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  • Contrôle technique obligatoire pour les « Cheikhou Chérifou » : ultimatum de deux mois avant immobilisation

    Contrôle technique obligatoire pour les « Cheikhou Chérifou » : ultimatum de deux mois avant immobilisation

    Les minibus communément appelés « Cheikhou Chérifou » seront soumis, à partir du 3 mars prochain, à un contrôle technique obligatoire pour une durée de deux mois. L’annonce a été faite par le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, en marge d’une visite au centre de contrôle technique de Hann, à Dakar.

    Durant cette période transitoire, les véhicules concernés seront autorisés à poursuivre leurs activités. Mais à l’issue des deux mois, tout minibus n’ayant pas satisfait à la visite technique sera immobilisé par les services compétents. Les autorités affichent ainsi leur volonté de renforcer la discipline dans le secteur du transport public.

    En se rendant sur le site de Hann, le ministre a voulu s’assurer de la capacité opérationnelle des dispositifs mis en place pour conduire cette opération à grande échelle. Il a rappelé que les véhicules de transport public sont déjà soumis à un contrôle technique semestriel. Toutefois, face aux préoccupations persistantes liées à la sécurité routière, l’État a jugé nécessaire de cibler spécifiquement ces minibus, très présents dans le transport urbain et interurbain.

    Les vérifications porteront notamment sur la conformité des porte-bagages installés sur certains véhicules, mais aussi sur les modifications apportées à l’aménagement intérieur. Le ministre a particulièrement insisté sur l’ajout de sièges supplémentaires, pratique répandue qui favorise la surcharge et accroît les risques d’accidents.

    À travers cette mesure, les autorités entendent renforcer la sécurité des usagers et améliorer les conditions de circulation, dans un contexte où la régulation du transport public demeure un enjeu majeur de politique publique.

    EL FAYE

  • ÉDUCATION NATIONALE : LE MINISTRE SERRE LA VIS AVEC LES INSPECTEURS POUR SAUVER L’ÉCOLE SÉNÉGALAISE

    ÉDUCATION NATIONALE : LE MINISTRE SERRE LA VIS AVEC LES INSPECTEURS POUR SAUVER L’ÉCOLE SÉNÉGALAISE

    Moustapha Guirassy passe à l’action. Le Ministre de l’Éducation nationale a reçu ce jour une délégation de l’Association des Inspecteurs de l’Enseignement Moyen et Secondaire (IEMS) pour une rencontre au sommet dédiée à la refondation du système éducatif. Message reçu cinq sur cinq côté inspecteurs : la corporation a réaffirmé son engagement à jouer les premiers rôles dans la bataille pour la qualité à l’école.

    Au cœur des échanges : le repositionnement stratégique des IEMS comme pivots de la réforme. La délégation a soumis au ministre un projet de Termes de Référence (TDR) visant à muscler l’efficacité des actions sur le terrain et à donner aux inspecteurs les moyens de leurs ambitions en matière de pilotage pédagogique.

    Le ministre n’a pas mâché ses mots sur ses attentes. Il a martelé la nécessité d’une gouvernance éducative “renforcée”, avec un corps d’inspection consolidé et replacé au cœur du dispositif. Objectif : passer d’un système qui subit à un système qui pilote, dans une logique d’amélioration durable et visible de la qualité des enseignements.

    Pour matérialiser cette nouvelle donne, Moustapha Guirassy a annoncé l’organisation imminente d’une rencontre élargie réunissant l’ensemble des corps d’inspection. Objectif affiché : clarifier une bonne fois pour toutes les missions de chacun et bâtir une dynamique collective capable de sortir l’école sénégalaise de l’ornière.

    EL FAYE

  • FEU À L’USINE D’EXTRACTION DE DIOGO : ERAMET GRANDE CÔTE ANNONCE LA MAÎTRISE D’UN INCENDIE SUR SON SITE MINIER

    FEU À L’USINE D’EXTRACTION DE DIOGO : ERAMET GRANDE CÔTE ANNONCE LA MAÎTRISE D’UN INCENDIE SUR SON SITE MINIER

    L’alerte a été donnée en début d’après-midi. Ce dimanche 22 février, aux environs de 14 heures, un violent incendie s’est déclaré au cœur de la Wet Concentration Plant (WCP), l’unité d’extraction du site minier de Diogo exploitée par Eramet Grande Côte. L’installation, perchée sur une barge flottante, a immédiatement été le théâtre d’une mobilisation générale des secours.

