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  • Tensions au Moyen-Orient : Dakar appelle ses ressortissants à la vigilance

    Tensions au Moyen-Orient : Dakar appelle ses ressortissants à la vigilance

    Face à l’évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a lancé un appel à la prudence à l’endroit des ressortissants sénégalais établis ou en déplacement dans la région.

    Dans un communiqué officiel, le département invite les Sénégalais résidant de manière permanente ou temporaire à respecter strictement les lois et règlements en vigueur dans leurs pays d’accueil, ainsi que les consignes de sécurité édictées par les autorités locales. L’objectif affiché est de prévenir tout incident dans un contexte régional marqué par une montée des tensions.

    Le ministère insiste également sur l’importance de la vigilance individuelle, recommandant aux compatriotes d’éviter les zones sensibles et de se tenir informés de l’évolution de la situation à travers les canaux officiels.

    Afin de garantir une assistance rapide en cas de besoin, un dispositif d’alerte a été activé. Il permet aux ressortissants de prendre attache avec les représentations diplomatiques et consulaires du Sénégal présentes dans la zone concernée. Les services compétents assurent rester mobilisés pour accompagner et orienter la communauté sénégalaise si la situation l’exige.

    Cet appel intervient dans un contexte international incertain, où les autorités sénégalaises entendent privilégier l’anticipation et la protection de leurs ressortissants à l’étranger.

    EL FAYE

  • ONU : Macky Sall officiellement candidat au secrétariat général

    ONU : Macky Sall officiellement candidat au secrétariat général

    L’ancien président sénégalais Macky Sall est désormais en lice pour diriger l’Organisation des Nations unies. Sa candidature au poste de secrétaire général a été officiellement déposée lundi au siège de l’Organisation des Nations unies par le Burundi, agissant au nom de l’Union africaine, selon plusieurs sources concordantes.

    L’annonce a été faite par la porte-parole de l’Assemblée générale, La Neice Collins, qui a confirmé la réception d’une nouvelle nomination transmise par Bujumbura. « Il s’agit de Macky Sall, ancien président du Sénégal. Il a été nommé par la République du Burundi qui a présenté les documents ce matin », a-t-elle déclaré à la presse.

    Du côté de l’Alliance pour la République (APR), la démarche a également été confirmée. Abdou Mbow, porte-parole adjoint du parti, a précisé que le Burundi, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine, a officiellement déposé le dossier de l’ancien chef de l’État pour briguer la succession d’António Guterres.

    Selon des proches de Macky Sall, cette candidature s’inscrit dans une dynamique panafricaine. L’ancien président avait lui-même présidé l’Union africaine entre février 2022 et février 2023, période durant laquelle il avait plaidé pour un renforcement du poids diplomatique du continent dans les grandes instances internationales.

    Une course déjà engagée

    Le processus de désignation du prochain secrétaire général a été lancé en novembre dernier, lorsque l’ONU a invité ses États membres à soumettre des candidatures pour un mandat qui débutera le 1er janvier 2027. Les postulants doivent être officiellement parrainés par un État ou un groupe d’États, indépendamment de leur nationalité.

    Avant l’entrée en lice de Macky Sall, deux personnalités étaient déjà considérées comme candidates : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. Le Costa Rica a également avancé le nom de son ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, dont la candidature reste à formaliser.

    Un choix éminemment géopolitique

    La désignation du futur secrétaire général demeure cependant tributaire des équilibres diplomatiques mondiaux. Une tradition non écrite de rotation régionale plaide en faveur de l’Amérique latine, tandis que plusieurs États militent pour l’élection, pour la première fois, d’une femme à la tête de l’organisation.

    Le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies sera déterminant. Les cinq membres permanents – États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France – disposent d’un droit de veto décisif. L’Assemblée générale ne pourra entériner la nomination qu’à la suite d’une recommandation formelle du Conseil.

    Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall ouvre un nouveau chapitre diplomatique pour le Sénégal et pour l’Afrique, dans une compétition où l’arithmétique géopolitique pèsera autant que les profils individuels.

    EL FAYE

  • Affaire Madiambal Diagne : la justice française valide une extradition partielle

    Affaire Madiambal Diagne : la justice française valide une extradition partielle

     

    La procédure judiciaire visant Madiambal Diagne franchit un nouveau cap. La Cour d’appel de Paris a rendu un avis favorable à une « extradition partielle », se prononçant ainsi pour la remise de l’intéressé sur une partie des faits mentionnés dans la demande.

