementation.

    Par ailleurs, le ministère a tenu à relativiser les interprétations alarmistes en mettant en avant l’attractivité croissante des universités sénégalaises. Il rappelle que les rémunérations du personnel enseignant font l’objet d’une revalorisation constante et figurent « parmi les plus élevées de l’espace francophone d’Afrique subsaharienne ».

    Enfin, le Mesri a rappelé que le Sénégal et la Guinée ont signé, le 23 mai 2025 à Conakry, un protocole d’accord portant sur la coopération universitaire et scientifique. Cet accord prévoit notamment la mobilité encadrée des enseignants et des étudiants entre les deux pays. Le ministère précise que les modalités pratiques de mise en œuvre seront définies par un comité de suivi dédié et feront l’objet d’une communication officielle en temps opportun.

  • Sécurité dans la banlieue dakaroise : le ministre de l’Intérieur supervise une vaste opération nocturne et prône la « taxation de l’indiscipline »

    Sécurité dans la banlieue dakaroise : le ministre de l’Intérieur supervise une vaste opération nocturne et prône la « taxation de l’indiscipline »

     

    Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Bamba Cissé, a personnellement supervisé, dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, une opération d’envergure menée conjointement par la Police et la Gendarmerie dans la banlieue dakaroise, marquant une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif sécuritaire.

    Déployée dans plusieurs zones jugées sensibles, notamment à Pikine et Guédiawaye, l’opération avait pour objectif de renforcer la visibilité des forces de défense et de sécurité, de prévenir les actes d’insécurité et de rassurer les populations. Selon le ministère de l’Intérieur, cette mobilisation s’inscrit dans une stratégie globale visant à améliorer durablement le niveau de sécurité dans la banlieue.

    Sur le terrain, Me Bamba Cissé a mis l’accent sur la lutte contre l’indiscipline, en particulier sur les routes. Le ministre a plaidé pour la généralisation des amendes fixes à l’encontre des contrevenants, défendant le principe d’une « taxation de l’indiscipline » comme levier de responsabilisation des usagers et de régulation du comportement routier.

    L’autorité ministérielle a également donné des instructions fermes pour contenir les mouvements de foules violents qui, à l’occasion de certains événements, menacent les populations et portent atteinte à l’ordre public. Il a appelé à des actions rigoureuses, coordonnées et préventives afin d’anticiper ces dérives et d’assurer la protection des citoyens.

    Saluant le professionnalisme et l’engagement des forces de défense et de sécurité, Me Bamba Cissé a assuré que les opérations combinées Police-Gendarmerie seront intensifiées et étendues à l’ensemble du territoire national, avec pour objectif de consolider durablement la sécurité et de préserver l’ordre public au service des Sénégalais.

  • Circulation dans la zone du BRT : le préfet de Dakar durcit le ton et annonce la mise en fourrière systématique

    Circulation dans la zone du BRT : le préfet de Dakar durcit le ton et annonce la mise en fourrière systématique

     

    Le préfet du département de Dakar passe à l’offensive face aux violations répétées des règles de circulation dans le périmètre du Bus Rapid Transit (BRT). Dans un communiqué officiel, l’autorité administrative a annoncé un renforcement strict des mesures destinées à restaurer la fluidité du trafic et à garantir la sécurité des usagers sur cet axe stratégique du transport urbain.

    Rappelant les dispositions de l’arrêté n°274/P/D/DK du 26 juillet 2024, le préfet souligne que la circulation des véhicules à bras et à traction animale, notamment les pousse-pousse et les charrettes, est formellement interdite dans la zone d’influence du BRT. Cette mesure vise à réduire les encombrements et à assurer une meilleure gestion du trafic dans un contexte de modernisation du réseau de transport.

    Malgré ce cadre réglementaire clair, l’administration déplore la persistance de pratiques illégales. La circulation et le stationnement anarchiques de ces engins continuent de provoquer d’importantes perturbations, d’entraver la mobilité urbaine et de constituer une menace sérieuse pour la sécurité des piétons, en particulier sur les espaces réservés.