    Premier soulagement : malgré la puissance du sinistre, l’évacuation rapide de la zone a permis d’éviter le drame humain. Aucune victime n’est à déplorer, ni parmi les employés de l’entreprise, ni chez les sous-traitants présents sur le site, selon les premières déclarations des responsables.

    L’incendie a pu être circonscrit grâce à une intervention éclair et coordonnée. Les équipes internes d’intervention d’urgence (ERT) ont été épaulées par les sapeurs-pompiers venus en renfort des casernes de Kébémer, Guéoul, Louga et Saint-Louis. Les autorités territoriales et administratives ont été tenues informées en temps réel.

    Si les flammes sont désormais maîtrisées, la vigilance reste de mise. Les équipes techniques sont toujours à pied d’œuvre pour procéder au refroidissement des installations et sécuriser l’ensemble du périmètre. Par souci de transparence, un dispositif d’information dédié a été activé pour tenir les communautés riveraines informées de l’évolution de la situation.

    Eramet Grande Côte, qui fait de la sécurité des personnes sa “priorité absolue”, promet de faire toute la lumière sur cet incident. Des investigations approfondies seront ouvertes dans les prochaines heures pour déterminer les causes exactes du sinistre et évaluer son impact sur la production. La direction affirme sa détermination à gérer cette crise “avec responsabilité et transparence” et s’engage à communiquer de nouveaux éléments dès leur disponibilité.

  • CRISE UNIVERSITAIRE : LE COLLECTIF DES AMICALES DÉNONCE DES DÉCISIONS UNILATÉRALES

    CRISE UNIVERSITAIRE : LE COLLECTIF DES AMICALES DÉNONCE DES DÉCISIONS UNILATÉRALES

    La rentrée universitaire s’annonce sous haute tension. Dans un climat de défiance grandissant entre les autorités et les organisations estudiantines, le Collectif des Amicales, qui se présente comme l’instance faîtière des étudiants, tire la sonnette d’alarme et hausse le ton contre ce qu’il qualifie de “logique d’imposition” du gouvernement. Dans un communiqué publié hier, le collectif dresse un réquisitoire sévère contre la gestion de la crise. Ses principales griefs : des décisions prises sans consultation des premiers concernés et une réouverture des campus qu’il juge “à géométrie variable”. Les étudiants dénoncent notamment l’exclusion de deux pavillons sociaux, qui laisserait plus de 2 000 camarades sur le carreau. Face à ce qu’ils perçoivent comme un passage en force, les responsables amicaux montent au créneau avec une série de revendications claires. Ils exigent la levée immédiate des suspensions frappant certaines amicales, une décision qu’ils jugent illégale et qu’ils menacent de porter devant la Cour suprême. Ils réclament également la réouverture des assises pour un véritable dialogue sur les réformes, ainsi que la prise en charge de tous les blessés et la réouverture complète des pavillons, au nom de l’équité entre étudiants. Par ailleurs, le collectif assure suivre de près l’évolution des enquêtes sur le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu dans des circonstances encore troubles. Tout en se disant attaché au dialogue, la structure estudiantine appelle ses mandants à la retenue et à la discipline : elle invite les étudiants à attendre ses consignes officielles avant tout retour dans les campus. Le message aux autorités est clair : la main est tendue pour discuter, mais pas question d’accepter “une pensée unique” imposée d’en haut EL FAYE
  • KÉDOUGOU : TROIS SITES D’ORPAILLAGE CLANDESTIN DÉMANTELÉS, UN SUSPECT INTERPELLÉ POUR TRAFIC DE MIGRANTS

    KÉDOUGOU : TROIS SITES D’ORPAILLAGE CLANDESTIN DÉMANTELÉS, UN SUSPECT INTERPELLÉ POUR TRAFIC DE MIGRANTS

    La traque aux chercheurs d’or illégaux et aux trafiquants d’enfants s’intensifie dans la région aurifère. En une seule journée, la gendarmerie a nettoyé trois sites clandestins et mis la main sur un présumé passeur lié à un réseau de traite de mineurs.