    Dans sa décision, la juridiction française a estimé que certains chefs d’accusation répondaient aux conditions juridiques requises en matière d’extradition, tout en écartant d’autres éléments de la requête. Cette position intermédiaire ouvre une nouvelle phase dans une affaire à forte dimension internationale, tant sur le plan judiciaire que médiatique.

    À la suite de cet arrêt, la défense n’a pas tardé à réagir. Les avocats de Madiambal Diagne ont annoncé leur intention de former un pourvoi devant la Cour de cassation. Cette procédure vise à contester la légalité de la décision rendue par la Cour d’appel et à en demander l’annulation ou la révision.

    Le pourvoi, qui ne suspend pas automatiquement la procédure mais en prolonge l’examen, portera sur d’éventuelles erreurs de droit ou irrégularités dans l’appréciation des conditions d’extradition. La haute juridiction française devra ainsi se prononcer sur la conformité de l’arrêt aux règles applicables.

    En attendant l’issue de ce nouveau recours, l’affaire reste suspendue à la décision définitive des autorités compétentes, dans un dossier qui continue de susciter attention et débats.

    EL FAYE

  • Article sans titre 46679

     

    Les finances publiques sénégalaises affichent des signaux contrastés mais globalement orientés vers un redressement de la mobilisation des ressources. C’est ce que révèle la note de conjoncture économique publiée le 27 février par la Direction des prévisions et des études économiques (Dpee).

    Selon le document, au terme des onze premiers mois de l’année 2025, la gestion budgétaire a été marquée par une amélioration soutenue des recettes, conjuguée à une contraction significative des dépenses. Les ressources globales, provisoirement estimées à 3 961,0 milliards de FCFA, ont progressé de 10,1 % en glissement annuel.

    Une hausse portée par la fiscalité intérieure

    Dans le détail, les ressources se composent de 3 595,5 milliards de FCFA de recettes fiscales, 284,8 milliards de recettes non fiscales et 80,6 milliards de dons.

    Les recettes fiscales enregistrent une augmentation de 267,7 milliards de FCFA (+8,0 %) par rapport à fin novembre 2024. Cette dynamique est essentiellement tirée par :

    • l’impôt sur les revenus : +62,6 milliards de FCFA (+10,8 %) pour atteindre 640,8 milliards ;
    • la taxe sur les biens et services intérieurs : +54,8 milliards (+13,5 %) à 459,7 milliards ;
    • la TVA à l’importation : +51,2 milliards (+8,4 %) à 662,4 milliards ;
    • l’impôt sur les sociétés : +42,6 milliards (+7,4 %) à 619,2 milliards de FCFA.

    Ces performances traduisent un renforcement du recouvrement et l’impact des nouvelles mesures fiscales introduites au cours de l’exercice.

    À l’inverse, certaines lignes accusent un recul. Les droits de douane sur le pétrole chutent de 7,4 milliards de FCFA (-13,7 %). Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) enregistre une baisse de 7,1 milliards (-27,8 %), tandis que les droits d’enregistrement se contractent de 3,6 milliards (-3,8 %).

    Des dépenses publiques en nette contraction

    Sur le volet des dépenses, l’exécution budgétaire s’établit à 5 225,5 milliards de FCFA à fin novembre 2025, contre 5 882,8 milliards un an auparavant, soit une baisse de 657,3 milliards (-11,2 %).

    Ce recul s’explique principalement par :

    • la diminution des dépenses d’investissement : -747,4 milliards (-36,5 %) pour s’établir à 1 302,9 milliards ;
    • la baisse des transferts et subventions : -85,6 milliards (-5,8 %) à 1 402,8 milliards de FCFA.

    En revanche, certaines charges demeurent orientées à la hausse. Les intérêts de la dette progressent de 136,5 milliards (+18,9 %) pour atteindre 857,2 milliards de FCFA. La masse salariale augmente de 30,9 milliards (+2,4 %) à 1 340,4 milliards, tandis que les dépenses de biens et services croissent de 8,5 milliards (+2,7 %) pour s’établir à 322,4 milliards.

    Une liquidité en expansion

    Concernant la situation monétaire, la masse monétaire enregistre une progression mensuelle de 150,4 milliards de FCFA pour atteindre 11 206,1 milliards à fin novembre 2025.

    Cette évolution est portée par :

    • la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques), en hausse de 58,5 milliards à 3 248,6 milliards ;
    • les dépôts transférables, +75,1 milliards à 5 318,1 milliards ;
    • les autres dépôts inclus dans la masse monétaire, +16,8 milliards à 2 639,3 milliards de FCFA.