    Face à ces manquements, le préfet annonce qu’à compter du jeudi 8 janvier 2026, l’application de l’arrêté sera systématique et sans tolérance. Tout véhicule à bras ou à traction animale circulant ou stationnant dans la zone du BRT sera immédiatement immobilisé et conduit en fourrière. Les contrevenants s’exposeront également à des poursuites conformément aux lois et règlements en vigueur.

    À travers cette décision, l’autorité préfectorale affirme sa volonté d’imposer une discipline rigoureuse dans la zone du BRT, condition essentielle à une circulation fluide, sécurisée et conforme aux exigences du nouveau dispositif de transport urbain.

  • Fuite de cerveaux : voici la liste des 59 enseignants-chercheurs sénégalais recrutés par la Guinée

    Fuite de cerveaux : voici la liste des 59 enseignants-chercheurs sénégalais recrutés par la Guinée

    Dans un entretien paru samedi 3 janvier dans L’Observateur, Pr Abdou Salam Sall, ancien recteur de l’UCAD, préconisait, en plus de sanctions sévères, la publication de la liste des professeurs d’université enrôlés pour la prochaine rentrée académique guinéenne. Son vœu est exaucé. Le journal du Groupe futurs médias a publié dans son édition de ce lundi les noms et grades des concernés.