    C’est un coup de boutoir porté contre l’économie souterraine de l’or. Samedi, les hommes du GARSI-2, déployés aux avant-postes de Gamba-Gamba et Saeinsoutou, ont littéralement rasé trois camps d’orpailleurs illégaux dans les localités de Bantanko, Bondala et Mouran.

    Le bilan de cette opération coup de poing est lourd pour les contrevenants. Sur les sites, la machine de guerre des gendarmes a saisi un important arsenal logistique : 14 groupes électrogènes, 6 marteaux-piqueurs, 8 motopompes, 5 machines-pompes, 2 panneaux solaires et une pompe à eau. Mais les forces de l’ordre ne se sont pas contentées de confisquer. Dans un objectif de destruction totale des capacités opérationnelles des clandestins, pas moins de 25 “cracheuses” (machines concasseuses), 5 foreuses électriques, 7 motopompes supplémentaires ainsi que des dizaines d’abris de fortune ont été méthodiquement détruits sur place.

    Parallèlement à ce démantèlement, la Section de Recherches de Kédougou a réalisé une avancée significative dans un autre domaine sensible : le trafic d’êtres humains. Un individu a été interpellé et cinq mineurs, au cœur du système, ont été entendus.

    Les premières auditions dessinent les contours d’un trafic bien rodé. Ces enfants, originaires du Burkina Faso, auraient été confiés par leurs propres parents à un réseau. Leur périple les a menés du Burkina au Mali, avant d’être “pris en charge” à la frontière sénégalaise par le suspect, qui devait les acheminer vers les mines clandestines de la région. Leur objectif : travailler comme main-d’œuvre corvéable contre rémunération.

    Face aux enquêteurs, l’homme interpellé a reconnu les faits. L’enquête se poursuit pour tenter de remonter toute la chaîne de responsabilités de ce trafic, qui met en lumière les liens étroits entre orpaillage illégal et exploitation des personnes dans le sud-est du Sénégal.

  • Ligue régionale de Dakar : Moustapha Guèye élu pour piloter la nouvelle ère de la lutte

    Ligue régionale de Dakar : Moustapha Guèye élu pour piloter la nouvelle ère de la lutte

     

    La lutte sénégalaise amorce un tournant décisif dans son organisation. Réunis en assemblée générale ce samedi, les acteurs de la discipline dans la région de Dakar ont élu Moustapha Guèye à la tête de la Ligue régionale de lutte.

    L’ancien pensionnaire de l’écurie Fass s’est nettement imposé lors du scrutin, recueillant 112 voix contre 64 pour son principal challenger, Babacar Diagne, plus connu sous le surnom de Doudou Diagne Diecko, ancien président des amateurs. Ce résultat marque le retour en force d’une figure emblématique de l’arène, désormais investie d’une mission stratégique dans la gouvernance locale de la discipline.

    Cette élection s’inscrit dans une dynamique nationale de restructuration du mouvement de la lutte. Elle intervient après l’installation officielle de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), présidée depuis décembre par Ibrahima Sène, dit « Bira ». La nouvelle instance a pris le relais du Comité national de gestion (CNG), longtemps chargé d’encadrer et d’organiser la pratique de la lutte au Sénégal.

    Dans cette phase de transition, plusieurs régions ont déjà procédé à l’installation de leurs ligues régionales, tandis que d’autres poursuivent leur structuration. L’ambition affichée est claire : bâtir une architecture institutionnelle plus robuste, fondée sur une gouvernance déconcentrée et adaptée aux réalités locales.

    À Dakar, épicentre historique et économique de l’arène sénégalaise, l’arrivée de Moustapha Guèye suscite de fortes attentes. Les acteurs du milieu espèrent des réformes concrètes en matière d’encadrement des lutteurs, de professionnalisation des compétitions et de modernisation des pratiques administratives. Autant de chantiers qui devront accompagner la transition vers la nouvelle ère fédérale et consolider la place de la lutte comme pilier du sport et de la culture nationale.