    En rythme annuel, la liquidité globale de l’économie affiche une expansion notable de 17,4 %, traduisant une dynamique monétaire soutenue.

    Au total, la note de la Dpee met en évidence un effort significatif de consolidation budgétaire, caractérisé par une meilleure mobilisation des recettes et une maîtrise des dépenses, dans un contexte où la soutenabilité des finances publiques demeure un enjeu central.

    EL FAYE

  • JOJ 2026: Le chef de l’État a repris le chemin des chantiers.

    JOJ 2026: Le chef de l’État a repris le chemin des chantiers.

    Plusieurs mois après son premier déplacement du 2 novembre, le Président de la République s’est rendu, ce matin, sur les sites en préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 pour mesurer concrètement l’évolution des travaux. Une visite d’inspection attendue, à un moment charnière du calendrier.

    Contrairement à sa précédente tournée, marquée par des exigences fermes et des mises en garde, le chef de l’État a affiché cette fois un optimisme mesuré. Les avancées constatées ont été jugées significatives. En novembre, il avait assigné des objectifs précis aux équipes techniques placées sous la coordination du ministère des Infrastructures, promettant de revenir personnellement en vérifier l’exécution. Ce retour sur le terrain avait donc valeur de test.

    Si le ton s’est voulu plus rassurant, le message reste sans ambiguïté : pas question de relâcher l’effort. Le Président a rappelé que l’approche de l’hivernage constitue un facteur de risque réel pour le respect des délais. Les contraintes climatiques pourraient ralentir la cadence des travaux. D’où son appel à une planification plus rigoureuse, à l’anticipation logistique et à un suivi technique renforcé.

    L’État entend, selon lui, honorer l’ensemble de ses engagements. Les ressources financières et administratives nécessaires seront mobilisées afin d’éviter tout glissement du calendrier. Les entreprises adjudicataires, qui avaient initialement annoncé une livraison des infrastructures en mars, sont désormais sommées de maintenir un rythme soutenu pour respecter strictement cette échéance.

    Au-delà de la dimension purement sportive, le Président a insisté sur la portée symbolique et stratégique de l’événement. Les JOJ Dakar 2026 représentent un défi d’image majeur pour le pays, premier État africain à accueillir cette compétition mondiale. « Ce ne sont pas uniquement les Jeux du Sénégal, mais ceux de toute l’Afrique », a-t-il rappelé, soulignant la responsabilité collective que cela implique en matière d’organisation, de qualité des infrastructures et d’hospitalité.

    En marge des installations dédiées aux JOJ, le chef de l’État a également effectué une halte sur le chantier du Centre national d’oncologie de Diamniadio. Une manière d’illustrer sa volonté d’assurer un suivi simultané des grands projets structurants dans cette zone en pleine mutation, où se dessinent à la fois l’ambition sportive et les priorités sanitaires du pays.

    EL FAYE

  • Article sans titre 46670

    Les Lions ont rugi à domicile.

    Ce mercredi, au Stadium Marius Ndiaye, le Sénégal a livré une prestation aboutie face aux Léopards de la République démocratique du Congo, s’imposant nettement 75-56 lors de la manche aller des éliminatoires de la Coupe du Monde 2027. Un succès maîtrisé de bout en bout qui permet aux hommes de Ngagne Desagana Diop de conclure cette première phase à la deuxième place du groupe B.

    D’entrée, les Lions ont imposé leur tempo. Défense agressive, repli rapide, jeu en transition efficace : le plan de bataille a été exécuté avec rigueur. Résultat, un premier quart-temps dominé (23-16) qui a immédiatement installé le Sénégal dans une position confortable.

    La dynamique s’est accentuée dans le deuxième acte. Inspiré et percutant, Brancou Badio a dynamité la défense congolaise, tandis que le collectif sénégalais gagnait en fluidité. À la pause, l’écart était déjà conséquent : 49-26. Une avance construite sur l’intensité défensive et la maîtrise des duels.

    Au retour des vestiaires, la rencontre s’est équilibrée. La RDC a tenté de réagir, profitant d’un léger relâchement offensif sénégalais dans le troisième quart-temps. Mais jamais l’écart n’a réellement été menacé. Solides mentalement, les Lions ont su contenir les assauts adverses avant de gérer intelligemment la dernière période pour sceller la victoire (75-56).

    Avec deux succès engrangés durant cette fenêtre, le Sénégal aborde la suite des qualifications dans une posture favorable. Dans le même temps, la Côte d’Ivoire a pris la tête du groupe B grâce à son large succès face à Madagascar (99-74).