    1. Marie Salomon Sambou, Professeur titulaire, Analyse complexe et géométrie

    2. Ibrahima Sakho, Assistant, Physique nucléaire et atomique

    3. Ndiouma Ndour, Professeur titulaire, Comptabilité et gestion financière

    4. Diouma Faye, Assistant, Études africaines francophones

    5. Moussa Sall, Assistant, Algèbre et cryptographie

    6. Ibrahima Thiam, Professeur titulaire, Economie monétaire et financière

    7. Melyan Mendy, Maître de conférences, Gouvernance et management universitaire

    8. Seny Diatta, Assistant, Geametrie

    9. Djiby Sow, Assistant, cartographie

    10. Cheikh Khoulé, Maître-Assistant, Géométrie différentielle appliquée

    11. Alioune Guèye, Assistant, Algèbre

    12. Adama Thiandoum, Assistant, Géométrie différentielle appliquée

    13. Lamine Ngom, Assistant, Algèbre appliquée

    14. Awa Traoré, Maître de Conférences, Économie du développement

    15. Mouhamadou Moustapha Aïdara, Professeur titulaire, Droit public et administration territoriale

    16. Serigne Diop, Maître de Conférences, Gestion comptabilité audit finance

    17. Oumar Sall, Professeur titulaire, Géométrie algébrique, théorie nombres

    18. Dialo Diop, Assistant, Physique, intelligence artificielle, énergie

    19. El Hadji Sow, Assistant, Algèbre

    20. Avewe A. Bassène, Assistant, Data science et IA

    21. Fatimata Ba, Assistant, Matériaux et energie renouvelable solaire

    22. Yoro Dia, Assistant, Intelligence artificielle.

    23. Guillaume Itbadio Sadio, Assistant, Équations différentielles partielles

    24. Moctar Traoré, Assistant, Géométrie et algèbre

    25. Aliou Sonko, Assistant, Analyse numérique

    26. Serigne Mbacke Coly, Assistant, Eau et environnement

    27. Issa Samb, Maître de Conférences, Chimie organique et environnement

    28. Cheikh Ndoye, Assistant, Chimie inorganique et analytique

    29. Ngalla Djitté, Professeur titulaire, Analyse mathématique

    30. Aboubakary Diakhaby, Professeur titulaire, Mathématiques et informatique

    31. Youssou Ciss, Assistant, Probabilités et statistiques

    32. Sidy Moctar Djitté, Assistant, Analyse non linéaire, EDP

    33. Alioune Badara Seck, Assistant, Économie industrielle

    34. Babou Diane, Assistant, Énergie, matériaux, électronique, télécoms

    35. Aïda Gaye, Assistant, Construction durable et ingénierie bâtiment

    36. Seydou Ndiaye, Assistant, Agroforesterie et productions végétales

    37. Mouhamadou Saliou Diallo, Maître-Assistant, Finance et marchés financiers

    38. Abdou Karim Faye, Maître de Conférences, Marketing et gestion commerciale

    39. Abdou Aziz Touré, Assistant, Macroéconomie, économétrie, politiques publiques

    40. Ibrahima Diédhiou, Assistant, Recherche opérationnelle

    41. Isaac Yakhoba Ndiaye, Professeur titulaire, Droit privé

    42. Agnès Ngom, Assistant, Télécoms et réseaux informatiques

    43. Babacar Mbaye, Assistant, Informatique et cybersécurité

    44. Mamadou Lamine Diop, Assistant, Mathématiques appliquées

    45. Abdou Karim Farota, Maître de Conférences, Physique, électronique, informatique scientifique

    46. Ousmane Niass, Assistant, Chimie analytique

    47. Moussa Ibra Ngom, Assistant, Energie solaire photovoltaïque

    48. Alassane Diaw, Assistant, Optoélectronique et matériaux

    49. Djimba Niane, Assistant, Robotique et énergie solaire

    50. Mboya Ba, Assistant, Équations aux dérivées partielles

    51. Pape Abdoulaye Barro, Assistant, loT, data, smart cities

    52. Mamadou Lamine Coly, Assistant, Physique appliquée et énergétique

    53. Bouya Diop, Professeur titulaire, Physique atmosphère et climat

    54. Cheikh Saliou Mbacké Babou, Assistant, Réseaux et télécommunications

    55. Birane Koundoul, Assistant, Deep learning et optimization

    56. Serigne Mbacké Guèye, Assistant, Vulgarisation technologique scientifique

    57. Ibrahima Diba, Assistant, Climatologie et modélisatión climatique

    58. El Hadji Thierno Doumbia, Assistant, Pollution environnementale

    59. Saliou Nour, Maître-Assistant, Anthropologie et philosophie

    avec Seneweb

  • CAN 2025 : le Cameroun écarte l’Afrique du Sud et s’offre un choc explosif face au Maroc

    CAN 2025 : le Cameroun écarte l’Afrique du Sud et s’offre un choc explosif face au Maroc

    Le Cameroun a confirmé son statut de sérieux prétendant au sacre continental en dominant l’Afrique du Sud (2-1), dimanche 4 janvier, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, au stade Al Barid de Rabat. Solides et réalistes, les Lions indomptables décrochent leur billet pour les quarts de finale, où les attend un duel très attendu face au Maroc, pays hôte de la compétition, le 9 janvier.

    Après une entame prudente, les Camerounais ont progressivement pris le contrôle de la rencontre. Leur domination s’est concrétisée juste avant la pause par l’ouverture du score signée Tchamadeu, récompensant une montée en puissance collective. Au retour des vestiaires, le Cameroun a confirmé sa maîtrise, Kofane doublant la mise d’une tête imparable qui a longtemps semblé sceller le sort du match.

    En face, les Bafana Bafana n’ont pourtant pas manqué d’occasions. Mais leur manque de tranchant offensif et la solidité défensive camerounaise ont freiné leurs ambitions. Le but tardif de Makgopa, inscrit en fin de rencontre, n’a pas suffi à inverser la dynamique ni à relancer réellement le suspense.

    Cette victoire s’inscrit dans une dynamique très positive pour les Lions indomptables, qui affichent une remarquable efficacité dans les moments clés. Elle leur ouvre surtout la voie à un quart de finale de prestige face au Maroc, autre poids lourd du football africain.

    Les Lions de l’Atlas ont, eux aussi, validé leur qualification en s’imposant difficilement face à la Tanzanie (1-0) dans un match âprement disputé. Longtemps indécise, la rencontre a basculé peu après l’heure de jeu grâce à une réalisation de Brahim Díaz, auteur d’une frappe précise en angle fermé pour délivrer le public marocain.

    Le quart de finale Maroc–Cameroun s’annonce ainsi comme l’un des chocs majeurs de cette CAN 2025. Entre un Cameroun solide, expérimenté et pragmatique, et un Maroc porté par son public et ses ambitions de titre à domicile, l’affiche promet une confrontation intense et riche en enjeux. Deux géants du football africain, une place en demi-finale en jeu et une rivalité sportive appelée à marquer la compétition.