  • Relance du lycée technique de Sandiara : le gouvernement accélère sur la formation professionnelle

    Relance du lycée technique de Sandiara : le gouvernement accélère sur la formation professionnelle

    Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Njekk Sarré, s’est rendu au lycée technique et professionnel de Sandiara aux côtés de ses homologues en charge de l’Industrie et des Infrastructures. Cette visite conjointe traduit une volonté affirmée de coordination gouvernementale pour impulser une nouvelle dynamique à la formation professionnelle au Sénégal.

    Implanté sur une superficie de 35 hectares, l’établissement, dont les travaux ont été lancés en 2015, demeure inachevé. Le site nécessite aujourd’hui une réhabilitation d’envergure pour être pleinement opérationnel. Conscient des retards accumulés, le ministre a annoncé la signature d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée destinée à accélérer l’achèvement des travaux et à permettre, enfin, la mise en service effective du lycée.

    À terme, l’infrastructure ambitionne de proposer un dispositif complet intégrant des bâtiments administratifs modernes, des espaces pédagogiques adaptés et des ateliers spécialisés. Plusieurs filières stratégiques y seront développées, notamment le génie civil, la maintenance industrielle, l’hôtellerie, l’agriculture et la pisciculture. Autant de secteurs identifiés comme prioritaires dans la perspective d’une économie plus productive et ancrée dans les réalités locales.

    La délégation ministérielle a également rencontré les entreprises implantées dans la zone de Sandiara. Ces acteurs du secteur privé sont appelés à devenir des partenaires clés dans la mise en œuvre d’une formation en alternance, articulée autour des besoins concrets du tissu économique. L’objectif est de favoriser l’employabilité des jeunes et de réduire le décalage entre l’offre de formation et la demande du marché.

    Pour Moustapha Njekk Sarré, la relance du lycée technique et professionnel de Sandiara s’inscrit dans une vision plus large : faire de la formation professionnelle un levier central de l’industrialisation, de l’insertion des jeunes et du développement durable des territoires. Une fois achevé, ce chantier pourrait symboliser le repositionnement stratégique de l’enseignement technique comme moteur de transformation économique au Sénégal.

  • Bavures policières : un collectif hausse le ton et appelle à la mobilisation

    Bavures policières : un collectif hausse le ton et appelle à la mobilisation

    Le Collectif de lutte contre les bavures policières a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi lors d’un point de presse, dénonçant ce qu’il qualifie de « violations répétées des droits humains » imputées à certains éléments des forces de sécurité.

    Face aux journalistes, les membres du collectif ont appelé à l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et garantir justice aux victimes. Selon eux, seule une réforme en profondeur des pratiques au sein des forces de l’ordre permettra de prévenir de nouveaux abus et de restaurer la confiance entre citoyens et institutions sécuritaires.

    Dans cette dynamique, l’organisation a annoncé la tenue d’une marche pacifique prévue ce samedi 21 février à partir de 15 heures. La manifestation, autorisée par les autorités, suivra l’itinéraire Casino Liberté – boulevard Bourguiba – rond-point Jet d’Eau.

    Le collectif lance un appel à la mobilisation des citoyens, des organisations de la société civile et des défenseurs des droits humains. Objectif affiché : dénoncer l’impunité et exiger le respect des libertés fondamentales, dans un contexte où les questions liées à l’usage de la force par les agents de sécurité continuent d’alimenter le débat public.

  • Senelec : performances en hausse, fardeau financier persistant

    Senelec : performances en hausse, fardeau financier persistant

    La Société nationale d’électricité du Sénégal, Senelec, affiche des résultats jugés globalement encourageants sur la période 2021-2024. Mais derrière ces indicateurs flatteurs se cache une réalité plus préoccupante : un poids financier considérable qui freine encore ses ambitions. C’est le diagnostic posé par le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, à l’occasion de l’atelier d’évaluation du contrat de performance liant l’État à l’entreprise publique.