    Sérieux, appliqués et constants, les Lions confirment leur montée en puissance. La route vers la Coupe du Monde 2027 est encore longue, mais le Sénégal avance avec assurance, déterminé à défendre ses ambitions sur la scène internationale.

    EL FAYE

  • MORT DE L’AYATOLLAH ALI KHAMENEI : L’IRAN PERD SON GUIDE SUPRÊME

    MORT DE L’AYATOLLAH ALI KHAMENEI : L’IRAN PERD SON GUIDE SUPRÊME

    La République islamique d’Iran a confirmé, dans la nuit de samedi à dimanche, la mort de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, à l’âge de 86 ans. L’annonce, relayée par la télévision d’État, s’accompagne d’une période de deuil national de 40 jours et de sept jours fériés, alors que le contexte sécuritaire régional demeure explosif.

    Les autorités iraniennes n’ont pas précisé les circonstances du décès, mais la disparition intervient au lendemain d’une escalade militaire majeure. Les États-Unis ont annoncé avoir mené des « opérations de combat majeures » contre l’Iran dans le cadre d’une action conjointe avec Israël. En riposte, Téhéran a lancé des frappes visant plusieurs monarchies du Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de grande ampleur.

    Dans ce climat de forte tension, les Gardiens de la révolution ont promis « un châtiment sévère » aux responsables de la mort du guide suprême. Samedi soir, le président américain Donald Trump avait déjà évoqué des « signes » confirmant le décès, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était également exprimé en ce sens.

    Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire général Antonio Guterres a mis en garde contre une spirale incontrôlable. Il a condamné à la fois les frappes israélo-américaines sur l’Iran et les représailles iraniennes, estimant que l’action militaire risque de déclencher « une série d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde ».

    Une figure centrale du pouvoir iranien depuis 1989

    Né le 19 avril 1939, Ali Khamenei dirigeait l’Iran depuis 1989, succédant à l’ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Son autorité s’étendait aux sphères religieuse, politique et militaire, faisant de lui l’homme le plus puissant du pays. Sous son leadership, le Corps des Gardiens de la révolution a renforcé son influence interne et régionale, notamment au Liban, en Irak et en Syrie.

    Fils d’un imam, formé dans les centres chiites de Najaf et Qom, Khamenei s’était illustré par son activisme contre le régime du shah Reza Pahlavi, ce qui lui avait valu plusieurs séjours en prison dans les années 1960 et 1970. Fidèle à Khomeini, il devient président en 1981 après avoir survécu à une tentative d’assassinat qui le laissera partiellement paralysé d’une main.

    Au fil de trois décennies de pouvoir, il a supervisé des présidences aux orientations diverses, des modérés Mohammad Khatami et Hassan Rohani aux conservateurs Mahmoud Ahmadinejad et Ebrahim Raïssi, consolidant progressivement son emprise sur l’appareil d’État.

    Une succession sous haute incertitude

    La question de sa succession n’avait jamais été officiellement débattue, bien que son fils Mojtaba ait parfois été évoqué comme successeur potentiel, une hypothèse publiquement démentie par l’intéressé. L’absence de clarification ouvre désormais une phase d’incertitude politique majeure à Téhéran.

    Très discret ces dernières années, Khamenei avait réduit ses apparitions publiques depuis le conflit de 2025 avec Israël, surnommé la « guerre de 12 jours ». Selon des médias israéliens, une trentaine de bombes auraient visé samedi son complexe résidentiel, sans confirmation officielle iranienne.

    Figure austère mais réputée pour son érudition, amateur de poésie et de littérature, Ali Khamenei laisse derrière lui une empreinte profonde sur la trajectoire idéologique et stratégique de l’Iran contemporain. Sa disparition intervient à un moment critique, où l’équilibre régional paraît plus fragile que jamais.

     

  • SÉNÉGAL: Ousmane Sonko critique la politique du FMI en Afrique et propose un moratoire sur la dette

    SÉNÉGAL: Ousmane Sonko critique la politique du FMI en Afrique et propose un moratoire sur la dette

    Le mardi 24 février, devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a livré un discours ferme à l’encontre des politiques du Fonds monétaire international (FMI) en Afrique. Selon lui, les conditionnalités imposées par l’institution freinent le développement réel du continent et perpétuent une dépendance économique préjudiciable. Il a dénoncé des mécanismes qui, sous couvert d’ajustement structurel, maintiennent les États africains dans une fragilité chronique.