  • Réforme du CSM : vers une justice réellement rendue au nom du peuple

    Réforme du CSM : vers une justice réellement rendue au nom du peuple

    Le ministre conseiller du président de la République est longuement revenu sur les réformes annoncées du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qu’il qualifie de rupture historique avec les pratiques institutionnelles héritées de l’indépendance. Pour Aldiouma Sow, il ne s’agit pas d’un simple réaménagement administratif, mais d’une refondation en profondeur du système judiciaire sénégalais, en droite ligne de la vision portée par le président Bassirou Diomaye Faye.

    Selon lui, depuis 1960, la justice a souvent été perçue comme un prolongement de l’ordre politique plutôt que comme une institution au service du peuple souverain. « La justice était rendue au nom d’un régime. La volonté du chef de l’État est désormais de faire en sorte qu’elle soit effectivement rendue au nom du peuple, dans les textes comme dans la pratique quotidienne », a-t-il affirmé.

    Au cœur de cette refondation figure la recomposition du Conseil supérieur de la magistrature. Jusqu’ici, en dehors du président de la République et du ministre de la Justice, l’organe est exclusivement composé de magistrats, une configuration que le ministre conseiller juge peu représentative de la diversité sociale du pays.

    Pour Aldiouma Sow, une justice crédible et légitime ne peut être dissociée de la participation de segments représentatifs de la société. « Si la justice doit être rendue au nom du peuple, alors le peuple, à travers la société civile et d’autres corps organisés, doit avoir voix au chapitre dans son fonctionnement », a-t-il expliqué, justifiant ainsi l’usage du terme « refondation » plutôt que celui de simple réforme.

    Réagissant aux réticences exprimées par certains magistrats, notamment sur l’ouverture du CSM à des acteurs non issus du corps judiciaire, Aldiouma Sow a tenu à souligner la méthode privilégiée par le chef de l’État. Plutôt qu’une réforme imposée, le président de la République a opté pour la concertation et le dialogue.

    « Le chef de l’État aurait pu passer en force, puisqu’il définit la politique pénale du pays. Il a préféré consulter et construire un consensus. L’idée en elle-même n’est pas contestable ; ce sont surtout les modalités de mise en œuvre qui appellent à discussion », a-t-il précisé.

    Pour le ministre conseiller, l’ouverture du Conseil supérieur de la magistrature à des segments représentatifs de la société constitue un changement de paradigme majeur et l’une des innovations institutionnelles les plus audacieuses depuis l’indépendance. Il annonce qu’un débat public sera organisé afin d’éclairer l’opinion et d’aboutir à la formule la plus équilibrée possible.

    Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État de droit et de la gouvernance, socle du projet politique porté par le président Bassirou Diomaye Faye depuis son accession au pouvoir.

  • L’UE appelle à respecter la volonté du peuple vénézuélien, “seul moyen de résoudre la crise”

    L’UE appelle à respecter la volonté du peuple vénézuélien, “seul moyen de résoudre la crise”

    L’UE appelle à respecter la volonté du peuple vénézuélien, “seul moyen de résoudre la crise”
    L’Union européenne a appelé dans une déclaration commune à respecter la volonté du peuple vénézuélien, y voyant le “seul moyen de résoudre la crise”.

    Précisant s’exprimer au nom de 26 pays (soit tous les pays membres sauf la Hongrie), la cheffe de la diplomatie de l”UE, Kaja Kallas, “appelle tous les acteurs à faire preuve de calme et de retenue, afin d’éviter une escalade et de garantir une solution pacifique à la crise”.

    “Respecter la volonté du peuple vénézuélien reste le seul moyen pour le Venezuela de rétablir la démocratie et de résoudre la crise actuelle”, est-il ajouté.

  • Venezuela: Nicolás Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York

    Venezuela: Nicolás Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York

    Le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés à Caracas et exfiltrés par les forces armées américaines ce samedi 3 janvier. Ils sont notamment inculpés, dans l’État de New York, pour “narcoterrorisme” et “crimes contre l’humanité”. Après leur exfiltration, ils sont arrivés aux États-Unis dans la soirée