    Selon le ministre, les indicateurs globaux ont franchi la barre des 100 % sur l’ensemble de la période examinée. Une performance qui traduit, d’après lui, des progrès tangibles en matière de gouvernance, d’efficacité opérationnelle et de maîtrise des objectifs stratégiques. Ces résultats témoigneraient des efforts consentis pour moderniser l’outil de production et renforcer la qualité du service fourni aux usagers.

    Pour autant, cette embellie statistique ne suffit pas à masquer certaines fragilités. « La Senelec peut faire mieux, et même bien mieux », a admis Birame Souleye Diop, évoquant des cibles non atteintes en raison de contraintes structurelles persistantes. En ligne de mire : le volume des impayés accumulés par des entités publiques.

    Le chiffre avancé est éloquent : 48,5 milliards de francs CFA dus à la société nationale. Cette ardoise, contractée par plusieurs institutions de l’État, pèse lourdement sur la trésorerie de l’entreprise. Elle réduit ses marges de manœuvre, retarde certains investissements stratégiques et compromet, à terme, sa capacité à accompagner la croissance soutenue de la demande énergétique nationale.

    Dans un contexte où le secteur électrique constitue un levier central du développement économique, cette situation apparaît d’autant plus critique. L’équation est délicate : maintenir des performances techniques solides tout en absorbant des tensions financières internes.

    Face à l’ampleur du défi, le gouvernement annonce des mesures correctives. Des conventions de dettes croisées seront mises en place pour les exercices 2023, 2024 et 2025. L’objectif affiché est d’apurer progressivement les arriérés, sans fragiliser davantage l’équilibre financier de la Senelec.

    Le dossier sera par ailleurs examiné au plus haut sommet de l’État. Le ministre a indiqué que le Président de la République, le Premier ministre ainsi que le ministère des Finances et du Budget seront saisis afin d’accélérer la recherche de solutions pérennes.

    Au-delà des chiffres, l’enjeu est stratégique. Il s’agit de consolider les acquis d’une entreprise qui demeure un pilier du système productif sénégalais, tout en levant les blocages financiers susceptibles d’entraver son expansion. Entre performances affichées et dettes persistantes, la Senelec se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de sa trajectoire.

  • Éducation nationale : cap sur l’intelligence artificielle, 88 % des agents désormais certifiés

    Éducation nationale : cap sur l’intelligence artificielle, 88 % des agents désormais certifiés

    Le système éducatif sénégalais franchit un nouveau seuil dans sa transformation numérique. Sous l’impulsion du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, les premiers certificats en Compétences numériques pour l’enseignement (C2i-Edu) et en Intelligence artificielle appliquée à l’éducation (CIA-Edu) ont été officiellement remis aux agents formés. Une cérémonie hautement symbolique, qui consacre l’ancrage de l’intelligence artificielle au cœur des politiques éducatives.

    Les chiffres traduisent l’ampleur de l’engagement. Sur 3 909 candidats aux différentes évaluations, 3 467 ont décroché leur certification, soit un taux de réussite global de 88,69 %. Pour le ministère, ce résultat atteste à la fois de l’efficacité du dispositif de formation et de l’appropriation rapide des outils numériques par les personnels.

    Dans le détail, la certification en intelligence artificielle dédiée à l’éducation se démarque avec un taux de succès de 93,1 %, confirmant l’intérêt croissant des agents pour ces nouveaux leviers pédagogiques. Le C2i-Edu affiche, pour sa part, 85,3 % de réussite. Les niveaux intermédiaire et avancé culminent au-delà des 96 %, révélant une dynamique de professionnalisation soutenue et une progression technique maîtrisée.

    Fort de cette première vague jugée concluante, le ministère entend désormais élargir l’initiative à l’échelle nationale. La prochaine phase prévoit un accompagnement renforcé pour les agents en début de parcours ainsi que des actions spécifiques destinées à encourager une plus forte participation féminine.

    Au-delà des statistiques, l’enjeu est stratégique : doter l’école sénégalaise d’un capital humain capable d’intégrer pleinement le numérique et l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. À travers ce virage assumé, l’État ambitionne de construire un système éducatif plus innovant, inclusif et adapté aux exigences du XXIᵉ siècle.