    S’appuyant sur les travaux de l’économiste américain Jeffrey Sachs, avec lequel il dit partager une analyse commune, Ousmane Sonko a plaidé pour une refonte en profondeur de l’approche de la dette africaine. Il a insisté sur la nécessité pour les pays du continent de sortir des logiques d’austérité budgétaire, qui brident leurs capacités d’investissement. À cet égard, il a proposé la mise en place d’un moratoire de 20 à 30 ans sur le service de la dette. Une telle mesure permettrait, selon lui, de libérer des ressources considérables pour financer des secteurs stratégiques comme les infrastructures, la santé ou l’éducation, plutôt que de consacrer l’essentiel des budgets nationaux au remboursement des créanciers.

    Le chef du gouvernement a également tracé une perspective ambitieuse pour l’Afrique, qu’il estime capable de suivre la trajectoire de pays comme la Chine ou l’Inde. Il a appelé à une mobilisation des dirigeants africains autour d’un objectif commun : atteindre une croissance annuelle endogène de 10 %, fondée sur des investissements massifs dans les ressources humaines et matérielles du continent. Pour Ousmane Sonko, cette transformation ne pourra se faire sans une rupture avec les modèles imposés de l’extérieur. Il a conclu en réaffirmant la nécessité d’une souveraineté économique retrouvée, condition essentielle pour que l’Afrique prenne enfin son envol.

  • Kédougou : une bande armée démantelée par la gendarmerie

    Kédougou : une bande armée démantelée par la gendarmerie

    La Gendarmerie nationale du Sénégal a annoncé le démantèlement d’une bande armée qui opérait depuis août 2025 dans plusieurs localités de la région de Kédougou, notamment à Bantaco, Djindji et Samécouta. L’opération a été menée par la Section de Recherches de Kédougou à la suite d’un recoupement d’informations faisant état d’activités criminelles récurrentes dans cette zone aurifère.

    Selon les éléments de l’enquête, le groupe était spécialisé dans les vols à main armée ciblant principalement les orpailleurs et les commerçants se rendant vers les sites d’orpaillage. Les malfaiteurs occupaient des axes stratégiques et des points de passage fréquentés, où ils tendaient des embuscades, semant la panique au sein des populations.

    Armés de fusils AK-47, de fusils de chasse, de coupe-coupes, de couteaux et de bâtons, les mis en cause agissaient en petits groupes, de nuit et encagoulés, après une préparation minutieuse de leurs actions. Plusieurs attaques ont été enregistrées entre le 23 janvier et le 13 février 2026.

    Les investigations menées entre le 18 et le 25 février 2026 ont permis l’interpellation des six membres présumés de la bande. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vols commis en réunion avec usage d’armes à feu et vol de bétail.

    L’opération a abouti à la saisie d’un important lot de matériel, dont un fusil AK-47 avec six munitions de calibre 5,56 mm, un fusil de chasse avec deux munitions de calibre 12, une machette, deux bœufs, un appareil détecteur d’or, des cagoules de différentes couleurs ainsi que quatre motos (deux de marque TVS, une Bravo et une Jakarta).

    L’enquête suit son cours afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’ampleur exacte des activités du réseau.

     

  • Assemblée nationale du Sénégal convoquée pour statuer sur la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam

    Assemblée nationale du Sénégal convoquée pour statuer sur la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam

    Les députés de l’Assemblée nationale sont attendus en séance plénière ce vendredi 27 février 2026 à 10h00, selon une annonce de la direction de la communication de l’institution.

    À l’ordre du jour figure l’examen des conclusions du projet de résolution visant la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de l’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam.

    Une étape décisive dans la procédure

    Cette séance est présentée comme un moment clé dans le processus de reddition des comptes des anciens membres du gouvernement. La mise en accusation devant la Haute Cour de Justice constitue une procédure exceptionnelle, réservée aux faits susceptibles d’engager la responsabilité pénale d’anciens ministres dans l’exercice de leurs fonctions.

    Le vote des députés déterminera si le dossier est formellement transmis à la juridiction compétente, marquant ainsi un tournant dans le traitement politico-judiciaire de l’affaire.

    Contestation sur la légalité de la procédure

    Toutefois, la tenue de cette plénière suscite déjà la controverse. Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, le maire de Ourossogui a demandé l’annulation de la séance prévue vendredi.

    Selon lui, la procédure engagée serait entachée d’irrégularité en raison de l’absence d’un texte spécifique encadrant formellement cette démarche.

    Cette contestation ajoute une dimension politique au débat juridique, alors que la question de la responsabilité des anciens ministres demeure au cœur des attentes d’une partie de l’opinion publique. La séance de ce vendredi pourrait ainsi ouvrir une séquence institutionnelle majeure.